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Les États-Unis veulent à tous prix imposer un changement de régime au Brésil

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Marina Silva
Pour les États-Unis, il est devenu vital d'empêcher que ne se développe au Brésil, ainsi que dans les pays d'Amérique Latine se considérant comme ses alliés, des forces politiques suffisantes pour provoquer une réorganisation stratégique globale, dont Washington serait exclu. On fera rapidement le lien avec le rapprochement entre la Chine et la Russie, exposé en détail dans l'article Le cauchemar de Washington se précise : le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine s'étend [1], que nous venons de publier aujourd'hui-même.

Dans un précédent article [2], nous avions indiqué que, derrière la candidature de Marina Silva à la présidence du Brésil lors des élections d'octobre 2014, les États-Unis engageaient toutes leurs forces pour provoquer la chute de l'actuelle présidente Dilma Rousseff et pour ainsi replacer le Brésil sous leur influence directe.

Dans l'immédiat, il s'agirait d'empêcher que ne se renforce, sous l'influence du Brésil et sans doute aussi de l'Argentine, une zone de libre échange et de coopération dite Unasur (Unión de Naciones Suramericanas) rassemblant les deux unions douanières existantes, la Communauté des Nations andines et le Mercosur (Mercado Común del Sur, comprenant l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela avec 5 membres associés, le Chili, la Bolivie, la Colombie, l'Equateur et le Pérou). L'Unasur s'opposerait de fait à l'OAS (Organization of American States), que Washington promeut en vue de rassembler les gouvernements sous son influence.

Bomb

Qui compose l'« Émirat islamique » ?

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Alors que l'opinion publique occidentale est abreuvée d'informations sur la constitution d'une prétendue coalition internationale pour lutter contre l'« Émirat islamique », celui-ci change discrètement de forme. Ses principaux officiers ne sont déjà plus des arabes, mais des Géorgiens et des Chinois. Pour Thierry Meyssan, cette mutation montre qu'à terme l'Otan entend utiliser l'« Émirat islamique » en Russie et en Chine. Dès lors, ces deux pays doivent intervenir maintenant contre les jihadistes, avant qu'ils ne retournent semer le chaos dans leur pays d'origine.

L'« Émirat islamique » a d'abord affiché son origine arabe. Cette organisation est issue d'« Al-Qaïda en Irak » qui combattait non pas les envahisseurs états-uniens, mais les chiites irakiens. Elle est devenue « Émirat islamique en Irak », puis « Émirat islamique en Irak et au Levant ». En octobre 2007, l'armée de terre US saisit à Sinjar près 606 fiches des membres étrangers de cette organisation. Elles furent dépouillées et étudiées par des experts de l'Académie militaire de West Point.

Pourtant, quelques jours après cette saisie, l'émir al-Baghdadi déclara que son organisation ne comprenait que 200 combattants et qu'ils étaient tous Irakiens. Ce mensonge est comparable à celui des autres organisations terroristes en Syrie qui déclarent ne compter qu'incidemment des étrangers, alors que l'Armée arabe syrienne estime à au moins 250 000 le nombre de jihadistes étrangers ayant combattu en Syrie au cours des trois dernières années. Au demeurant, le calife Ibrahim (nouveau nom de l'émir al-Baghdadi) prétend désormais que son organisation est composée largement d'étrangers, que le territoire syrien n'est plus pour les Syriens et le territoire irakien n'est plus pour les Irakiens, mais ils sont pour ses djihadistes.

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La secte de psychopathes EIIL de la CIA est-elle déjà en train de s'effondrer en Irak ?

Traduit par Lionel et révisé par Marie-Caroline pour vineyardsaker.fr

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Un soldat d’EIIL
Depuis le début des années cinquante, au moment où le chef de la CIA à Munich pris conscience de l'utilisation efficace des musulmans sunnites djihadistes radicaux issus de l'Union soviétique par le ministère du Reich aux Territoires occupés de l'Est de Gerhard von Mende [1], les renseignements américains ont cherché à utiliser le fanatisme islamiste radical à leur avantage. Dans mon dernier livre, j'ai appelé cela Amerika Heiliger Krieg. L'alliance des forces dites chrétiennes américaines avec les Salafistes pour tuer et détruire fut justifiée par la marque particulière d'une mission sanctificatrice auto-attribuée. En réalité, l'alliance entre la CIA et l'Islam radical n'a jamais été sainte et les événements d'ISIS le démontrent.


