Les Maîtres du MondeS


USA

Que reste-t-il du Watergate ?

watergate
Si, en quittant la présidence au terme de son second mandat, Richard Nixon avait voulu réécouter toutes les conversations qu'il avait décidé d'enregistrer pendant ses années à la Maison Blanche, l'exercice lui aurait pris 9 000 heures. Mais, on le sait, Nixon n'acheva pas le mandat auquel il fut réélu triomphalement en novembre 1972, remportant alors quarante-neuf Etats sur cinquante contre le démocrate George Mc Govern, puisque, le 9 août 1974, il dut démissionner. Motifs : sa paranoïa, les écoutes téléphoniques, le scandale du Watergate.

A l'époque, Ronald Reagan plaisanta : « Les démocrates devraient être heureux que quelqu'un ait encore envie de les écouter. » Quarante ans plus tard, le scandale conserve un petit cachet nostalgique, mais les battements de cymbales qu'on entendit alors ont acquis une sonorité plus grinçante.. Après le Watergate, rien ne serait plus comme avant, avait-on promis. Ce serait la victoire définitive de la démocratie américaine, le triomphe du contre-pouvoir de la presse, la fin des mensonges officiels, de la présidence impériale, enfin le retour de l'innocence... Or que reste-t-il du Watergate ?


Commentaire : « Après le Watergate, rien ne serait plus comme avant, avait-on promis. » Sur cela, ils ont bien tenu leur promesse mais à l'opposé du « Ce serait la victoire définitive de la démocratie américaine, le triomphe du contre-pouvoir de la presse, la fin des mensonges officiels, de la présidence impériale, enfin le retour de l'innocence... »


Bad Guys

Les « sauveurs » de l'Irak

bush obama
Replaçant l'actuelle opération jihadiste en Irak dans la longue période, le géographe Manlio Dinucci ne l'interprète pas comme un débordement de la guerre en Syrie, mais comme la troisième guerre états-unienne en Irak. Par conséquent, pour lui, c'est la guerre en Syrie qui est un débordement de la guerre en Irak.

Les premiers chasseurs bombardiers états-uniens, qui en Irak ont attaqué le 8 août des objectifs dans la zone contrôlée par l'Émirat islamique, ont décollé du porte-avions baptisé Georges H.W. Bush, en l'honneur du président républicain auteur en 1991 de la première guerre contre l'Irak. Continuée par son fils, George W. Bush, qui en 2003 attaqua et occupa le pays, en accusant Saddam Hussein (sur la base de « preuves » qui se sont ensuite révélés fausses) de posséder des armes de destruction de masse et de soutenir Al-Qaïda. Après avoir employé dans la guerre intérieure en Irak plus d'un million de soldats, plus des centaines de milliers d'alliés et de mercenaires, les États-Unis en sont sortis substantiellement vaincus, sans arriver à réaliser l'objectif de plein contrôle de ce pays, de première importance par sa position géostratégique au Proche-Orient et ses réserves pétrolifères.

Radar

Obama et ses pom-pom girls veulent interdire toute aide matérielle dans l'est de l'Ukraine

Alors que les destructions et les massacres de populations civiles s'intensifient dans l'est de Ukraine, Obama et ses pom-pom girls (* ) de l'union européenne expliquent que le convoi humanitaire envoyé par Poutine est une ruse, en fait un cheval de Troie pour envahir l'Ukraine, transportant troupes et matériel militaire.

Nous prennent-ils pour des buses ?

pom pom girls
Tout d'un coup les russes auraient besoin d'une ruse pour aider les séparatistes alors que cela fait plusieurs semaines déjà qu'Obama et ses pom-pom girls accusent les russes d'envoyer massivement hommes et armement dans l'est de l'Ukraine et que plus de 20000 soldats sur le pied de guerre sont massés à la frontière.

On se doute bien que si les russes avaient envoyé hommes et armement en Ukraine, c'est Kiev qui serait aujourd'hui assiégée par les troupes russes.

