Les Maîtres du MondeS


Propaganda

Menteurs, menteurs : petits exemples de propagande des médias dominants

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Image
© InconnuVous savez où est la source qui arrose
De retour à la maison, les gens me demandent : « Pourquoi êtes-vous du côté de Poutine? » Eh bien, une simple fonction du navigateur, appelée une capture d'écran, en dit long à ce propos. Je n'aime pas les mensonges, et en particulier ceux qui ont pour conséquence que des gens sont tués. En plus, je hais les sports pourris et la conduite automobile antisportive. Poutine, c'est le meilleur sportif parmi nos dirigeants mondiaux, à mon avis, mais la plupart des gens le savent déjà.

Concernant l'information là où vous vivez, il y a cette capture d'écran dont j'ai parlé. Vous noterez que Google News présente à ses centaines de millions d'utilisateurs quotidiens seulement ce que le Département d'État a ordonné, et pas beaucoup plus. N'est-ce pas intéressant de voir comment Military Times s'affiche gentiment à la première place sur mon navigateur ? [Simplement à la requête du mot Putin, sur plus de 12 millions de réponses trouvées par Google, NdT.]

Bomb

État Islamique : créé à Langley par la CIA, soutenu par Tel Aviv et Riyad

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Image
Il devient de plus en plus apparent que État islamique pour l'Irak et le Levant (ISIL, en français EI), ou Daesh, comme il est nommé en arabe, ou ISIS - État islamique d'Irak et du Levant - , que les partisans d'Israël préfèrent à cause de la similitude peu rassurante entre Israël et ISIL, fait partie d'une nouvelle opération de la Central Intelligence Agency dans le but de créer artificiellement une stratégie de la tension pour les masses eurasiennes et africaines.

Un autre exemple de la nature non islamique d'EI en témoigne dans l'ancienne ville syrienne de Palmyre : l'explosion de la tombe de Mohammad Bin Ali, un descendant du cousin du Prophète Mohammed, l'imam Ali, par les brigands et les mercenaires d'EI. Le véritable but d'EI est d'éradiquer l'histoire arabe et pré-arabe du Moyen-Orient, avec une exception de taille. Il n'y a eu pratiquement aucun rapport concernant la destruction d'importantes antiquités sacrées pour les sionistes, ni en Syrie ni en Irak. Les cibles principales pour les équipes de démolition d'EI étaient sumériennes, acadiennes, babyloniennes, romaines, assyriennes, perses, alaouites, druzes, turkmènes, yazidis, parthes, chrétiennes, chiites et soufis (l'autre tombe importante détruite à Palmyre était celle de Nizar Abu Bahaa Eddine, un savant soufi qui vivait il y a 500 ans). EI a détruit le tombeau de Yunus (Jonas) dans la mosquée qui porte son nom en Irak, non parce qu'elle rendait hommage au patriarche juif Jonas, mais parce que c'était une mosquée.

Le tombeau présumé du prophète juif Daniel détruit par EI à Mossoul est l'un des six tombeaux de Daniel situés en Irak, en Iran et en Ouzbékistan. Le Talmud, le livre juif d'où les sionistes ont tiré la plus grande partie de leur inspiration géopolitique, interdit strictement toutes les représentations des visages, mais autorise la possession d'images de visages créées par des non-juifs. Bien qu'EI et les talmudistes soient sur la même longueur d'onde pour détruire des sculptures, des céramiques et des peintures représentant des personnes, l'exception du Talmud qui permet aux juifs de posséder des images créées par des non-juifs a donné lieu à un lucratif marché noir d'antiquités volées par EI et vendues par des courtiers à Tel Aviv, Amsterdam et Genève.

Gear

Révolutions de couleur et manipulation : analyse des mécanismes

Traduction : jj, relu par Dianiel

Image
© InconnuManifestation à Erevan. Juin 2015
La protestation Erevan électrique nous fournit une excellente occasion de revoir certains des mécanismes de base sous-jacents et la psychologie de la tactique des Révolutions de couleur. Il est important de les partager publiquement, car il est en effet probable que cette tactique sera de plus en plus employée dans le monde comme un hybride de soft/hard power.

Un principe moral soutenu par Gene Sharp, l'un des principaux développeurs de la tactique, était que la violence n'est pas nécessaire pour la révolution. Ce qui est étrange, contradictoire, et même malhonnête ici, c'est que, avec ce principe, la violence est réduite à la seule violence physique des forces de sécurité de l'État contre les civils. Mais nous savons que la violence prend de nombreuses formes.

Nous vivons dans une époque de grande violence ; psychologique, juridique, physique, spirituelle, économique. Non seulement la tactique des Révolutions de couleur a généré les violence précitées, mais sa mutation dans la tactique des Printemps arabes fleuris recourt aussi à une violence physique odieuse. Nous pouvons voir aujourd'hui des dizaines de milliers de morts en Libye, des centaines de milliers en Syrie, et des chiffres en Ukraine qui menacent de dépasser les précédents.

