Les Maîtres du MondeS


Chess

Derrière la dette grecque

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© InconnuJoseph Retinger, ex-fasciste polonais devenu agent britannique. Dans le cadre de ses fonctions au MI6, il fonda l’European League for Economic Cooperation dont il devint le secrétaire général. À ce titre, il est le père de l’euro. Par la suite, il anima le Mouvement européen et créa le Club de Bilderberg.
Le référendum grec a donné lieu à de vifs débats dans l'Union européenne qui illustrent l'ignorance générale sur les règles du jeu. Les participants se sont déchirés pour savoir si les Grecs étaient ou non responsables de leur dette tout en veillant à ne jamais accuser leurs créanciers d'usure. Mais ils l'ont fait en ignorant l'histoire de l'euro et les motifs de sa création.

L'euro : un projet anglo-saxon de la Guerre froide

Depuis le Traité de Rome, il y a soixante-quatre ans, les instances administratives successives du « projet européen » (CECA, CEE, UE) ont dépensé des sommes colossales et sans équivalent pour financer leur propagande dans les médias. Quotidiennement des centaines d'articles, d'émissions de radio et de télévision, sont payées par Bruxelles pour nous raconter une version mensongère de son histoire et nous faire croire que le « projet européen » actuel est celui des Européens de l'entre-deux-guerres.

Les archives sont pourtant désormais accessibles à tous. Elles montrent qu'en 1946, Winston Churchill et Harry Truman décidèrent de diviser le continent européen en deux : d'un côté, leurs vassaux, de l'autre l'URSS et les siens. Pour s'assurer qu'aucun État ne s'affranchirait de leur suzeraineté, ils décidèrent de manipuler les idéaux de leur époque.

Cowboy Hat

Le Pentagone estime que les Etats-Unis ne seront en sécurité que lorsqu'ils auront conquis le monde

Traduction : SLT

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© Inconnu
En juin 2015, le Pentagone a publié un document sur la "Stratégie militaire nationale des États-Unis d'Amérique en 2015".

Le document annonce un changement de préoccupation se portant moins sur les terroristes que sur les «acteurs étatiques» qui "remettent en question les normes internationales". Il est important de comprendre ce que ces mots signifient. Les gouvernements qui remettent en question les normes internationales sont des pays souverains qui poursuivent des politiques indépendamment de la politique de Washington. Ces « États révisionnistes » sont des menaces, non pas parce qu'ils prévoient d'attaquer les États-Unis - le Pentagone ayant admis que ni la Russie ni la Chine n'en avaient l'intention - mais parce qu'ils sont indépendants.

Assurez-vous de saisir ce point : la menace est caractérisée par l'existence d'États souverains, dont l'indépendance d'action en fait des "Etats révisionnistes." En d'autres termes, leur indépendance n'est pas compatible avec la doctrine du pouvoir unique des néoconservateurs qui déclarent que le droit de Washington constitue la seule action indépendante. L'histoire de l'hégémonie de Washington exclut tout action indépendante d'un autre pays. Par définition, un pays avec une politique étrangère indépendante de Washington est une menace.

Snakes in Suits

L'affaire Pont-Saint-Esprit : les expérimentations de la CIA dans un village français

Pont-Saint-Esprit CIA empoisonnement
Le 17 août 1951 à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, le village entier semble pris de folie, après ce qui ressemble à une banale intoxication collective. Pendant une semaine, les scènes surréalistes s'enchaînent, avec des habitants en proie au délire et à des hallucinations. A l'issue de cette semaine, on déplore cinq morts et 300 malades, dont une soixantaine internée dans des hôpitaux psychiatriques.

En 2009, le journaliste américain Hank Albarelli assure dans un livre que le village aurait été victime d'une expérience sur les effets du LSD, menée conjointement par l'armée américaine et la CIA. Une théorie qui prend place aux côtés de l'empoisonnement par l'ergot de seigle ou les mycotoxines dans le catalogue des hypothèses.


Commentaire: Voir aussi l'article La CIA aurait mené une expérience secrète (LSD) à Pont-Saint-Esprit dans les années 50 dont voici un extrait :
[...] Selon des sources étasuniennes fiables, le Bureau du renseignement et de la recherche du ministère des Affaires étrangères étasunien a reçu une demande d'enquête confidentielle de la part du bureau d'Erard Corbin de Mangoux (1), directeur de l'agence de renseignement français DSGE (Direction générale de la sécurité extérieure). Selon le rapport, l'enquête concerne un compte rendu publié récemment sur la complicité du gouvernement étasunien dans un mystérieux épisode de folie de masse dans le sud de la France, à Pont-Saint-Esprit en 1951.