En fait, le régime de Kiev et ses commanditaires étasuniens et européens redoutent que l'aide humanitaire permettrait aux séparatistes de continuer à résister encore quelques semaines.

Et comment poursuivre la guerre alors que les troupes de Kiev sont à bout de souffle, ne recevant que très peu de ravitaillement, et surtout ne recevant plus de renforts. Kiev semble être au bord de l'effondrement économique et politique, n'ayant bientôt plus les moyens de payer la solde de ses troupes.

Ceci explique la sauvagerie des unités paramilitaires fascistes, tels que le secteur droit et le Bataillon d'Azov envers les populations de l'est de l'Ukraine. Les hôpitaux, les maternités et les usines chimiques sont bombardés aveuglément, les salves de roquettes tirés sans discernement dans les centres-villes, coupant l'eau , l'électricité et l'approvisionnement en nourriture.

Le nombre de victimes civiles dépassent les deux milles mais aucun mé(r)dia n'en fait état, par contre tous relayent les cris d'indignation de l'OTAN qu'un convoi de camions russe puisse apporter de l'aide humanitaire dans est de l'Ukraine.

Snakes in Suits

Flashback Meilleur du Web: Comprendre la Ponérologie Politique - Andrew M. Lobaczewski

Bush, Hitler
MAL : 1 a : moralement répréhensible : péché, méchant < une mauvaise pulsion> b : provenant d'un réel ou attribué mauvais caractère ou conduite 2 a archaïque : inférieur b : causant malaise ou répulsion : choquant c : désagréable 3 a : causant du tort : pernicieux b : marqué par le malheur : malchanceux (Merriam-Webster en ligne)

Les éditions Pilule Rouge ont récemment publié [en français] le livre du psychologue Andrew M. Lobaczewski Ponérologie Politique, dans lequel l'auteur expose ses observations durant ses années de travail clinique en Pologne sur la corrélation élevée entre des actes que la plupart considèrent « mauvais » et diverses pathologies.

Le diagnostic le plus juste de ces individus [atteints des diverses pathologies] en jargon psychologique moderne pourrait être la sociopathie, dont la caractéristique la plus importante est le manque apparent de conscience, ou d'empathie, pour les autres êtres vivants. Lobaczewski et certains de ses collègues d'Europe de l'est, travaillant sous le gouvernement soviétique, ont décidé de mener cette étude aux niveaux les plus hauts et de rechercher comment la sociopathie se déroule dans le gouvernement, dans les affaires, et dans d'autres groupes sociaux.

Wall Street

Le documentaire Noire finance

noire finance
1/2. La grande pompe à phynances.

Réalisateurs : Jean-Michel Meurice, Fabrizio Calvi.

Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, jusqu'à la libéralisation sous Reagan et Thatcher.

Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des " barons voleurs " d'hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l'euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)... : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.

Pourquoi faut-il donner de l'argent public aux banques privées en faillite ? C'est par cette question sans ambiguïté que s'ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d'un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n'était pas gagné d'avance, tant est opaque l'univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s'inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d'animation, retrace l'histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l'économie mondiale, au profit d'une spéculation criminelle.

Stock Down

Pour Jacques Myard, les sanctions à l'encontre de la Russie sont suicidaires pour la France et l'Europe

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© ALEXEI NIKOLSKY/AFP
FIGAROVOX/ENTRETIEN - Pour Jacques Myard, la guerre économique que se livrent actuellement l'Union Européenne et la Russie est une grave erreur, révélatrice du manque de discernement et de concertation des 28 en matière de politique étrangère.

FigaroVox : Les sanctions économiques prises par l'Union européenne à l'encontre de la Russie vous paraissent-elles justifiées?

Jacques MYARD : L'Union européenne et les États qui la composent viennent de commettre une faute grave car le conflit ukrainien avec les rebelles russophones est un conflit purement régional, qui fait suite à la chute de l'URSS et qui se passe dans un contexte avec sa protohistoire, notamment durant la Seconde Guerre mondiale, quand nombre d'ukrainiens avaient pris parti pour les nazis.

