Les Maîtres du MondeS


Bad Guys

OTANazie et la fabrication d'une culture de la haine

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© Inconnu
Pour comprendre le monde aujourd'hui il faut partir, non d'un préjugé religieux classique ou dialectique, mais d'un résultat expérimental tiré à la fois de l'histoire et de la biologie : à savoir que les êtres humains sont issus des primates les plus agressifs, et de leurs hordes avec tout ce que cela comporte de conditionnements par les gènes et par les circonstances, préjugés, craintes et tabous inévitablement rencontrés dès la petite enfance. Il est désormais vital de voir que dans les pesanteurs de l'histoire issues de l'évolution même, comme dans leur exploitation par les malades obsédés de domination à tout prix, les moteurs essentiels sont ces conditionnements, non les formes économiques et techniques.

Les psychotiques dominants ont aujourd'hui reconnu partiellement cette priorité, et même ils commencent à s'en servir consciemment. Au contraire, les gens d'intention progressiste ont été empoisonnés par une pseudo-synthèse aberrante : car il est absurde de s'attacher à ce qui se traduit partiellement et primairement en "substance" économique alors que le plus important, en réalité, c'est que des tourbillons de barbarie ont porté les plus féroces aux sommets du pouvoir, et qu'ils cherchent à s'y maintenir - presque aussi inconscients que les autres de leur suragressivité maladive. Le tableau actuel de l'humanité est ainsi celui où des fous, doués des plus forts leviers de commande, s'efforcent avant tout de maintenir la hiérarchie où ils sont haut placés : tels par exemple les détenteurs allemands de grandes fortunes dans les années 1920 et 1930, ils veulent ignorer ce que représentent les moyens de politicards comme Hitler ou, pour en citer un cas à plus d'un titre semblable et plus proche mais moins connu, les frères Dulles, John Foster et Allen, sous lesquels a commencé à se mettre en place l'OTAN.

Commentaire: Les lecteurs réguliers de Sott savent désormais que la variable la plus importante à prendre en compte dans l'équation reste la psychopathie.
Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec les travaux du Dr. Andrzej M. Łobaczewski, on pourra conseiller un livre incontournable, dont voici la quatrième de couverture :
La ponérologie politique : Etude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques

Préface rédigée par Laura Knight-Jadczyk

Le premier manuscrit de cet ouvrage a été jeté au feu cinq minutes avant l'arrivée de la police secrète en Pologne communiste.

Le deuxième, rassemblé péniblement par des scientifiques travaillant dans des conditions de répression quasiment invivables, a été envoyé au Vatican par l'intermédiaire d'un messager. Celui-ci n'a transmis aucun signe de vie et aucun accusé de réception n'a été reçu. Le manuscrit et toutes ses précieuses données étaient perdus.

Le troisième manuscrit a été rédigé dans les années 1980, après que l'un des scientifiques ayant collaboré au projets ait fuit aux États-Unis. Zbigniew Brzezinski en a censuré la publication.

La ponérologie politique -- étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques a été façonnée dans le creuset même du sujet étudié.

L'auteur et son équipe, vivant sous un régime répressif et totalitaire, décidèrent d'étudier ce phénomène, ses fondateurs et ses acteurs, afin de déterminer le facteur commun dans la montée et la propagation de l'inhumanité de l'homme envers l'homme.

Choquant dans la sobriété clinique de ses descriptions de la véritable nature du mal, poignant dans les passages décrivant les souffrances vécues par les chercheurs qui ont été contaminés ou anéantis par la maladie qu'ils étudiaient, cet ouvrage devrait être lu par tout individu défendant les valeurs morales ou humanistes. Car il est certain que la moralité et l'humanisme ne peuvent longtemps supporter les déprédations du Mal. Connaître sa nature, la façon dont il se crée et se répand et l'hypocrisie et la perfidie de son mode opératoire, en est l'unique antidote.



Propaganda

Encore plus de mensonges émanant de Washington

Traduit par SLT

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Hong Kong

Tout ce qui est survenu à Hong Kong n'a aucun rapport avec ce qui est rapporté dans les médias occidentaux. Ils présentent les manifestations comme celles d'un mouvement luttant pour plus de démocratie face à un gouvernement chinois tyrannique.