L'étrange épidémie a gravement affecté près de cinq cents personnes, provoquant la mort d'au moins cinq, dont deux par suicide. Depuis près de 60 ans, l'affaire de Pont-Saint-Esprit est attribuée soit à un empoisonnement à l'ergot, ce qui signifie que les habitants ont soit consommé du pain infecté par une moisissure psychédélique, soit été empoisonnés au mercure organique.

En septembre 1951, des scientifiques avec le très estimé British Medical Journal impliquèrent rapidement ce qu'ils surnommèrent une « épidémie d'empoisonnement. » (2) Après avoir pensé initialement que la cause était du pain infecté, ils conclurent que la moisissure ne pouvait ni expliquer l'événement ni les maux qui frappèrent des centaines de personnes de la petite ville.

Des scientifiques dépêchés sur les lieux depuis la compagnie de produits chimiques Sandoz à proximité de Bâle en Suisse, ont également indiqué que la moisissure était la cause, mais de nombreux autres experts n'étaient pas d'accords avec eux.

Le temps passant, le mystère de l'épidémie ne fit que s'approfondir et aucune réponses ne fut jugée satisfaisante. Un livre de 2008 publié en France par le professeur Steven Kaplan sur l'affaire du pain, soulignait que le « mystère reste entier » et laisse toujours les scientifiques perplexes. (3)
[...]

Nouvelles révélations

Un livre juste sorti aux États-Unis, qui décrit minutieusement des interviews de gens aujourd'hui retraités des services de renseignement étasuniens qui avaient une connaissance directe des événements français de 1951, allègue que la « folie collective » inexpliquée jusqu'ici dans la petite ville isolée était plutôt une expérience top secrète de la CIA, menée sous le nom de code Opération Span. L'Opération Span faisait partie du projet MK/NAOMI, un complément « ultra-top secret » au projet de triste notoriété MK/ULTRA.

Le livre, A Terrible Mistake: The Murder of Frank Olson and the CIA's Secret Cold War Experiments (Une terrible erreur : L'assassinat de Frank Olson et les expériences de guerre froide secrète de la CIA), du journaliste d'investigation HP Albarelli Jr., expose que l'épidémie de Pont-Saint-Esprit en 1951 était le résultat d'une expérimentation d'aérosol de LSD secrète, dirigée par la top secrète Division des opérations spéciales de l'US Army à Fort Detrick dans le Maryland. (4)

Albarelli note que les scientifiques qui ont émis les fausses explications de couverture du pain contaminé et/ou de l'empoisonnement au mercure pour détourner de la véritable origine des événements, travaillaient pour la compagnie pharmaceutique Sandoz, qui à l'époque fournissait du LSD secrètement à la fois à l'US army et à la CIA pour la recherche.

Un journal français écrivait à l'époque des événements bizarres : « Ce n'est ni du Shakespeare, ni de l'Edgar Poe. C'est hélas la triste réalité tout autour de Pont-Saint-Esprit et de ses environs, où se déroulent des scènes d'hallucinations terrifiantes. Ce sont des scènes tout droit sorties du Moyen Âge, des scènes d'horreur et de pathos, pleines d'ombres sinistres. » Le magazine étasunien Time, dont l'éditeur Henry Luce était étroitement lié aux activités de propagande de la CIA dans les années 50, écrivait : « Parmi les affligés, grandissait le délire : les patients se débattaient sauvagement sur leur lit, en hurlant que des fleurs rouges s'épanouissaient sur leur corps, que leurs têtes se transformaient en plomb fondu. L'hôpital de Pont-Saint-Esprit a signalé quatre tentatives de suicide. »

Comme le note Albarelli, un site Internet du ministère de la Justice sur les dangers du LSD signale que, dans le début des années 50, « La compagnie Sandoz Chemical alla jusqu'à promouvoir le LSD comme possible arme secrète de guerre chimique pour le gouvernement étasunien. Le principal argument de vente était qu'une petite quantité dans les réservoirs d'eau ou pulvérisée dans l'air pouvait désorienter et rendre psychotique les soldats d'une compagnie entière en les laissant inoffensifs et incapables de se battre. »
[...]



USA

Grèce : comment l'Empire va riposter

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Bon, maintenant que nous avons tous célébré la belle victoire grecque du NON! à la ploutocratie de l'UE, il faut revenir sur terre et regarder quelles sont les options de l'Empire. Ou, en fait, le seul choix de l'Empire.

L'Empire est extrêmement prévisible. L'exemple de la Grèce est un cas d'école de la façon dont l'Empire utilise les banques pour soumettre un pays par la dette, créer une classe dirigeante prédatrice, tourner les médias nationaux en instrument de propagande impériale et tenter de stopper complètement tout processus démocratique en ne traitant qu'avec la classe dirigeante stipendiée et corrompue. Par un quasi miracle cette dernière phase a échoué dans le cas de la Grèce.