Snakes in Suits

Document sur une guerre globale planifiée par les USA

Traduction par Lionel pour vineyardsaker

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© Inconnu
Un document tout à fait remarquable, publié ce 31 juillet 2014, sur la planification militaire des États-Unis recommande au Pentagone de se préparer à mener une demi-douzaine de guerres simultanément, y compris des guerres dans lesquels l'antagoniste serait équipé d'armes nucléaires.

Le document, intitulé « Assurer une défense solide des USA pour l'avenir » [1], a été rédigé par le Comité de la défense nationale, un groupe d'anciens fonctionnaires civils et militaires de haut rang, mandaté par le Congrès pour fournir une analyse critique du document officiel de planification du Pentagone publié au début de cette année, la Revue quadriennale de défense 2014.

Propaganda

Propagande américaine, où comment toujours mieux préparer la population à la guerre

Traduction : Résistance 71

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Les propagandistes occidentaux ne font-ils que se tromper eux-mêmes ?
La toute dernière absurdité en date en provenance de l'Ukraine, de l'Union Européenne et de Washington est que l'aide humanitaire que la Russie fait envoyer par camions avec l'aide de la Croix Rouge Internationale dans les anciens territoires russes, serait un subterfuge, une manigance, un prétexte pour les forces d'invasion russes. Un tel mensonge éhonté nous dit que les propagandistes occidentaux n'ont absolument aucun respect pour l'intelligence des peuples de l'occident.

USA

Irak : la coterie de va-t-en guerre à Washington

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Avec une série de frappes aériennes vendredi et toute la fin de semaine, les États-Unis sont partis une foi de plus en guerre en Irak. Cette nouvelle aventure militaire impérialiste est lancée au mépris d'une vaste opposition populaire et sans la moindre autorisation légale ou constitutionnelle.

La décision de lancer une nouvelle guerre a été prise par une poignée de stratèges de la politique impérialiste américaine au sein de l'appareil militaire et de renseignement, de concert avec l'élite patronale et financière. Elle a été prise dans le dos des Américains, qui n'ont absolument aucun mot à dire sur les politiques, y compris le fait de partir en guerre, qui ont un effet sur leurs vies.

L'annonce par le président Obama jeudi soir qu'il autorise le lancement de frappes aériennes et d'autres actions contre l'État islamique d'Irak et du Levant (EIIL), est intervenue tout juste un jour après qu'Anthony Cordesman duCenter for Strategic and International Studies a publié une analyse qui prônait une escalade de l'opération militaire américaine en Irak. Cordesman et sonthink tank basé à Washington DC jouent un rôle de premier plan dans le réseau des stratèges des services de renseignement et de l'armée qui déterminent la politique étrangère américaine.

Attention

Alors que le monde était captivé par la Mannschaft, Merkel a ouvert la voie pour le fracking en Europe

Ce mois de juin, pendant que le monde entier était fasciné par les performances de la Mannschaft, la chancelière allemande Angela Merkel a fait avancer le projet de l'introduction du «fracking» en Europe à pas de géant. Tandis que les Allemands abattaient les obstacles sur la route qui les a menés à la finale, Merkel menait des négociations avec l'administration Obama qui sont passées quasiment inaperçues. Ainsi, les quelques articles parus dans le Washington Post, NeoPresse et EU Observer ont été complètement ignorés par les médias.

Dans un document confidentiel, Non-paper on a Chapter on Energy and Raw Materials in TTIP, émanant du Conseil de l'Europe, l'Union européenne a réclamé rien de moins qu'une «garantie d'accès au pétrole et au gaz américains ».

Depuis les chocs pétroliers de la première moitié des années septante du siècle passé, les États-Unis ont interdit les exportations de pétrole. En cas d'assouplissement de cette interdiction, les producteurs américains pourraient bénéficier d'un accès plus large au marché international. Des compagnies pétrolières américaines (ExxonMobil Corp et Wintershall, une filiale de BASF), se sont déjà positionnées pour explorer les gisements éligibles au fracking en Allemagne.