Les Maîtres du MondeS


Propaganda

La vérité est un crime contre l'État

Traduit par Résistance 71

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L'édifice complet de l'occident est basé sur des mensonges. Il n'y a aucune autre fondation solide, que des mensonges.


Ceci fait de la vérité un ennemi. Des ennemis doivent être supprimés, donc la vérité doit être supprimée. La vérité provient de sources d'information étrangères, comme Russia Today (RT) et de sites internet alternatifs, comme celui-ci. Ainsi, Washington et ses vassaux sont occupés à travailler d'arrache-pied pour fermer les médias indépendants.

Washington et ses vassaux ont redéfini la propagande. La vérité est propagande si elle est dite par des pays, comme la Russie ou la Chine, qui ont des politiques étrangères indépendantes. La propagande est vérité si elle est dite par Washington et ses marionnettes, comme l'European Union Observer.

L'EU Observer, suivant les ordres de Washington sans aucun doute, a dénoncé les organes de presse RT et Sputnik News (NdT: Nouvel organe de presse russe combinant les sites de RIA Novosti et de la Voix de la Russie...) pour "diffuser des fabrications et un discours de haine depuis leurs bureaux directeurs sis dans les grandes villes de l'UE".

Family

Stiglitz, Prix Nobel d'Économie : « L'UE, c'est l'antithèse de la démocratie »

Traduction : Christophe

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© Inconnu
Le crescendo d'amertume et de querelles en Europe pourrait faire croire aux étrangers à une sorte de fin de partie plutôt amer entre la Grèce et ses créditeurs. En réalité, explique Joseph Stiglitz dans un article paru sur Project Syndicate, les dirigeants européens commencent juste à révéler la vraie nature de la controverse sur la dette actuelle, et la réponse n'a rien de plaisant : il s'agit bien plus de pouvoir et de démocratie que d'argent et d'économie.

L'économie derrière le programme que la « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) a imposé à la Grèce voilà cinq ans a sombré dans un gouffre, avec une chute vertigineuse de 25% du PIB. Aucune dépression n'a eu des conséquences aussi catastrophiques, commente Stiglitz, rappelant un simple fait : le taux de chômage parmi les jeunes dépasse aujourd'hui les 60%. Il est surprenant, poursuit le Prix Nobel, que la troïka refuse de reconnaitre ses échecs. Mais ce qui est encore plus surprenant est que les dirigeants européens n'en aient rien retenu.

Bomb

« Doctrine Fabius » : du bon usage du terrorisme

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© Inconnu
Elevée à la dimension d'une crise planétaire depuis l'ascension fulgurante du prétendu « État islamique », la crise syrienne a fait l'effet d'un révélateur chimique. Des protagonistes de cette conflagration majeure, elle dissipe peu à peu les faux-semblants en projetant une lumière inaccoutumée sur leurs stratégies les plus retorses. Dernière en date des supercheries dont la politique occidentale est coutumière : la transformation supposée de la branche syrienne d'Al-Qaida en respectable organisation combattante. Le Front Al-Nosra, lit-on dans la presse française et internationale, se « normaliserait », il oscillerait désormais « entre terrorisme et pragmatisme ». Son affiliation revendiquée à Al-Qaida, son idéologie haineuse et sectaire, sa pratique répétée des attentats aveugles frappant civils et militaires ? Ce seraient de lointains souvenirs. Cette mutation génétique vaudrait à l'organisation jihadiste concurrente de « l'Etat islamique », en somme, un véritable brevet de respectabilité.

Ainsi la diplomatie occidentale accomplit-elle des miracles : elle fabrique des terroristes modérés, des extrémistes démocrates, des coupeurs de tête humanistes. Nous fera-t-elle découvrir, demain, des mangeurs de foie philanthropes ? Comme par hasard, cette opération concertée de blanchiment du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaida, se déroule au moment même où cette organisation conforte son hégémonie politique et militaire dans le nord de la Syrie. La prédestinant à jouer un rôle majeur au lendemain de l'effondrement attendu de l'Etat syrien, ce succès lui vaut les faveurs particulières des puissances occidentales et régionales qui ont juré la perte du régime baassiste. Peu importent alors le coût humain et le prix politique de ce consentement anticipé à l'instauration en Syrie d'un pouvoir ultra-violent, sectaire et mafieux : la chute de Bachar Al-Assad est un jeu, nous dit-on, qui en vaut la chandelle.

Vader

Choc des civilisations : cui bono ?

Le mot est lancé et il a le mérite de la clarté. Manuel Valls qui avait réfuté l'expression très connotée de « guerre de civilisation » face au « terrorisme » à propos des attentats de Charlie Hebdo, vient de sauter le pas après celui de Saint-Quentin-Fallavier. « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c'est au fond une guerre de civilisation. C'est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons », a déclaré le Premier ministre lors de l'émission Le Grand Rendez-vous d'Europe 1-Le Monde-iTELE.

