Les Maîtres du MondeS


Crusader

L'armée américaine prépare une intervention au sol dans la guerre au Moyen-Orient

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La pression monte à Washington pour que les Etats-Unis envoient des troupes au sol en Irak et en Syrie contre les milices de l'Etat Islamique (EI), malgré les démentis de la Maison Blanche face à l'impopularité d'une nouvelle guerre. Ce week-end, les forces de l'EI ont encore gagné du terrain dans la ville kurde de Kobané en Syrie et ont consolidé leur mainmise sur la province d'al-Anbar en Irak, ce qui les amène aux portes de Bagdad.

Sur la chaîne ABC dimanche, le chef des forces armées américaines le Général Martin Dempsey a indiqué que des troupes américaines combattraient vraisemblablement en Irak. Il a souligné en particulier la probabilité d'une « bataille décisive » pour reprendre la ville de Mossoul dans le nord, capturée par l'EI au mois de juin. « Mon intuition à l'heure actuelle me dit qu'il faudra un autre genre de conseil et d'assistance, vu la complexité de cette bataille », a-t-il dit.

Dempsey avait déclaré le mois dernier que s'il pensait que les conseillers militaires américains devaient accompagner les troupes irakiennes au combat, il le dirait au président Obama. Ses déclarations actuelles contredisent celles de la Maison Blanche. Dimanche, la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice a dit sur NBC : « Nous ne nous retrouverons pas dans une guerre au sol en Irak ».

Bad Guys

L'armée américaine élabore un plan pour la Troisième Guerre mondiale

statue liberté
Alors que les politiciens et les médias américains débattent de plus en plus âprement sur la stratégie guidant la dernière guerre des Etats-Unis au Moyen-Orient, l'armée américaine a dévoilé un nouveau document intitulé Army Operating Concept (AOC) qui fournit une « vision d'un futur conflit armé » aux implications extrêmement inquiétantes.

C'est le dernier en date de toute une série de documents dans lesquels le Pentagone développe la stratégie sous-tendant la guerre préventive, annoncée en 1992 - à savoir le recours à la guerre comme moyen de destruction d'éventuels concurrents géopolitiques et économiques avant qu'ils ne deviennent suffisamment puissants pour obstruer une domination de la planète par les États-Unis.

Le document a été officiellement rendu public cette semaine lors de la conférence de l'Association de l'Armée des États-Unis (AUSA), une manifestation annuelle qui rassemble les hauts gradés de l'armée et les responsables du ministère de la Défense pour une série de discours et de réunions-débat. Celle-ci se déroule parallèlement à un énorme salon commercial organisé par des fabricants d'armes dans le but d'exposer leurs systèmes d'armes dernier cri et de conclure de lucratifs contrats avec le Pentagone.

Gold Bar

L'ascension vertigineuse de l'or chinois

lingots or
L'ordre mondial se fissure en lambeaux, au point que les plus grands experts sont dans la confusion la plus totale. La nervosité causée par le manque de visibilité gagne même les politiciens. Tous s'inquiètent de l'avenir de la finance mondiale, qui est inséparable des marchés de l'or, de l'argent et du pétrole. La patronne du Fonds monétaire international C. Lagarde attend le moment de vérité, promettant le 10 Octobre « d'effectuer la danse du ventre » pour gagner l'approbation par le Congrès des réformes de ses services. Les paramètres de la réforme en accord avec le G20 sont ceux de 2010.; ils suggèrent un doublement du potentiel de prêts à 739 milliards de dollars et une augmentation des quotas pour les pays en développement dans le processus de prise de décision. Lagarde a toujours eu un esprit de combattante au point que dans sa vie, la mise en œuvre des réformes est devenue la tâche principale de son mandat de Directeur Général du FMI, poste qu'elle occupe depuis le 28 Juin 2011.

« La diversité (impliquant plusieurs pays pour financer la gestion) - est l'élément principal de la réforme, ainsi que la suppression des barrières et des obstacles absolument pour tous ses membres. Nous aurons un grand bénéfice en « impliquant dans la Direction du FMI un nombre maximal de membres du FMI « , - a déclaré C. Lagarde lors de sa première conférence de presse. Les enjeux sont plus élevés que jamais. Avec la ratification de ce projet de loi, le FMI va devenir un régulateur global, qui détermine non seulement le sort de chaque pays, mais aussi pourra résoudre les problèmes de développement socio-économique régionaux et mondiaux.

Bad Guys

Le Saker : « L'Ukraine telle que nous la connaissons est partie pour toujours »

Traduction : Glokayeh

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Le Saker est un ex-analyste militaire, né en Europe dans une famille de réfugiés russes. Il vit maintenant en Floride, où il tient le blog « The Vineyard of The Saker » (« le Vignoble du Saker ») et où il intervient comme contributeur régulier du site « Russia Insider ». La communauté internationale des blogs Saker comprend, outre le blog Saker original, des membres français, allemand, russe, océanien et serbe, et elle inclura bientôt un nouveau membre latino-américain.