La création par la CIA des combattants de la liberté qu'étaient les moudjahiddines sunnites en Afghanistan après 1979, avec l'aide essentielle d'un Saoudien nommé Oussama Ben Laden, pour chasser l'Armée rouge d'Afghanistan, ne fut que le début de décennies de manipulation de mouvements de musulmans fanatiques, en guerre sainte, destinés à mener une guerre conforme à l'agenda géopolitique de certains cercles de Washington. Les combattants musulmans étaient parfois de simples mercenaires, parfois des sunnites wahhabites ou des dévots salafistes. L'essentiel pour ceux qui les soutenaient à Washington était que les dJihadistes tuent les bons ennemis.

La dernière tentative similaire de la CIA et des Forces spéciales américaines est l'EIIL en Syrie et en Irak et, si nous en croyons la propagande sophistiquée qui circule sur YouTube : la diabolique terreur d'EIIL doit prochainement se montrer dans les théâtres locaux, en Allemagne, Angleterre, Russie, et aux USA. L'EIIL, État islamique d'Iraq et de Syrie, connu par les arabes sous l'acronyme Daesh, pour Dulat al-Islam fi al-Iraq wal-Sham (l'État islamique en Irak et dans la grande Syrie), est une organisation salafiste dont on nous dit qu'elle est née d'Al-Qaïda en Irak.

Après une série d'incroyables victoires militaires apparentes ces dernières semaines, le mythe de l'invincibilité d'EIIL s'effondre apparemment à une vitesse étonnante.

Bad Guys

Meilleur du Web: La dictature bruxelloise veut interdire les journalistes russes en Europe

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Une nouvelle qui fait pratiquement figure de bombe. Plusieurs politiciens de l'Union européenne insistent sur la « nécessité » d'interdire l'accès de l'Europe bruxelloise aux journalistes russes. Aveu de faiblesse, propagande du mainstream en panne ou simplement énième tentative de lutter contre la vérité et la liberté d'expression ?

C'est bien connu, le mainstream occidental a dominé l'espace médiatique international durant de longues années. A un certain moment, on en est même arrivé à la situation dans laquelle des faits étaient totalement déformés du début à la fin, dans le simple but de justifier des interventions criminelles et néocoloniales, et de contrôler ainsi l'opinion publique aussi bien occidentale que mondiale, permettant de commettre sans impunité les crimes en question. Mais les temps changent. Le développement des nouvelles technologies, et notamment d'Internet, a permis l'apparition d'un nombre conséquent de médias alternatifs, y compris au sein même des Etats occidentaux. Cette révolution a notamment ouvert la voie à une diversification massive des sources d'information, ce qui au final permet à ceux qui le souhaitent de prendre note des informations issues de ces différentes sources, d'analyser les informations reçues et de se créer sa propre opinion, quel que soit le thème traité. Chose vraisemblablement à laquelle le mainstream n'était aucunement prêt.

Peu étonnant donc que certaines voix s'élèvent au sein de l'Occident politique et médiatique pour tenter de contrer ces nouvelles sources informationnelles à l'heure où leurs médias vivent une véritable crise de confiance de la part de leurs propres concitoyens, sans parler même de leur influence en chute libre au niveau global. Le premier journaliste russe ayant été visé par les sanctions occidentales est le célèbre présentateur TV et directeur général de l'Agence d'information internationale Rossiya Segodnya, Dmitri Kisselev, devenant par la même occasion le premier journaliste au monde à faire officiellement objet de sanctions politiques de la part de ceux qui crient chaque jour qui passe que la liberté d'expression est un droit inébranlable.