Ce choix sémantique, dans lequel la droite a lu la validation de ses thèses, fait référence au modèle néoconservateur qui fut celui de l'administration Bush dans ses heures les plus sombres. Il justifie la guerre contre le terrorisme à l'extérieur de nos frontières, les lois liberticides et discriminatoires à l'intérieur, alimente au passage le mythe d'une cinquième colonne tout en confortant les préjugés islamophobe d'une part (grandissante) de la population. Et, hasard de calendrier, le tout au moment même où l'oligarchie européenne porte le coup de grâce à la Grèce coupable de vouloir choisir démocratiquement son destin. Le loup solitaire ne pouvait pas mieux tomber pour, une nouvelle fois, faire diversion.

Bomb

Daech, armée terroriste de l'Occident

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La nouvelle Internationale de la terreur recrute tous azimuts : racailles de nos banlieues, ex-officiers baasistes irakiens, ex-séparatistes tchétchènes qui combattent Moscou jusqu'à Palmyre.

La Syrie de 2011 était un pays financièrement indépendant (pas de dette) - un scandale en soi pour notre oligarchie -, officiellement en état de guerre avec Israël et hostile aux projets gaziers du Qatar sur son territoire.

Conformément au droit d'ingérence planétaire des armées du bien, le petit État rebelle est donc passé dans le viseur du Pentagone car il est notoire que le complexe militaro-industriel, clef de voûte de l'économie américaine, ne vit que de guerres sans fin et de carnages récurrents.

Terrorisme et chaos sont des alternatives low cost au contrôle direct et ils fleurissent là où les interventions occidentales ont détruit les structures étatiques : Afghanistan, Somalie et, pour ce qui nous intéresse aujourd'hui, Libye, Irak et la majeure partie de la Syrie.

Megaphone

Vladimir Poutine sur la France et l'Europe : « Les membres de l'OTAN ont renoncé à leur souveraineté »

« Le monde moderne, en particulier le monde occidental, est fortement monolithique et de nombreux pays occidentaux - qu'ils veulent l'entendre ou pas - ont volontairement renoncé à une partie considérable de leur souveraineté. Dans une certaine mesure, cela est le résultat de la politique des blocs. Parfois, nous trouvons qu'il est très difficile de s'entendre avec eux sur les questions géopolitiques. Il est difficile de parvenir à un accord avec des gens qui chuchotent même dans leur propre maison de peur d'être entendus par les Américains. Ce n'est pas une blague ou une façon de parler. »
Vladimir Poutine dénonce, de plus en plus explicitement, la servilité de la France et de l'Europe face aux Etats-Unis, que ce soit dans l'affaire des mises sur écoute des dirigeants français ou dans celle des navires Mistral.

La publication par Wikileaks de documents établissant la mise sur écoute par les Etats-Unis de trois Présidents français était un secret de Polichinelle connu depuis les révélations d'Edward Snowden. Loin de protester contre la violation flagrante de la souveraineté française que constitue l'espionnage de ses plus hauts dirigeants, notre gouvernement s'empresse déjà courageusement d'étouffer ce scandale, comme l'ont prévu Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine. Rappelons que la France s'est honorée en 2013 en rejetant la demande d'asile d'Edward Snowden, et qu'il est illusoire de croire qu'il pourrait en aller autrement du fait de ces révélations : la France officielle ne peut répondre que par une fin de non-recevoir aux appels de Julian Assange.

Bad Guys

La double conjuration de Washington et de Bruxelles

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« Le seul ennemi du peuple, c'est son gouvernement.» Cette phrase prêtée à Danton résonne aujourd'hui d'une tragique actualité dans une Europe aux relents totalitaire (1). Le projet européen a en effet échappé aux nations et à leurs peuples pour accoucher d'un monstre glacé piloté par des technocrates sans âmes (2). Gangréné par un capitalisme-terminal façon Goldman-Sachs, il rançonne désormais sa population, poussant des peuples entiers dans la précarité pour satisfaire la voracité de ses parrains. Au plan extérieur, il est totalement soumis à son souteneur étasunien qui utilise dès lors librement son sol pour y exporter ses passes d'armes, en attendant d'y régurgiter ses OGM et son hamburger aux hormones à grand coups de TTIP. Pour reprendre le contrôle de leur destin et échapper à la guerre, les peuples d'Europe vont donc devoir en finir avec cette double conjuration de Washington et de Bruxelles.

Guerre US sur sol européen

S'agissant de l'agressivité de l'Empire US, les dernières nouvelles sont éloquentes. L'OTAN ne cesse ainsi d'engraisser (3) et continue son expansion vers l'Est en bombant le torse (4). Les USA acheminent même en ce moment leurs propres armes lourdes dans 7 pays européens (5). Ce à quoi les Russes répondent en annonçant le renforcement de leur arsenal nucléaire (6). Tous les ingrédients de la guerre sont là, ne manque que l'étincelle.