Ming Chun Tang, dans Counterpunch, média alternatif, déclare que les manifestations sont dirigées contre les politiques économiques néolibérales qui détruisent les perspectives de tout le monde sauf des plus riches. En d'autres termes, les manifestations sont semblables au mouvement étatsunien "occupy".

Une autre explication est que, une fois encore, comme à Kiev, des étudiants occidentalisés crédules ont été instrumentalisés par des ONGs financés par la CIA et les Etats-Unis afin d'organiser des manifestations dans l'espoir que celles-ci seront étendues à d'autres villes chinoises. Les Chinois, comme les Russes, ont été extrêmement négligents en permettant à Washington d'opérer au sein de leurs pays et de développer une cinquième colonne.

Chess

La stratégie russe face aux sanctions de l'occident

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Cette passionnante interview de Rogozine, réalisée par Vladimir Soloviev, est passée le 21 septembre 2014 sur la chaine russe Rossia 1, dans le journal télévisé (Vesti). Le Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie y expose sans retenue la position de la Russie face aux sanctions de l'Occident (notamment face à la France), et les investissements que mène le pays pour développer son industrie de l'armement. À regarder (nde : en bas de page) avec sous-titres (36 mn) ou à lire en intégral sous forme d'un article, en dessous de la vidéo.

The French Saker


Texte intégral de l'interview

Vladimir Soloviev (VS) : Bonsoir et bienvenue à Une soirée avec Vladimir Soloviev. Du lundi au jeudi, après l'émission Vesti [le Journal télévisé], nous discuterons de l'actualité du jour avec ceux qui font de la politique, qui influencent la politique et qui ont un point de vue particulier sur ce qui se passe. Avec nous en studio, nous avons le Vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, M. Dmitri Olegovitch Rogozine. Nous verrons comment le complexe militaro-industriel de la Russie répond aux sanctions, pourquoi les Français craignent de briser le contrat Mistral et ce que l'ancien représentant auprès de l'OTAN pense de ses collègues de l'Alliance de l'Atlantique Nord.

Dmitri Olegovich, permettez-moi de féliciter tous ceux qui sont associés à l'industrie.

Gold Coins

Une armée française à vendre?

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C'est ce que nous apprend Le Figaro, généralement bien informé en ce qui concerne le militaire : le gouvernement français, en mal de crédits, se propose de faire appel au secteur privé pour financer une partie des dépenses militaires. Voici la Défense, que l'on pensait naïvement devoir rester le dernier bastion du secteur public, face aux intérêts du secteur privé qui ont envahi tout le reste, mise en vente à son tour.

Comment « poursuivre la modernisation et l'équipement des armées » ? La solution imaginée le gouvernement français passe par la création de « sociétés de projet » capitalisées en tout ou en partie avec le produit de cession de participations détenues par l'État dans des entreprises, mais aussi avec de l'argent privé. La société de projet utilisera ensuite cette rentrée d'argent immédiate pour acheter un matériel que l'armée détient déjà, puis lui concédera « un droit d'usage contre un loyer dont la durée et les modalités restent à définir ».

Faut-il rappeler qu'il s'agit d'une solution depuis longtemps pratiquée par l'US Army, sous la pression du lobby militaro-industrialo-bancaire, avec le résultat qu'elle emploie maintenant des armées privées devenues sur certains territoires (l'Ukraine par exemple) totalement incontrôlables - n'assurant par ailleurs aux personnels aucune prestation sociale, même pas les soins post- traumatiques. Ils sont renvoyés chez eux, à la charge d'institutions charitables exsangues.

Snakes in Suits

Cameron veut sortir l'Angleterre de la Cour européenne des droits de l'homme

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Plus de soixante ans après avoir activement participé à son édification, le Royaume-Uni pourrait rompre avec une institution phare de l'après-guerre en Europe : la Cour européenne des droits de l'homme. Soucieux de satisfaire les eurosceptiques de son parti et de répondre au parti nationaliste UKIP qui menace ses positions, David Cameron a fait, dans son discours clôturant le congrès du parti conservateur, mercredi 1er octobre, à Birmingham, de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) un symbole de la perte de souveraineté britannique.