Bomb

L'impérialisme français bombarde les positions de l'EI en Irak

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Des avions de combats Rafale français ont bombardé vendredi dernier les forces du groupe Etat Islamique en Iraq (EI). C'était la première opération militaire française déclarée en Irak depuis la Première guerre du Golfe en 1991, la première aussi menée par un pouvoir européen en soutien à la nouvelle guerre engagée par les Etats-Unis qui ont eux, déjà effectué 176 raids aériens contre l'EI depuis le 8 août.

L'Elysée a annoncé son opération dans un communiqué soulignant que ce n'était là que le début d'une campagne de bombardements de la part la France: « Ce matin à 9 h 40, nos avions Rafale ont mené une première frappe contre un dépôt logistique des terroristes. L'objectif a été entièrement détruit. D'autres opérations se poursuivront dans les prochains jours. »

Selon Qassim al-Moussawi, un porte parole du régime fantoche des Etats Unis en Iraq, le dépôt était situé près de la ville de Zoumar et fut attaqué en quatre raids aériens, qui tuèrent des dizaines de combattants de l'EI. Les raids ont été lancés depuis la base aérienne française d'Al Dhafra, près d'Abou Dhabi dans les Emirats arabes unis (EAU)

En lançant ces attaques aériennes, le gouvernement PS de Francois Hollande a définitivement répudié la décision prise par Paris en 2003 de s'opposer à l'invasion et à l'occupation, illégales, de l'Irak par les Etats-Unis. Hollande lui, cherche à se poser en partisan le plus loyal des guerres de Washington au Moyen-Orient et à supplanter la Grande-Bretagne dans ce rôle.

Mail

Meilleur du Web: Des fraudes électorales massives au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse

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Un vote historique a eu lieu en Ecosse la semaine dernière : alors que tout le monde s'attendait à ce que les écossais votent oui à l'indépendance, c'est l'inverse qui s'est produit. L'Angleterre ne voulait pas lâcher sa colonie, et tout a été fait, jusqu'aux pires fraudes électorales, pour parvenir à ce résultat lamentable pour la démocratie.

L'Angleterre ne veut pas perdre l'Ecosse, qui représente près de 10% du PIB national, pas plus que la France ne veut perdre la Bretagne ou la Pays Basque.

Alors, pour augmenter les chances de succès, les autorités anglaises n'ont pas hésité à mentir, par exemple en faisant croire aux retraités qu'ils perdraient leur pension en cas d'indépendance, ce qui est faux évidemment.

Quelques jours avant le scrutin, la Royal Bank of Scotland a dit qu'elle déménagerait son siège, on adit qu'il faudrait changer de monnaie, etc. Comme pour le référendum sur l'Europe auquel les quelques peuples à qui on a demandé leur avis ont a voté non, on a promis l'apocalypse à ceux qui ne suivraient pas la doxa. Le premier ministre espagnol (qui craint une séparation de la Catalogne) avait notamment déclaré qu'une Ecosse indépendante devrait quitter l'Europe. Et en parallèle, on a aussi promis quelques largesses à venir pour l'Ecosse, si le vote était finalement contre l'indépendance.

Mais la propagande n'a pas suffi, alors on a aussi interdit aux Ecossais travaillant à l'étranger et même en Angleterre (1 million de personnes environ) de prendre part vote. En revanche, des enfants âgés de 3 ans ont reçu des cartes d'électeur pour le référendum sur l'indépendance, ce qui posait quelques questions quant à la tenue du registre des électeurs. Lors d'un référendum précédent sur la création du parlement écossais, en 1979, des morts ont eu leur carte d'électeur également.

Vader

Virus Ebola, Cuba va envoyer 165 médecins et infirmiers pour combattre le virus, les USA vont envoyer 3 000 militaires

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Cuba va envoyer, début octobre, 165 médecins, infirmières, épidémiologistes et spécialistes des soins intensifs au Sierra Leone pour lutter contre le virus Ebola.