Pistol

Ces États-Unis qui encerclent la Russie avec des dépôts d'armes et de munitions

Traduction : Avic

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La création de dépôts de matériel militaire et de munitions avant le déclenchement d'une agression armée, permet à l'État agresseur de dépenser moins et de maintenir les troupes prêtes à entrer en action. Fondamentalement, l'agresseur ne doit déployer ses troupes hors du continent américain que quand leurs équipements de combat et les munitions sont stockés et préparés pour la bataille dans les Etats sur le territoire desquels sera déclenchée l'agression militaire.

En 2003, pour pouvoir attaquer l'Irak, l'armée américaine a constitué, dans les bases militaires de Ali Al Salem, Camp Buehring, Camp Virginia, Camp Arifjan et Camp au Koweït, d'énormes dépôts de l'US Central Command (CENTCOM). Ils sont aujourd'hui les dépôts de l'armée des Etats-Unis pour le théâtre d'opération pour l'Asie du sud-ouest. Ici, il y est stocké des dizaines de milliers de chars, des véhicules blindés, du matériel logistique, des hélicoptères et des munitions, qui peuvent constituer 1-2 corps d'armées.

Bad Guys

Tyrannie européenne

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Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différend qui l'oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l'on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, et dans un geste que l'on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste a provoqué une réaction de l'Eurogroupe d'une extrême gravité. Nous sommes en présence d'un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l'après-midi, quand l'Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. Ce qui se joue désormais n'est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C'est la question de l'Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

Bad Guys

L'État profond « français »

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Al-Qaïda : terroriste en Occident, alliée au Moyen-Orient

Depuis le 11-Septembre, on observe un basculement de nombreux États occidentaux vers une forme d'ultrasécuritarisme, imposé verticalement au nom de la lutte antiterroriste. Ce phénomène se caractérise notamment par l'adoption de mesures introduisant la notion de « pré-crime » dans la loi, ce qui est préoccupant. En effet, nous avons récemment pu observer la mise en œuvre de législations et de dispositifs « préventifs » en Grande-Bretagne, (1) en Australie (2) et en France. (3) Dans ce dernier cas, la nouvelle loi sur le renseignement instaure la détection algorithmique de comportements jugés « suspects » sur le Web, malgré toutes les dérives que ce système pourrait engendrer.(4)

Ainsi, à travers la normalisation de la surveillance de masse et le renforcement du contrôle d'Internet, le combat légitime contre le fléau du terrorisme islamiste est perverti. En effet, il permet aux gouvernements des pays en question de renforcer les pouvoirs profonds de l'Exécutif, voire au-delà - au niveau abyssal et mal contrôlé des services de renseignement. Ce processus marginalise le rôle du juge, pérennise des lois d'exception et fragilise notre État de droit. Hélas, la majorité des peuples occidentaux semble accepter que des législations et des dispositifs démocracides soient imposés au nom de la lutte antiterroriste.

Or, du fait du conformisme, de l'incompétence, voire de la complicité (5) de la plupart des médias grand public, une réalité profonde aussi déplaisante qu'irréfutable est dissimulée : depuis 2011, certains États occidentaux - dont le gouvernement français - ont soutenu des réseaux terroristes en Syrie, principalement via la Turquie (6) et les hydrocarbomonarchies du golfe Persique. (7) Datant de 2012, une évaluation secrète du Renseignement militaire du Pentagone confirme (8) ce soutien clandestin de l'Occident et de ses alliés moyen-orientaux en faveur de groupes jihadistes sur le territoire syrien ; dans ce document, cette agence anticipe avec deux ans d'avance la création d'un « État Islamique » à cheval entre l'Irak et la Syrie. (9)

À l'origine de ces révélations, corroborées ensuite par des lanceurs d'alerte de premier plan, (10) le journaliste Nafeez Ahmed expliqua en 2014 que cette stratégie anti-Assad avait été coordonnée par les renseignements militaires des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et d'Israël. (11) Dans ce cadre, ces agences ont activé au Moyen-Orient un réseau de bases de soutien et d'entraînement des rebelles dits « modérés », (12) afin de déstabiliser la Syrie en profondeur. Il en a résulté une amplification du chaos dans ce pays. Par exemple, un nombre inconnu de mercenaires entraînés par la CIA en Jordanie ont visiblement rejoint les rangs de Daech. (13) Monsieur Ahmed souligna également que la levée partielle, par l'Union européenne, de l'embargo sur les exportations pétrolières provenant de Syrie avait permis à des milices jihadistes affiliées à al-Qaïda de vendre du pétrole à des pays européens. (14) La politique syrienne de l'Occident a donc renforcé des réseaux extrémistes pourtant décrits comme des ennemis dans les médias dominants. Or, l'instrumentalisation périlleuse de groupes islamistes par les puissances occidentales et leurs alliés n'est pas une nouveauté, le soutien massif de la CIA aux « Arabes afghans » dans les années 1980 en étant l'exemple le plus connu du grand public ; par la suite, ce mode opératoire a de nouveau été appliqué en Bosnie, au Kosovo et en Libye. (15)