Les Maîtres du MondeS


Bomb

Discours inaugural du président Bachar el-Assad

fr Bachar el-Assad
Honorables Syriens,
Honorable peuple libre et révolutionnaire,

Il y a maintenant trois ans et quatre mois que certains ont décrété en votre nom : « le peuple exige ! ».

Oui... le peuple a exigé, le peuple a décidé, et le peuple a exécuté !

Citoyens syriens,
Mes frères et sœurs,

Voilà des années que certains crient après la liberté, mais voici que vous vous êtes révélés « libres » en une époque de suivisme et « souverains » en une époque de complaisance servile.

Ils ont surenchéri sur la démocratie, mais vous l'avez exercée de la manière la plus noble qui soit. Vous avez refusé qu'un étranger ne se mêle de diriger la patrie. Vous avez choisi votre Constitution, votre Parlement, et votre Président, de telle sorte que la décision est vôtre et que la démocratie est de votre fait.

Ils n'ont fait que dire « le peuple syrien est un », mais vous vous êtes dressés face à leur ouragan de discorde et avez empêché les vents de la partition d'atteindre vos cœurs et vos esprits, prouvant en cela que vous êtes réellement un seul peuple qui bat d'un seul cœur.

Bad Guys

Les États-Unis à la recherche d'un « casus belli »

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Depuis quelques jours, toute l'attention est tournée sur le Boeing 777 de Malaysia Airlines abattu dans le ciel de l'Ukraine orientale, à courte de distance de la Russie.

N'étant expert ni en aéronautique ni en armement, je me garderai bien d'entrer dans le bal des spéculations sur les circonstances matérielles de cette opération qui a fait 298 victimes civiles innocentes.

Il se trouve toutefois que mes expériences professionnelles m'ont amené à évoluer dans le domaine de l'assurance et à fréquenter des actuaires, ces professionnels chargés de l'évaluation des risques pour la tarification des primes facturées aux personnes désireuses d'assurer leurs biens. Or, un avion de ligne est un bien assurable.

Tout le travail des actuaires repose sur le calcul des probabilités qu'un risque survienne. Dans le cas d'un avion de ligne, le risque le plus important est celui d'une chute entraînant sa perte et celle des passagers qu'il transporte, les dommages pouvant s'élever à quelques centaines de millions de dollars, selon le type et la taille de l'appareil, et le nombre de passagers transportés.

Or, de tous les types de transports utilisés, c'est le transport aérien qui est de loin le plus sécuritaire, comme le démontrent les statistiques.

On doit donc comprendre en partant qu'un événement comme celui qui est survenu cette semaine est extrêmement rare, et si l'on se met à examiner tous les facteurs qui contribuent au caractère exceptionnel de son occurrence, on se retrouve presque en face d'une impossibilité statistique, à moins qu'il ne s'agisse d'une opération téléguidée.

En effet, c'est le deuxième Boeing 777 d'Air Malaysia à disparaître en quelques mois dans des circonstances très particulières, un fait pourtant capital auquel les autorités politiques et les médias ne semblent accorder aucune importance. On a beau comprendre que la conjoncture internationale se prête bien à la récupération de cet événement à des fins de propagande, il n'en reste pas moins que toute analyse sérieuse devrait commencer par un examen approfondi de cette aberration statistique.

D'autant plus que dans les deux cas, la disparition des appareils est survenue hors de la trajectoire qu'ils devaient normalement emprunter. Ces cas ne sont pas sans rappeler les affaires du Boeing 747 de la Korean Airlines, vol KAL 007 (un clin d'œil à James Bond ?), qui avait été abattu le 1er septembre 1983 par un chasseur soviétique Sukhoï SU-15 au large des côtes sibériennes, et de l'Airbus A330 d'Iran Air, vol 655, abattu par le croiseur américain Vincennes dans le Golfe Persique.

Bad Guys

Extension de la guerre du gaz au Levant

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Après trois ans de guerre contre la Syrie, les « Occidentaux » ont délibérément étendu leur offensive à l'Irak, puis à la Palestine. Derrière les apparentes contradictions politiques entre partis religieux et laïques, de solides intérêts économiques expliquent cette stratégie. Au Levant, de nombreux groupes ont changé plusieurs fois de camp, mais les gisements de gaz sont immuables.

Toute guerre étant entreprise par une coalition, il est naturel qu'elle ait des objectifs multiples, de manière à satisfaire les intérêts propres de chaque membre de la coalition.

De ce point de vue, les combats qui font actuellement rage en Palestine, en Syrie et en Irak ont en commun d'être menés par un bloc formé par les États-Unis contre des peuples qui leur résistent, de poursuivre le plan de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East), et de modifier le marché mondial de l'énergie.

À propos de ce dernier point, deux choses peuvent changer : le tracé des pipe-lines et l'exploitation de nouveaux gisements [1].

Heart

Gaza : Lettre émouvante d'un médecin norvégien

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« Mon respect pour les blessés est infini, leur détermination contenue en pleine souffrance, dans l'agonie et le choc... », écrit le docteur Mads Gilbert.