La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan a salué la contribution la plus importante d'experts de la santé depuis le début de l'épidémie. « Je suis extrêmement reconnaissante au Gouvernement cubain pour sa générosité et à ces professionnels de santé pour l'aide qu'ils nous apportent face à la plus grave flambée d'Ebola jamais connue. Cet appui permettra d'obtenir des résultats significatifs en Sierra Leone »

« Si l'on veut livrer cette guerre contre Ebola, nous devons disposer des ressources nécessaires pour mener le combat », a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé.

Barack Obama a réagi aussitôt en annonçant l'envoi de 3.000 soldats au Liberia.

Pour aider les peuples d'Afrique de l'Ouest à combattre le virus Ebola, naïvement, on aurait pensé que des médecins et des vaccins seraient plus utiles que des soldats, mais il faut croire que non puisque la presse fait l'éloge de l'initiative étasunienne et ne dit mot de l'envoi des médecins cubains.

Propaganda

Propagande : les « frappes nucléaires tactiques » de la Russie sur Lougansk...

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Tomasz Siemoniak, Juozas Olekas et Valeri Gueleteï, respectivement ministres de la Défense de la Pologne, l'Ukraine et la Lituanie ont signé vendredi à Varsovie un accord afin de créer une brigade militaire conjointe baptisée « Litpolukrbrig ».

Cette unité, dont le quartier général sera basé à Lublin dans l'est de la Pologne, sous couvert d'être un outil destiné à participer aux missions de maintien de la paix mises en place par l'ONU et de l'Union européenne, est en fait un instrument aux mains de l'OTAN, crée pour faire face à la Russie.

De retour de cette réunion, le ministre ukrainien Valeri Gueleteï a déclaré aux journalistes qui l'accompagnaient que l'armée russe avait lancé « deux frappes nucléaires tactiques » sur l'aéroport de Lougansk à l'aide d'un mortier automoteur 2S4.

Bomb

Le retour du plan US de remodelage du « Moyen-Orient élargi »

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Le calife Ibrahim
Pendant que la presse occidentale se passionne pour la constitution d'une coalition internationale contre l'Émirat islamique, celui-ci continue sa progression. Thierry Meyssan, qui a souvent expliqué la création de cette organisation terroriste par Washington, ne pense pas que cette coalition mènera d'action décisive, mais qu'au contraire elle l'enkystera au Nord-Est de la Syrie pour déstabiliser tout le monde arabe.

Le président Obama a annoncé, lors d'une allocution télévisée le 10 septembre 2014, la poursuite de la stratégie imposée à son pays par les putschistes du 11 septembre 2001 : le remodelage du « Moyen-Orient élargi » [1].

Ce projet, que l'on croyait abandonné depuis la défaite de Tsahal contre la Résistance libanaise, en 2006, consiste non seulement à diviser les grands États de la région en une multitude de petits États non-viables, mais aussi à les rendre ethniquement homogènes, ce qui suppose de vastes déplacements forcés de population.

Dans un article étonnant, écrit le 13 septembre 2001 pour la revue de l'Armée de terre, Parameters [2], le colonel Ralph Peters observait que Washington n'a rien à craindre de fondamental du terrorisme et qu'il ne doit pas hésiter à en faire usage. Il notait également à propos du projet de remodelage du « Moyen-Orient élargi » (dont il publia les cartes lors de la Commission Baker-Hamilton), que Washington ne doit pas avoir peur du chaos généralisé dans le monde arabe car, en définitive, une fois divisés en micro-États, les arabes n'auront plus d'autres moyens de se défendre de la voracité israélienne que de se tourner vers les États-Unis.

Bad Guys

Chimie moderne, où un empoisonnement universel

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© CC BASF (Une) / Daniela Hartmann
90 millions de substances : tel est l'héritage, non définitif, que nous lègue l'industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques - DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens... ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ? Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l'histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules. Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd'hui en constatant ses terribles conséquences, de l'explosion des cancers à celle la maladie d'Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l'impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l'industrie chimique. Quelle est l'origine de ce projet ?

Commentaire: Si crime du tabac il y a, c'est celui d'avoir perverti une plante aux multiples vertues par un process de fabrication industriel et dénaturant, bien sûr...