Stock Up

Que signifie l'étonnante cote de popularité de Poutine ?

Image
© Inconnu
Le Washington Post semble être complètement abasourdi par les derniers sondages sur l'approbation de la politique de Poutine.

Voyez plutôt :

Vous pensez que les Russes sont fatigués du conflit avec l'Occident? Non, selon le taux d'approbation du président Vladimir Poutine, qui a atteint mercredi le niveau le plus élevé de tous les temps 89% (...) Les cotes de Poutine ont bondi de 65% en janvier 2014 à 80% deux mois plus tard, et ils ont séjourné depuis dans les 80% , selon les mesures du Centre Levada, basé à Moscou, la seule organisation de sondages indépendante en Russie. Ils ont continué à monter : en quinze ans de Poutine au pouvoir, ils ne sont jamais allés plus haut que les 89% du mois de juin (...) Le taux d'approbation de 89% est aussi un témoignage de la quasi-unanimité de vues quant à l'orientation actuelle de la Russie.

Eye 1

Suppression de l'argent liquide : une étape vers l'économie totalitaire

Image
© licence creative commons
À l'heure où les Grecs se ruent vers les banques, quelques rappels utiles.

Comme à l'habitude, la décision de fermer les banques en Grèce a été prise durant le week-end.

Au début de 2013, les dépôts dans les banques grecques atteignaient 220 milliards d'euros. A la fin avril 2015, ils n'étaient plus que de 175 milliards. Pendant ce temps, le cash gonflait les matelas pour atteindre 46 milliards, comme à la glorieuse époque de 2012.

Qu'on fait les Grecs les plus endormis, ceux qui avaient oublié de retirer leur argent durant les laborieux pourparlers ? Ils ont fait la queue devant les distributeurs automatiques dès le samedi matin, tout au moins les Grecs qui possèdent une carte de retrait. Le 27 juin, la plupart des distributeurs étaient vides et le dimanche 28 juin, le cash devenait inaccessible si l'on en croit les nombreux messages avec photos postées sur Twitter.

Eye 1

Big Brother : en Angleterre, toutes les communications privées bientôt bannies ?

Image
© Inconnu
Le premier ministre britannique David Cameron reste droit dans ses bottes. Devant les députés, il juge que les autorités doivent pouvoir accéder à toutes les communications afin de combattre le terrorisme. Il confirme ainsi la position qu'il tenait en début d'année, lorsqu'il appelait à bannir toute communication vraiment privée.

David Cameron reste inflexible. Le premier ministre britannique est bien décidé à combattre le chiffrement des communications au nom de la lutte contre le terrorisme. Devant les députés de la chambre des communes, le chef du gouvernement a réitéré les mêmes propos que ceux qu'il a tenus en début d'année peu de temps après les attentats survenus en France.

Pour le chef du gouvernement britannique, il est hors de question qu'un seul moyen de communication puisse échapper à la vigilance des services de renseignement.
"Nous devons examiner tous les nouveaux médias qui sont produits et nous assurer que, dans chaque cas, nous sommes capables, en dernier recours et avec l'appui d'un mandat, d'aller au fond des choses pour voir ce qui s'y passe".

Dollars

Le Trou Noir Financier : origine et destinée

Traduit par Hervé, relu par jj pour le SakerFrancophone

Image
Il y a quelque temps, j'ai eu le plaisir d'entendre Sergey Glazyev - économiste, homme politique, membre de l'Académie des sciences, conseiller du Président Poutine - dire quelque chose qui confirme complètement ma propre pensée. Il a dit que tous ceux qui connaissent les mathématiques peuvent voir que les États-Unis sont au bord de l'effondrement parce que leur dette a augmenté de façon exponentielle.


Ce ne sont pas des mots qu'un Américain ou un homme politique européen peut proférer en public, et peut-être même pas chuchoter à leur moitié sous la couette, parce que les oreilles indiscrètes américaines pourraient les entendre. Puis l'homme politique en question obtiendrait le traitement de Dominique Strauss-Kahn (dont la carrière illustre s'est terminée lors d'une visite aux États-Unis, où il a été faussement accusé de viol et arrêté). Et donc aucun politicien européen (et à fortiori américain) ne peut énoncer une évidence, peu importe sa force.

