Les Maîtres du MondeS


Bad Guys

Traité transatlantique : aujourd'hui, un résumé magistral et une description sans fards de ce monstre économique à l'affût

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Le 14 juin 2013, le Commissaire européen chargé du commerce recevait du Conseil des ministres européen le mandat de négocier avec les États-Unis un traité de commerce dont l'appellation officielle marque l'ambition : Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement (PTCI, en anglais TTIP). Le traité est plus connu sous le sigle TAFTA (Transatlantic Free Trade Area, Traité de libre-échange transatlantique), généralement utilisé par le mouvement social, qui le nomme également « Grand marché transatlantique [1] ».

Un large mandat

D'emblée, l'objectif est posé par le point 3 du mandat : « L'accord prévoit la libéralisation réciproque du commerce des biens et services ainsi que des règles sur les questions liées au commerce, avec un haut niveau d'ambition d'aller au-delà des engagements actuels de l'OMC. » Il s'agit de négocier ce qu'on appelle dans le jargon un accord « OMC plus », c'est-à-dire un accord prenant pour base les principes qui se trouvent dans les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour aller plus loin et plus profondément dans la libéralisation du commerce.

Bad Guys

La stratégie russophobe US

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Dans un précédent article, j'ai défendu l'idée que l'administration américaine (« les Trois Sœurs ») poussait à une confrontation de l'OTAN avec les Russes, à l'occasion de la crise ukrainienne qu'elle a elle-même provoquée, avec deux buts en tête : empêcher la Russie de redevenir une grande puissance et briser tous les liens UE - Russie. Logique géopolitique évidente. Approfondissons l'analyse pour mieux saisir ce qui se passe.

Sanctions anti-russes : affaiblir l'économie européenne

Ce qu'il faut comprendre maintenant, c'est que cette hostilité fabriquée envers la Russie est beaucoup plus dangereuse et dommageable pour la France et l'Union européenne que pour la Russie elle-même. En effet, la Fédération de Russie est un trop gros morceau pour Washington. Le maillon faible, c'est l'Europe occidentale et centrale. Dans toute cette machination qu'est la crise ukrainienne, ce n'est pas seulement la Russie que vise l'administration américaine mais surtout l'Union européenne. En effet, en cassant les relations économiques entre l'UE et la Russie, par des sanctions qui ne nuisent absolument pas aux USA mais au contraire les favorisent, Washington n'espère pas d'abord déstabiliser l'économie russe mais briser tous les liens de coopération techno-économique entre la Russie et la France, l'Allemagne, l'Italie, le Benelux, les pays nordiques et danubiens. Même cette pauvre Grande Bretagne qui y perd des plumes (ses relations financières avec Moscou) suit aveuglement son maître américain.

Handcuffs

Au Maroc aussi, la repression se porte bien

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L'été qui s'achève a été chaud et orageux au Maroc. Pas seulement sur le plan climatique mais également et surtout sur le plan de la situation des droits de l'homme qui n'a cessé de se dégrader.

Interdictions d'activités et de constitution d'association, condamnations arbitraires de militants politiques et des droits de l'homme, campagnes de dénigrement et d'accusations graves à l'encontre d'associations de défense des droits de l'homme et de syndicats de travailleurs.
Les colonies de vacances que l'AMDH organise chaque été, depuis plus de 20 ans, au profit des enfants de ses militants ont été interdites cette année, sans aucune explication. Les séminaires de formation pour ses jeunes adhérents ont également été interdits. La section marocaine de Amnesty International n'a pas été épargnée non plus.

Une répression sévère, particulièrement ciblée sur les militants des droits humains, du mouvement du 20 février et les étudiants dans les différentes universités du pays, est menée sans répit par les autorités marocaines depuis quelques mois. Les plus activistes parmi eux sont arrêtés ou enlevés et torturés. Et ceux qui osent se plaindre devant les tribunaux sont de nouveau arrêtés sous l'accusation de « dénonciation mensongère et calomnieuse nuisant à la réputation de l'autorité publique». C'est ainsi que la jeune militante Wafaa Charaf a été condamnée à un an de prison ferme et 1000 dirhams d'amende ainsi que 50.000 dirhams (5.000 €) d'indemnité à verser à la police de Tanger qui l'avait enlevée et torturée. Ainsi donc, les tortionnaires du passé (années de plomb) et d'aujourd'hui continuent de bénéficier de l'impunité pour leurs crimes et de la protection des autorités.

Alarm Clock

Meilleur du Web: GEAB 87 - Il avait été une fois l'Amérique

Golden Gate, bridge
Le déclin des États-Unis, nous l'avons déjà maintes fois analysé, écrit, confirmé. Et pourtant, à la vue de la couverture médiatique actuelle d'une Amérique qui aurait retrouvé sa santé économique [1], un marché de l'emploi florissant [2], son rôle de modèle pour l'Europe (et le monde) [3], un avenir énergétique en rose [4], une énième fois s'impose de présenter à nos lecteurs un regard clair, brutal et sans complaisance sur la réalité économique, financière, politique et sociale des États-Unis et des Américains. A l'obstination des propagandistes américanistes, il faut opposer une endurance équivalente.

Certes, les bourses flambent, mais cela n'est point un indicateur d'une société et d'une économie qui seraient sorties par le haut de la crise. Les taux record ne sont autres que les effets de la politique monétaire de l'argent facile pratiquée par la Fed et l'impasse dans laquelle sont les investisseurs qui ne trouvent pas d'autres placements que les actions d'entreprises déjà surévaluées et les valeurs factices de la finance innovatrice. Les États-Unis s'autodétruisent et détruisent le monde en passant. Les dieux aveuglent ceux qu'ils veulent perdre. Et aveugles au regard de la réalité du monde, les Américains le sont effectivement. L'hybris, l'orgueil démesuré d'un pays qui se considère God's own country, le pays choisi, number one en tout, héraut de toutes les valeurs de l'humanité, est en train d'entraîner les États-Unis dans les abysses.