Mike Whitney : Les États-Unis sont-ils responsables des troubles en Ukraine ?

Le Saker : Oui, absolument, il n'y a aucun doute à ce sujet. Même s'il est vrai que les Ukrainiens étaient mécontents du régime corrompu d'Ianoukovitch, le coup d'État lui-même a très certainement été orchestré par la CIA. L'UE y a également participé, en particulier l'Allemagne, mais ils ont été loin d'y jouer un rôle aussi important que les États-Unis. L'enregistrement du coup de téléphone de Victoria Nuland (la sous-secrétaire d'État étatsunienne) a montré qui tirait vraiment les ficelles en coulisse.

Cow Skull

Petit panorama non-exhaustif de la biopiraterie

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Le protocole de Nagoya, entré en vigueur ce dimanche, doit empêcher le vol des savoirs ancestraux par les industriels. Plongée dans nos placards pour un inventaire, non exhaustif, des produits déjà pillés.

Aux quatre coins de la planète, les biopirates prospectent. Dans les zones assez reculées pour que des communautés y vivent encore tranquilles, des envoyés spéciaux de l'industrie pharmaceutique, cosmétique ou agroalimentaire sondent les chamans et guérisseurs pour leur extirper leurs recettes. Au sein de l'Icra, la Commission internationale pour les droits des peuples indigènes, Hervé Valentin parle « d'un pillage en règle » entraînant des hausses de prix, une concurrence déloyale et la surexploitation des ressources. Le protocole de Nagoya (ici en pdf), ratifié par 51 pays et entré en vigueur ce dimanche 12 octobre, devrait freiner ces pratiques. Mais les industriels ne l'ont pas attendu pour revendiquer, par le biais de brevets, la paternité des richesses génétiques de la nature. Nombre des produits de notre quotidien en sont le fruit. Terra eco est allé éplucher leurs livrets de famille.

USA

Washington parviendra-t-il à faire nettoyer ethniquement le Nord de la Syrie ?

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À Kobané et dans sa région, où plus de 300 000 Kurdes syriens sont menacés d'extermination par l'Émirat islamique, chacun peut mesurer la duplicité de l'Otan. Alors que la Coalition états-unienne déclare lutter contre l'Émirat islamique, un membre de l'Otan, la Turquie, lui fournit l'assistance militaire et médicale dont il a besoin, empêche les civils de fuir et les combattants du PKK de venir à leur aide.

Dans le théâtre antique grec, chaque spectateur connaissait à l'avance la fin tragique de la pièce. Les personnages, aveuglés par les Dieux, poursuivaient en actes ce qu'ils prétendaient rejeter en paroles. Mais le chœur révélait aux spectateurs les projets du Destin.

La tragédie qui se joue à Kobané (en arabe Aïn al-Arab) a été écrite pour se clore par le génocide annoncé de 300 000 Kurdes syriens. L'Émirat islamique a déjà pris le contrôle de plusieurs quartiers de la ville et de nombreux villages alentour. Si l'Armée arabe syrienne ne parvient pas à franchir les lignes de l'Émirat islamique pour les sauver, ils seront tous massacrés.

La population kurde est défendue par le PYG (parti autonomiste soutenant la République arabe syrienne), mais la Turquie a fermé sa frontière de sorte que les civils ne peuvent pas fuir et que les renforts du PKK turc (parti indépendantiste lié au PYG) ne peuvent arriver.

Bad Guys

Comment Shell fracture la planète à tout va

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© Sibylle Rüstig
De l'Argentine à l'Ukraine, de l'Australie à l'Afrique du Sud en passant par les États-Unis, la Chine ou la Tunisie, Shell - première entreprise pétrolière mondiale - est en train d'accumuler les concessions de gaz de schiste, dans des conditions souvent controversées du point de vue social et environnemental. Cet activisme contraste avec le profil bas adopté par Shell dans son propre pays, dont la population est résolument opposée à la fracturation hydraulique. Hypocrisie qui lui vaut cette année une nomination aux Prix Pinocchio, organisés par les Amis de la terre pour dénoncer les doubles discours des multinationales.

Du gaz de schiste, Shell en veut, et en veut beaucoup. La multinationale pétrolière a mis les moyens pour accumuler d'énormes concessions un peu partout dans le monde. Dans un bref rapport intitulé « Shell : méga-fractureur global », l'organisation anglaise Platform énumérait les investissements de Shell dans le secteur des gaz et pétrole de schiste aux quatre coins du monde : en Amérique du Nord bien sûr, mais aussi en Chine, Argentine, Afrique du Sud, Turquie, Égypte, Tunisie, Algérie, Australie, Ukraine et Russie... « Shell procède à des forages par fracturation hydraulique ou se prépare à le faire dans tous les continents, résume Platform. Ses activités de prospection et d'exploration se sont accompagnées d'une vaste campagne de relations publiques pour atténuer les controverses. »

Bad Guys

Meilleur du Web: Hong Kong : manifestations et manipulations... virales

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© Inconnu
Le 3 février 2011, entre la chute de Ben Ali et l'imminence de celle de Moubarak, le sénateur américain John McCain fit une étonnante déclaration en pleine ébullition de la rue arabe: « Ce virus se répand à travers le Moyen-Orient » [1]. Il ne parlait pas du virus d'Ébola, ni d'une quelconque autre maladie hautement contagieuse, mais plutôt du fameux « printemps » arabe. Cette comparaison « épidémiologique » n'est, à vrai dire, aucunement fortuite de la part de ce spécialiste de l'« exportation » de la démocratie.