Les Russes ne l'ont que trop bien compris à ce jour. Oui, le maintien d'un dialogue et de relations cordiales avec les Européens est important. Mais il est bien entendu que les Européens ne sont qu'un tas de marionnettes américaines sans volonté ou capacité de prise de décision autonome. Alors pourquoi ne pas parler aux Américains directement? Hélas, les Américains sont aussi des marionnettes. Les fonctionnaires et les politiciens américains sont définitivement des marionnettes, contrôlées par les lobbyistes des entreprises et des oligarques œuvrant dans l'ombre. Mais voici une nouvelle sensationnelle : ce sont, eux aussi, des marionnettes contrôlées par les simples impératifs de rentabilité et de préservation de la richesse. En fait, toute la hiérarchie est un jeu de marionnettes. Et ce qui sous-tend l'ensemble est un trou noir financier gigantesque en constante expansion.

Che Guevara

Meilleur du Web: De nouveau, la Grèce peut sauver l'Occident

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Image
Comme à Marathon, aux Thermopyles, à Platées et à Mycale, il y a environ 2500 ans, de nouveau, la liberté occidentale dépend de la Grèce. Aujourd'hui, Washington et son empire d'États vassaux européens jouent le rôle de l'Empire perse, et les Grecs ont, tardivement, formé un gouvernement, Syriza, qui refuse de se soumettre à l'Empire de Washington.

Peu de gens comprennent que le sort de la liberté occidentale, ce qu'il en reste, est en jeu dans le conflit et, en fait, le sort de la vie sur terre. Il est certain que le gouvernement allemand ne le comprend pas. Sigmar Gabriel, un vice-chancelier allemand, a déclaré que le gouvernement grec était une menace pour l'ordre européen. Ce qu'il entend par ordre européen est le droit des pays les plus forts de piller les plus faibles.

La crise grecque n'est pas à propos de la dette. La dette est la propagande à laquelle l'Empire recourt pour nier la souveraineté partout dans le monde occidental.

Le gouvernement grec a demandé à la brochette de pays qui composent la démocratique Union européenne une prolongation d'une semaine pour rembourser la dette afin de permettre au peuple grec d'approuver ou de désapprouver les conditions léonines imposées à la Grèce par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, sur l'insistance de Washington.

La réponse de l'Europe et du FMI, et de Washington, a été NON.

Stock Down

Le miracle européen : en Espagne, austérité et privatisations détruisent le système de santé publique et nuisent à la qualité des soins

Image
© Hugo AtmanMarches blanches à Madrid en février 2013
En Espagne, la politique d'austérité s'est traduite par des coupes budgétaires et des suppressions de postes massives dans les hôpitaux et les dispensaires publics. Aux dépens du personnel soignant, maltraité par une organisation du travail dégradé, et des patients, victimes de délais d'attente à rallonge et de négligences médicales en hausse. Le secteur privé profite, lui, d'une hausse des deniers publics, et de la privatisation rampante des hôpitaux. Les fortes mobilisations syndicales et citoyennes, ainsi que la victoire du nouveau parti de gauche Podemos à Madrid, ont pour l'instant mis un coup d'arrêt à cette destruction programmée du système de soins publics et universels. Enquête.

Le spectacle n'est pas très flatteur pour la direction de l'établissement hospitalier. Des lits sont entassés en quinconce dans les couloirs et dans les chambres individuelles. Les issues de secours sont bloquées et le travail du personnel soignant entravé. Avec l'augmentation des maladies hivernales, le service est rapidement saturé. La plupart des patients sont des personnes âgées, demandant une attention particuliers. L'exiguïté interdit toute intimité. Pendant que l'on vide les flacons d'urine de certains, on sert le repas à d'autres. L'odeur ambiante est désagréable. La tension entre le personnel soignant est palpable. Le service des urgences l'Hôpital 12 de Octubre, au sud de Madrid, semble au bord du burn out.

Chess

Théatre des crises, gouvernement mondial à venir

Traduit par Hervé, relu par Diane et jj pour le Saker Francophone

Image
© Inconnu
Afin de comprendre ce qu'il se passe réellement dans le monde entier en termes d'effondrement de l'économie, nous devons mettre de côté les fausses versions grand public de la réalité. Quand on pense à l'UE et à ses turbulences financières actuelles, il est très important, à certains égards, d'ignorer la Grèce complètement. C'est ça, oubliez tout le drame entourant les supposées obligations de la dette grecque. Vont-ils trouver un moyen de payer les créanciers? Vont-ils faire défaut? Va-t-il y avoir un accord entre la Russie et les BRICS? Y aura-t-il des concessions de dernière minute pour sauver le système? Peu importe. Tout ce cinéma n'est qu'un soap-opera, un théâtre Kabuki complexe géré par des financiers internationaux et des élites mondialisées.

Il est très important de rappeler les fondamentaux. La Grèce va faire défaut sur ses dettes. Il n'y a pas moyen d'éviter cela. Peut-être que la Grèce conclura un accord aujourd'hui, peut-être le fera-t-elle demain; mais finalement, la capacité du pays à étirer ses ressources afin de répondre à ses engagements exponentiels aura une fin. C'est inévitable, et ce n'est pas le deal de dernière minute qui va changer la donne sur le fond.