Je pourrais me tromper, mais mon sentiment est que l'Empire n'a jamais pris Syriza très au sérieux ou, s'il l'a fait, il l'a fait trop tard. Quant à Tsipras et Varoufakis, ils ont probablement été autant surpris que le reste d'entre nous quand ils ont soudainement été surclassés de la direction d'un parti représentant 5% des électeurs à la direction de l'ensemble de la nation grecque.

J'ai aussi le sentiment que ni Tsirpas ni Varoufakis n'attendaient vraiment le tsunami qu'ils ont déchaîné avec ce référendum. Mais quel que soit le cas, ce qui est fait est fait, sous le regard absolument horrifié la Secte des bureaucrates de l'UE, le peuple grec a parlé et maintenant l'Empire n'a plus qu'une seule option : coopter ou renverser le gouvernement grec, selon ce qui fonctionnera le mieux.

Magnify

Les véritables raisons derrière les mensonges de Washington sur le programme nucléaire iranien

Traduction : Résistance 71

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© Inconnu
Le problème de Washington avec l'Iran n'a jamais été le programme d'énergie nucléaire iranien. La notion, poussée par les néo-conservateurs, que l'Iran n'avait un programme nucléaire énergétique (à 5% d'enrichissement de l'uranium) que pour cacher un programme nucléaire militaire (à 95% d'enrichissement de l'uranium), a toujours été une couverture pour Washington afin de masquer son véritable agenda et son opposition à l'Iran.

Du point de vue de la doctrine hégémonique américaine, le problème de l'Iran est son indépendance. Comme l'Irak, la Syrie, la Libye, le Vénézuéla, l'Équateur, la Bolivie, le Brésil, l'Argentine, Cuba, la Corée du Nord, la Russie et la Chine, l'Iran n'est pas un vassal de Washington.

Stock Down

Crash boursier en Chine

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La crise grecque n'a que peu secoué les marchés boursiers occidentaux, les spéculateurs étant jusqu'à ce jour convaincus que les gouvernements prendraient les mesures nécessaires pour éviter qu'un éventuel défaut grecque sur la dette ne se répercute sur l'ensemble du marché. Seule une faible baisse a été enregistrée. Ce n'est pas le cas depuis plusieurs jours en Chine.

La bourse de Shanghai, qui est le plus grand centre financier pour l'ensemble de la Chine, a enregistré depuis plusieurs jours des baisses importants. Certains pessimistes y voient les prémisses d'un véritable effondrement, les mesures prises par les autorités chinoises en réaction n'ayant eu guère d'effets jusqu'à présent.

Le gouvernement avait demandé à la Banque chinoise de fournir une quantité illimitée de devises pour encourager les investisseurs à se procurer des actions, dans une démarche proche de celle pratiquée plusieurs fois par la Fed américaine (et fort critiqués à l'époque à Pékin) sous le nom de « quantitative easing ». Mais cela n'a pas permis de faire remonter la capitalisation boursière, qui avait perdu 3.000 milliards de dollars le mois précédent. Les deux index déterminants, Shanghai Composite Index et Shenzen Index n'ont depuis enregistré qu'une remontée insignifiante.

D'autres mesures plus techniques décidées par le gouvernement n'ont pas eu davantage d'effets, notamment l'injonction donnée au massif fonds de pension gouvernemental d'acheter et non de vendre. Sans effets non plus les déclarations de la presse officielle, notamment le Quotidien du Peuple (People's Daily) selon lesquelles le Parti communiste chinois (CCP) s'était déclaré confiant sur le fait que les marchés demeureraient stables et sains.

Bad Guys

Les USA à l'assaut des terres d'Algérie

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C'est par l'agriculture que les USA entament une nouvelle offensive terrestre sur l'Afrique, Algérie comprise, avec la bénédiction de Saïd Bouteflika, le frère du président. Une histoire de famille recomposée dans une longue tradition de relations en dents de scie entre les États-Unis et l'Algérie.

Laboratoire agricole

Fin juin. Chaleur ou ramadan, ou les deux, le ministre algérien de l'agriculture, fraichement nommé, s'emporte en visitant une exploitation à l'occasion du lancement de la campagne labour-semailles. Fatigué d'entendre les plaintes des agriculteurs sur le manque d'aides de l'état, il lance : « vous ne faites que demander des subventions, dans ce cas, restez chez vous. » En effet, l'état algérien dépense chaque année près de 2.5 milliards d'euros pour l'agriculture, 5ème budget d'état depuis l'ouverture au privé en 1987 (oui, l'Algérie était très Soviet à l'époque).