Chers amis,

La nuit dernière a été extrême. L'invasion « terrestre » de Gaza a amené des dizaines de véhicules surchargés de toutes sortes de Palestiniens blessés, mutilés, déchiquetés, sanglants, tremblants, agonisant - de tous âges, tous des civils, tous innocents.

Les héros dans les ambulances et dans tous les hôpitaux de Gaza travaillent en équipes de 12 à 24 heures, gris de fatigue et de charges de travail inhumaines (sans aucune rémunération depuis 4 mois à Shifa). Ils soignent, trient, essaient de démêler l'incompréhensible chaos de corps, de tailles, de membres - des humains marchant, ne marchant plus, respirant, ne respirant plus, saignant. DES ÊTRES HUMAINS !

Star of David

Révélation explosive sur la LDJ

Invité de l'Esprit d'actu, Bernard Ravenel révèle qu'il y a eu un compromis entre « Nicolas Sarkozy à l'époque minsitre de l'Intérieur et le CRIF pour tolérer la LDJ ». Il révèle également que la police « est fatiguée de la LDJ ». Président d'honneur de l'Association France Palestine Solidarité, historien et militant politique, spécialisé dans les questions méditerranéennes, Bernard Ravenel a participé en 1960 à la fondation du Parti socialiste unifié (PSU).


Airplane

Meilleur du Web: Le missile, c'est Poutine

Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr

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Le verdict de l'interprétation guerrière est tombé : la tragédie ayant frappé la Malaysian Airlines - la seconde en quatre mois - est l'œuvre du « terrorisme » perpétré par les « séparatistes prorusses » armés par la Russie, et Poutine en est le principal responsable. Fin de l'histoire. Quiconque pense autrement doit se taire.

Pourquoi ? Parce que la CIA l'a dit. Parce qu'Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » Clinton l'a dit. Parce que l'exaltée Samantha « Responsabilité de protéger » Power l'a annoncé avec fracas à l'ONU, tout cela évidemment repris par le Washington Post, qui est infesté de néoconservateurs.

Pourquoi ? Parce que les médias institutionnels anglo-américains, de CNN à Fox (qui a tenté d'acheter la Time Warner, propriétaire de CNN), l'ont dit. Parce que le président des États-Unis l'a dit. Mais surtout parce que Kiev l'a dit avec véhémence dès le départ.

D'entrée de jeu, ils attendaient leur tour : toute la lignée « d'experts » de la « communauté du renseignement étatsunien », invariablement hystériques, crachant littéralement de leur illustre bouche tout leur venin sur la « méchante » Russie et le « méchant » Poutine ; ces mêmes « experts » incapables d'identifier un convoi de rutilantes Toyota blanches traversant le désert irakien pour aller prendre Mossoul. Mais leur jugement est déjà prononcé, inutile d'aller plus loin, ils ont tout de go résolu le mystère du vol MH17.

Star of David

13 soldats israéliens tués dans l'opération à Gaza et 50 Palestiniens dont 17 enfants et 14 femmes

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© BAZ RATNER / REUTERSDes chars israéliens à la frontière avec Gaza, le 20 juillet 2014.
L'armée israélienne confirme la perte de treize soldats après l'intensification de son offensive à Gaza. Les bombardements ont redoublé d'intensité sur l'enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas. L'armée israélienne tente de neutraliser les tirs de roquettes et les tunnels du mouvement palestinien.

Selon un nouveau bilan réalisé dimanche 20 juillet par les services de santé de la bande de Gaza, plus de 400 Palestiniens sont morts au 13e jour de l'offensive militaire israélienne.

Voici les principales informations :

- La plus meurtrière depuis le début de l'opération. Au moins 87 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, dimanche, selon les secours.

- Treize soldats israéliens tués. Tsahal a confirmé la mort de treize soldats, le double des pertes subies depuis le début des opérations. Selon Le Figaro, qui annonçait une quinzaine de soldats israéliens morts tués dans la nuit de samedi à dimanche 20 juillet, au moins un char de l'unité Golani a été détruit au cours des combats par des missiles de type Sagger.

- La trêve respectée une demi-heure à peine. L'armée israélienne "a approuvé une pause humanitaire à la demande du Comité international de la Croix Rouge (CICR) entre 13h30 et 15h30 heure locale à Chajaya", a indiqué l'armée sur son compte Twitter. Un peu plus tôt, le mouvement islamiste palestinien Hamas s'était dit favorable à une trêve humanitaire de trois heures. Finalement, elle n'a duré que très peu de temps, Tsahal accusant le Hamas de l'avoir rompu. Les Israéliens disent avoir riposté à des tirs.

- L'armée israélienne intensifie son pilonnage. Au moins 50 Palestiniens, parmi lesquelles 17 enfants, 14 femmes et 4 personnes âgées, ont été tués et 380 blessés par les bombardements israéliens de Chajaya, à l'est de la ville de Gaza, selon les secours palestiniens.

- Nouveaux efforts diplomatiques. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est attendu dans la région, tandis qu'une rencontre est prévue au Qatar entre le président palestinien Mahmoud Abbas, en retrait depuis le début de la crise, et le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal.