Plan de l'article complet :
1. Une superpuissance détruite par son hybris - et qui détruit le monde
2. Les États-Unis - l'homme malade du monde
Nous présentons dans ce communiqué public la partie 1.

Smiley

Le vrai Oussama Ben Laden serait mort en 2001

Oussama Ben Laden est mort à Tora Bora en 2001, malade du diabète il devait subir des dialyses fréquentes. Sa 2e mort dans le raid américain en mai 2011 n'est qu'une mise en scène mal ficelée. Voici les éléments qui permettent d'arriver à ces conclusions. (14 septembre 2014)


Bomb

Obama autorise à bombarder n'importe qui, n'importe quand

obama
On pourrait résumer ainsi le discours du président américain Barack Obama diffusé récemment sur internet : « Les USA vont bombarder le territoire syrien sans consulter Damas, parce qu'on ne peut pas faire autrement ». La situation frise en fait l'absurde car les frappes aériennes américaines viseront justement des ennemis qui sont en premier lieu ceux du président syrien Bachar al-Assad, et seulement après ceux de Barack Obama et d'autres pays.

Mais en effet, Obama peut difficilement reconnaître devant le monde entier que les USA se retrouvent de fait alliés avec la Syrie et, par extension, indirectement avec l'Iran. Ce discours du président américain jette ainsi la lumière sur la plus grande faiblesse idéologique de l'Amérique, qui estime avoir le droit de faire tout ce que bon lui semble mais ne dit pas à voix haute des choses évidentes.

Bad Guys

Des néonazis en Ukraine ? Si vous en doutiez encore...

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Une chaîne de télévision norvégienne a filmé dans le sud-est de l'Ukraine une vidéo montrant des soldats du bataillon ukrainien Azov qui portent des casques frappés de symboles nazis, théoriquement interdits dans ce pays.

La chaîne allemande de télévision ZDF a fait une brève référence, le 8 septembre 2014, à la vidéo diffusée par la chaîne norvégienne.

Eye 1

La guerre contre le terrorisme pour légitimer la censure sur Internet et supprimer les libertés démocratiques

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Lundi soir lors de l'ouverture des débats sur le projet de loi de lutte contre le terrorisme, qui prévoit notamment la censure sur ordre de l'Etat des sites faisant l'apologie du terrorisme, les députés ont justifié la mesure par l'état de "guerre" dans laquelle la France serait plongée. Ou comment le blocage doit servir à la contre-propagande de guerre.

"Nous sommes en guerre". Lors de la discussion générale à l'Assemblée Nationale sur le projet de loi de lutte contre le terrorisme présenté par Bernard Cazeneuve, l'expression est revenue lundi soir à de nombreuses reprises, pour justifier les mesures d'atteintes aux libertés prévues par le texte. Si la formule a surtout été prononcée par la droite de l'hémicycle, le gouvernement et la majorité ne l'ont pas contestée, loin s'en faut. Les débats doivent donc reprendre ce mardi soir, dans une inquiétante ambiance belliqueuse de renoncement à nos propres valeurs, signe ultime de la victoire du terrorisme qui, par la peur, parvient à faire reculer les libertés.

"Monsieur le ministre, notre pays est en guerre", entama ainsi le député UMP Eric Ciotti. "Notre pays est en guerre contre le terrorisme et contre l'expression qu'il revêt aujourd'hui : celle du fanatisme religieux et de l'extrémisme, celle qui arbore le visage de l'État islamique. (...) Face à cette situation de guerre, nous devons manifester notre unité".

Arrow Down

Flamby plus impopulaire que jamais

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Les cotes de popularité du président François Hollande et de son Premier ministre socialiste Manuel Valls continuent à reculer en septembre, le chef de l'Etat tombant à 13% et le Premier ministre à 30%, des chiffres "calamiteux" selon le baromètre Ipsos-Le Point publié lundi.

83% des Français portent un jugement défavorable sur l'action du président de la République (+4 points). Au sein de cet ensemble, la proportion de ceux qui ont un jugement "très défavorable" fait un bond de dix points (50% au lieu de 40% en août).

C'est le plus haut niveau d'impopularité de François Hollande depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2012, selon ce sondage réalisé par téléphone les 12 et 13 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 959 français de plus de 18 ans. Un autre sondage publié par TNS Sofres le 4 septembre situait déjà la cote de confiance présidentielle à 13%.

Eye 1

La France demande toujours plus d'informations sur les usagers de Google

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Lors du premier semestre 2014, la France a demandé à Google des informations personnelles sur 3826 comptes. Dans 51 % des cas, Google n'a pas accédé aux sollicitations des autorités, jugeant que ces requêtes étaient disproportionnées ou ne respectaient pas la législation.

Chaque semestre, Google publie un nouveau rapport de transparence rendant compte des sollicitations judiciaires ou administratives que l'entreprise reçoit pays par pays. Celles-ci incluent non seulement les demandes de suppression de contenu sur ses différents services, mais aussi les requêtes visant à obtenir des informations sur certains utilisateurs.

De façon générale, Google est de plus en plus contacté par les autorités, qui veulent être renseignées sur tel ou tel individu ou voir certaines données disparaître du net. "Nous avons constaté une hausse de 15 % depuis le deuxième semestre de l'année dernière et un bond de 150 % depuis que nous avons commencé à publier ces données en 2009", indique l'entreprise américaine.