« Nous n'avons pas besoin de recevoir d'instructions de juges à Strasbourg ! », a-t-il lancé sous les applaudissements. La CEDH, juridiction supra nationale siégeant à Strasbourg, est chargée de faire respecter les droits fondamentaux reconnus par la Convention européenne des droits de l'homme. Elle peut être saisie par les simples citoyens lorsque tous les autres recours nationaux sont épuisés.

Le premier ministre britannique n'a pas explicitement annoncé la rupture avec cette institution créée en 1951 pour reconstruire l'Europe sur la base du respect des droits de l'homme, après la catastrophe du nazisme. Mais en promettant le vote d'une « British bill of rights » (« Déclaration des droits ») par le parlement britannique s'il est reconduit après les législatives de mai 2015, M. Cameron a de fait préparé une situation où les décisions de la cour de Strasbourg ne s'imposeront plus, comme c'est le cas aujourd'hui, aux juridictions britanniques.

Commentaire: Pour se faire une petite idée du bonhomme :

- David Cameron assimile conspirationnisme et terrorisme : « il faut les traiter exactement comme on traite les terroristes de l'EIIL »
- G8 : Cameron propose une dictature militaire en Syrie
- Etats-Unis/Grande-Bretagne : le bal des faux-culs, d'Obama à Cameron, la dictature légale
- La Chine et les dictateurs peuvent remercier David Cameron
- Quand David Cameron cassait les vitrines
- Émeutes en Grande-Bretagne - Cameron prêt à recourir à l'armée


Star of David

Israël et sa poursuite criminelle de la colonisation de la palestine

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Après être intervenu violemment et de manière disproportionnée dans la bande de Gaza cet été, Israël poursuit, inexorablement, la colonisation de la Palestine, avec ce qui est l'annexation de terres la plus importante depuis une génération selon The Economist.

Une guerre qui ne dit pas son nom

C'est sans doute doute un des plus gros scandales des relations internationales des dernières décennies : l'annexation lente et sournoise d'une partie des territoires palestiniens occupés par l'érection de « colonies » ce qui correspond à une forme de vol de terres, qu'Israël se permet car il est plus fort que les Palestiniens et leurs alliés. Quelques jours à peine après la fin des opérations à Gaza, Benyamin Netanyahou a décidé d'un nouveau vol de terres palestiniennes pour créer une nouvelle ville, Givaot, qui va doubler la population de colons dans un bloc qui entoure la ville de Bethléem.

The Economist souligne que les habitants du village palestinien de Wadi Fukin, à proximité, ont perdu la bagatelle de 85% de leurs terrains du fait de la colonisation, privant les paysans de terres pour les chèvres et les moutons. L'hebdomadaire conclut « n'ayant plus la possibilité de cultiver, beaucoup d'hommes trouvent du travail dans le BTP souvent pour des colonies juives à proximité. Ils peuvent même être appelés à construire des maisons pour les Israéliens sur des terres qu'ils considéraient comme les leurs auparavant ». Difficile d'y voir les conditions d'une paix durable.

Bad Guys

Traité transatlantique : aujourd'hui, l'étiquetage des OGM

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70 organisations, de défense des consommateurs, environnementalistes, agricoles, et entreprises ont écrit une lettre ouverte [1] à Michael Froman, représentant étasunien au commerce : elles y abordent la question des négociations actuellement en cours pour l'établissement d'un accord de libre échange transatlantique (Transatlantic Free Trade Agreement, TAFTA) [2] et notamment l'étiquetage des OGM.

Ces organisations rappellent tout d'abord que cet accord, négocié en secret, vise à établir des réglementations communes entre l'Union européenne (UE) et les États-Unis concernant notamment la protection des consommateurs. Ainsi, cet accord pourrait s'intéresser de près à la politique européenne sur les OGM. Or, entre l'Union européenne et les États-Unis, des désaccords profonds existent à propos de la gestion politique de ce dossier : l'Union européenne, contrairement à nos voisins outre-Atlantique, impose un étiquetage des produits contenant des OGM (étiquetage qui pourrait être encore étendu aux produits issus d'animaux nourris aux OGM)(cf. Que dit l'étiquetage « avec ou sans OGM » en France et en Europe ?). En effet, le chapitre intitulé « barrière technique au commerce », qui rappelle étrangement les considérations de l'Organisation Mondiale du Commerce (cf. En quoi l'OMC intervient dans le dossier des OGM ?), pourrait inclure l'interdiction d'étiqueter les produits contenant des OGM. Rappelons toutefois que le Codex alimentarius (cf. Le Codex alimentarius et les OGM : quels normes produit-il ?) a tranché récemment en laissant la possibilité à chaque État membre de déterminer sa politique en matière d'étiquetage [3]. Or le Codex définit les normes internationalement reconnues en cas de conflit économique entre deux pays. Les partisans de l'étiquetage relèvent que dans sa lettre au Congrès, le bureau du représentant au Commerce proposait précisément que la négociation avec l'UE non seulement intègre mais renforce l'idée défendue par l'OMC de ne pas entraver le commerce international par quelques règles que ce soit dans les clauses de l'accord transatlantique.