Clipboard

Vol MH17, les 10 questions de Moscou à Kiev

Anatoly Antonov
Anatoly Antonov,
Alors que la presse occidentale regorge d'hypothèses, d'accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu'aucun des titres phares de la presse atlantiste n'a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident.

Dans ses déclarations à la chaîne russe de télévision Russia Today [1], diffusées dès le 18 juillet 2014, le vice-ministre russe de la Défense s'est demandé, entre autres, par quels moyens certains pays occidentaux étaient-ils arrivés, « seulement 24 heures après les faits », à la conclusion que la Russie serait impliquée dans le crash de l'avion malaisien de ligne qui a coûté la vie à près de 300 personnes le 17 juin.

Quenelle - Golden

Christophe Oberlin : « La position de Hollande vis-à-vis des Palestiniens est ignoble »

israeli airstrike gaza
Algeriepatriotique : Professeur Oberlin, vous êtes connu pour vos missions humanitaires dans la bande de Gaza. Vous trouvez-vous sur les lieux du conflit ? Sinon, avez-vous des échos sur la situation actuelle dans les territoires occupés ?

Professeur Christophe Oberlin : Je vais trois fois par an à Gaza et, d'habitude, j'y vais début juillet. Mais cette fois-ci, j'y suis allé un peu plus tôt, puisque c'est la période de Ramadhan, et donc je m'y trouvais du 13 au 23 juin. A ce moment-là, il y avait des bombardements épisodiques et tout le monde, quelle que soit la tendance politique, pensait que l'affaire était enclenchée et qu'une guerre allait avoir lieu. Des échos, j'en ai parce que j'ai quelques contacts personnels et, heureusement, les SMS continuent à passer. J'ai eu plusieurs longues conversations téléphoniques ces jours-ci, mais je pense qu'il n'y a rien d'original par rapport à ce que rapportent les médias, en particulier Al-Jazeera qui est présente sur place. Depuis 13 ans, j'ai lié beaucoup d'amitiés là-bas et j'espère qu'aucun de mes amis ne va se faire tuer. Ce n'est pas évident, vous savez. Un ami, dont l'immeuble qui jouxte le sien est une annexe du ministère de l'Intérieur, m'avait dit - quand j'y étais, il y a un mois - que quand la guerre va arriver, la première bombe sera pour cet immeuble. Evidemment, l'immeuble en plein cœur de Gaza était vide, flambant neuf, et mes amis et tous les habitants des immeubles environnants se sont retrouvés dans la rue, à 2h du matin, pour aller se réfugier ailleurs. C'est effrayant, surtout avec le système absolument horrible qu'utilisent les Israéliens : quand il y a un missile qui tombe, on sait que dans les dix minutes qui vont suivre, il y en aura un autre.

Stock Down

La crise systémique 2.0 a commencé

Wheelbarrow of money
© Unknown
Pendant que Tsahal organise le massacre à Gaza le 18 juillet 2014, la crise systémique 2.0 (deux point zéro) commence dans le silence général. La holding Rioforte, actionnaire majoritaire (20,1 %) de la 1ère banque portugaise, Banco Espirito Santo (BES) qui a fait un énorme défaut de paiement est officiellement en faillite depuis le 18 juillet. Rioforte a fait défaut sur sa dette de 847 millions d'euros contractée auprès de Portugal Telecom. Il est bon de signaler que la banque française Crédit Agricole est le deuxième actionnaire de BES avec 14,6 %. Le système bancaire mondial est d'ailleurs à bout de souffle, voici un petit tour d'horizon :
  • En France, le besoin de fonds propres des banques est estimé à 50 milliards d'euros selon l'OCDE, un chiffre qui rappelle étrangement le plan d'économie du gouvernement français.
  • Corporate Commercial Bank (KTB) en Bulgarie a bloqué les comptes de tous ses clients (particuliers, entreprises, hôpitaux et municipalités) et le Parlement bulgare a rejeté jeudi 17 juillet le vote d'un budget rectificatif afin de résoudre la crise bancaire.
  • En Autriche, les députés ont adopté mardi 15 juillet 2014 un projet de loi créant une structure de défaisance afin d'effacer les dettes de la banque Hypo Alpe Adria qui a été nationalisée après une perte de 5,5 milliards d'euros. Plusieurs milliards de dollars supplémentaires vont ainsi être ajoutés à la dette nationale autrichienne.
  • Le juge du tribunal new-yorkais de Manhattan a empêché l'Argentine d'honorer ses créances en bloquant le compte de la banque centrale Argentine à la Bank of New York. L'Argentine risque d'être officiellement en défaut de paiement le 30 juillet 2014. BNP, JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, etc, etc, ont été lourdement sanctionnés par le gouvernement américain. En 2014, Citigroup a versé 7 milliards de $, BNP Paribas 8,9 milliards et Bank of America est actuellement en cours de jugement avec une amende évaluée à 17 milliards de $. JP Morgan Chase a dû débourser 13 milliards de $ en 2013. Qui veut la peau du système bancaire ?