Le virus selon McCain

Son rôle dans les révolutions colorées [2] et le printemps arabe [3] a été clairement établi. En effet, en plus de son poste au Sénat américain, McCain est le plus haut responsable de l'International Republican Institute (IRI) qui, avec le National Democratic Institute (NDI), est un des quatre organismes satellites de la National Endowment for Democracy (NED). Rappelons que la NED est financée par un budget voté par le Congrès et que ses fonds sont gérés par un conseil d'administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat American Federation of Labor-Congress of Industrial Organization (AFL-CIO). La NED, via ses organismes (en particulier l'IRI et le NDI), forme, réseaute, supporte et finance les activistes pro-démocratie (et surtout pro-occidentaux) à travers le monde, dans des pays ciblés par l'administration américaine. Il en a été ainsi lors des révolutions colorées (Serbie, Géorgie, Ukraine et Kirghizstan), mais aussi lors de la révolution « verte » (Iran) [4] ou du « printemps » arabe [5]. La connexion entre la NED et le gouvernement américain a été mise en évidence, et ce depuis bien longtemps, par Allen Weinstein (un des fondateurs de cet organisme), qui a déclaré en 1991 que la NED faisait aujourd'hui ce que la CIA faisait secrètement il y a 25 ans [6].

Snakes in Suits

l'ACS, l'autre accord secret

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L'Accord sur le commerce des services (ACS) commence à inquiéter beaucoup de monde en Europe. Négocié en secret depuis près de deux ans à Genève par plus d'une cinquantaine de pays, notamment par l'Union européenne, les États-Unis, le Japon, le Canada, la Colombie, le Chili, le Mexique, l'Australie et la Corée du Sud, il a fallu des mois de travail à des chercheurs du monde entier et une fuite sans précédent sur le WikiLeaks de Julian Assange pour qu'on en sache un peu plus sur son contenu.

En règle générale, les gouvernements concernés vantent les mérites des accords commerciaux à tout qui veut l'entendre et, alors que ces mêmes gouvernements représentent plus des deux tiers du volume mondial du commerce des services, il est curieux qu'ils n'en aient rien dit jusqu'il y a peu, quoiqu'une recherche sur Google ne donne toujours que peu de résultats.

Mais les choses changent à mesure que le débat sur le TTIP et l'AECG commence à faire la une de l'actualité. Une étude récente publiée par l'Internationale des services publics (ISP) indique que l'ACS empêchera que des privatisations qui s'avèrent être un échec repassent sous le contrôle public, il limitera l'application de la législation nationale, notamment sur la sécurité des travailleurs, la protection de l'environnement et des consommateurs et limitera les pouvoirs des régulateurs, s'agissant par exemple de l'octroi de licences dans les domaines de la santé, de la production d'énergie et du traitement des déchets, ainsi que dans l'accréditation des écoles et universités.

Cult

Les États-Unis admettent avoir financé les manifestations étudiantes à Hong Kong

Obama
Au même titre que les États-Unis avaient admis (peu de temps après que le chaos du printemps arabe avait commencé à se propager au Moyen-Orient) qu'ils avaient, plusieurs années à l'avance, entièrement financé, entraîné et équipé les deux meneurs du mouvement [1], ainsi que lourdement armé les terroristes, il est maintenant admis que le Département d'État américain est derrière les manifestations de Hong Kong Occupy Central [2], à travers une myriade d'organisations et d'ONG.


Ainsi le Washington Post révèle, dans un article intitulé Hong Kong en feu, même si la Chine resserre les vis sur la société civile [3], que :

« Échaudées par plusieurs autres manifestations pendant l'année, les autorités chinoises avaient progressivement durci les contrôles sur les organisations civiques agissant sur le continent et qui étaient soupçonnées d'être le bras de puissances étrangères.

Selon les experts, ces contrôles visent à protéger la Chine d'idées Occidentales subversives telles que la démocratie et la liberté d'expression, ainsi que plus précisément de l'influence de groupuscules américains qui tentent peut-être de promouvoir ces valeurs en Chine. De tels contrôles existaient depuis longtemps, mais ils ont été renforcés sous le président Xi Jinping, en particulier après le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovitch après les manifestations qui avaient duré des mois à Kiev et qui avaient été perçues en Chine comme explicitement soutenues par l'Occident. »