Commentaire: Quelques liens en rapport avec TAFTA :

- Traité transatlantique : aujourd'hui, un résumé magistral et une description sans fards de ce monstre économique à l'affût
- Traité transatlantique : aujourd'hui, entretien avec Glyn Moody
- Traité transatlantique : aujourd'hui, l'étau OGM se resserre


Pistol

Christina Kirchner, présidente de l'Argentine : « Washington est en train de planifier mon assassinat »

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Le plus curieux, c'est que certains médias commentent la déclaration de Christina Kirchner comme s'il s'agissait d'une paranoïa qui n'a absolument aucun fondement. Pour eux, les ennemis des USA n'ont jamais été destitués ou assassinés, et il n'y a jamais eu aucun sabotage de l'économie d'un pays « hostile » à l'administration américaine. Ils préfèrent traiter la présidente argentine de folle, relayant les arguments de l'opposition financée par les Etats-Unis. D'où vient qu'ils ne prennent pas au sérieux les menaces du DAECH ?

Cristina Fernandez de Kirchner a reçu des menaces de Daech (Isil-Isis), à cause de ses liens avec le pape François. Mais ce n'est pas la seule menace qui pèse sur elle. Elle accuse les États-Unis d'être en train de planifier la chute de son gouvernement et d'envisager même son assassinat.

« Si, un jour, il m'arrive quelque chose, ne regardez pas vers le Moyen-Orient, mais vers le Nord, cherchez ce qui se trafique dans les ambassades » a-t-elle déclaré dans un discours prononcé à la télévision nationale.

Le peso est en chute libre et les relations de la présidence avec les États-Unis sont au plancher.

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David Cameron assimile conspirationnisme et terrorisme : « il faut les traiter exactement comme on traite les terroristes de l'EIIL »


Déclaration de David Cameron, le premier ministre britannique, devant les Nations Unies, le 26 septembre 2014 :

« Les extrémistes non-violents sont tout aussi dangereux que les terroristes, et doivent être éradiqués de la même façon par tous les moyens à la disposition du gouvernement »

Il cherche à faire l'amalgame entre les sceptiques du 11-Septembre avec ceux qui y voient un "complot juif" et explique qu'il faut "les traiter exactement comme on traite les terroristes de l'EIIL".

Bad Guys

Ukraine : les néo-nazis font du trafic d'organes

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Des extractions d'organes ont été illégalement effectuées dans l'Est de l'Ukraine. Des corps dépourvus organes ont été découverts dans les charniers du Donbass. L'information a été confirmée par des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine. Une commission spéciale avec la participation d'experts internationaux doit être créée pour enquêter sur les causes et les circonstances du prélèvement d'organes.

Les fouilles actuellement menées dans le Donbass, autrefois région houillère de l'Ukraine, n'ont rien à voir avec le charbon. En quelques semaines, depuis la conclusion d'une trêve entre Kiev et les miliciens dans l'Est de l'Ukraine, plusieurs fosses communes ont été découvertes dans la zone occupée par les unités de la Garde nationale. Des corps d'hommes et de femmes, habillés et nus, ligotés et avec des traces de balles, ont été jetés dans des fosses et légèrement recouverts de terre. Pour l'heure, on en a recensé plus de 400.

Quand les autorités des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont procédé à l'exhumation, des détails encore plus horribles des crimes perpétrés par les militaires ukrainiens ont été découverts. Des cadavres ont été retrouvés dans lesquels il n'y avait pas d'organes à l'intérieur.