La mesure a commencé par la presse russe, dont le budget est modeste comparé à sa portée aussi symbolique qu'informationnelle.
La décision de geler des avoirs russes, et en particulier de s'attaquer au compte de Rossiya Segodnya, a une dimension légale, mais aussi une évidente dimension politique, affirme Jacques Sapir, un économiste français, dans son commentaire exclusif pour Sputnik.
A priori, il est évident que sans la décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et de la Cour permanente d'arbitrage, une telle décision n'aurait jamais pu être prise, la France et la Belgique n'y étant pour rien. Il semble pourtant que ce ne soit pas un hasard si la décision d'appliquer ces mesures sévères et, de surcroit, de s'attaquer à la presse russe, tombe aujourd'hui, alors que s'ouvre le Forum Économique de Saint-Pétersbourg.
"Le gouvernement français se plaint, à mots couverts, du succès des médias russes. Pourtant, il finance directement des médias français (France-télévision, France-24, et indirectement TV5) et indirectement via sa contribution au budget européen qui alimente des chaînes européennes de télévision. De ce point de vue, on ne peut accuser un pays de +faire de la propagande+ en France quand on fait exactement la même chose dans ce pays.", explique M. Sapir.