Mais pour un secteur qui contribue à hauteur de 10 % dans le PIB et occupe 25 % de la population active (contre respectivement 1.6 % et 5.2 % pour l'Union Européenne), ce n'est pas assez. A titre d'exemple l'Islande et la Norvège redistribuent 66% des revenus agricoles en soutien aux producteurs, l'Union Européenne 33%, la Turquie 24, le Mexique 14 et l'Algérie à peine 5%. Mais la colère de Abdelkader Kadi n'est peut-être qu'une coïncidence, pendant que le ministre parlait de « fainéantise » aux agriculteurs algériens, des accords se nouaient avec les États-Unis, implantation de laboratoires de semences et expérimentations diverses sur des terres sahariennes, sur la base d'une introduction beaucoup plus large en Afrique.

Dollar Gold

Les BRICS lancent un équivalent du FMI au capital de 100 Mds USD

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Mardi 7 juillet les BRICS ont signé un accord sur les conditions d'entraide en cas de crise, ce qui pourrait aider la Russie si les sanctions antirusses sont renforcées, expliquent les experts.

Mardi, les banques centrales des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont signé un accord sur le soutien mutuel des pays membres de l'alliance. Ils ont également crée un pool de réserves monétaires du groupe et ont indiqué les conditions de son fonctionnement. Cette nouvelle structure est une alternative au FMI et à la Banque mondiale, qui sont contrôlées par les Etats-Unis et qui perdent peu à peu de leur influence.

Chess

La grèce, l'OTAN et la Russie

Traduction : Marie-Ange Patrizio

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Le « tête à tête » dans le référendum grec, dont les grands médias ont fait la propagande, s'est révélé un sonore coup de tête dans le mur pour les fauteurs internes et internationaux du « Oui ». Le peuple grec a dit « Non » pas seulement aux mesures d' « austérité » imposées par Ue, Bce et Fmi, mais, de fait, à un système -celui du capitalisme- qui étouffe la réelle démocratie.

Les implications du référendum vont au-delà de la sphère économique, en entraînant les intérêts politiques et stratégiques non seulement de Bruxelles, mais (chose dont on ne parle pas) ceux de Washington. Le président Obama a déclaré être « profondément impliqué » dans la crise grecque, que « nous prenons en sérieuse considération », en travaillant avec les partenaires européens afin d' « être prêts à toute éventualité ».

Pourquoi tant d'attention sur la Grèce ? Parce qu'elle est membre non seulement de l'Ue mais de l'Otan. Un « solide allié », comme la définit le secrétaire général Stoltenberg, qui joue un rôle important dans les corps de déploiement rapide et donne le bon exemple dans la dépense militaire, à laquelle il consacre plus de 2% du pib, objectif atteint en Europe seulement par la Grande-Bretagne et l'Estonie. Bien que Stoltenberg assure « l'engagement continu du gouvernement grec dans l'Alliance », à Washington on craint que, en se rapprochant de la Russie et de fait de la Chine, la Grèce de Tsipras ne compromette son appartenance à l'Otan. Le premier ministre Tsipras a déclaré que « nous ne sommes pas d'accord avec les sanctions contre la Russie » et, au sommet Ue, a soutenu que « la nouvelle architecture de la sécurité européenne doit inclure la Russie ».

Bad Guys

Le miracle européen : le « modèle » de l'Irlande

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En défaut de paiement, la Grèce est souvent invitée à imiter le modèle d'austérité irlandais. Alors qu'elle était au bord de la banqueroute il y a cinq ans, l'Irlande a retrouvé le chemin de la reprise économique, faisant la fierté du FMI et de l'Union Européenne. Mais cette vision idyllique dissimule une réalité moins envieuse.

Dimanche, la Grèce a dit non aux mesures d'austérité préconisées par l'Union Européenne. Cette attitude déplait fortement au ministre adjoint des Finances irlandais Simon Harris (centre-droit) qui s'agace face au refus des Grecs de faire les réformes demandées : « Il faut que les Grecs reviennent et fassent ce qu'a fait l'Irlande. » L'Irlande, désormais auréolée de la croissance la plus forte de l'Union Européenne, n'a pas de mots assez durs pour la Grèce et le Premier ministre Enda Kenny a exhorté Athènes à suivre son exemple. L'Irlande serait donc devenu le modèle à suivre. Les discours dithyrambiques à son propos pullulent. Les européens ont les yeux rivés sur leurs indicateurs économiques séduisants. La semaine dernière encore, le député des Côtes d'Armor Marc Le Fur (LR, ex-UMP), vantait les mérites du « courageux et discret tigre celtique ». Ainsi il y aurait d'un côté l'Irlande, l'Espagne et le Portugal, qui ont mené bravement de véritables réformes structurelles et de l'autre ceux qui ont trop longtemps contesté la nécessité de véritables réformes en attendant que la crise passe, la Grèce et la France en tête. Pourtant dans l'île verte, tout n'est pas si rose.