Début mars, l'Arabie saoudite a publié une liste des organisations terroristes comportant, entre autres, le nom de «l'Etat islamique en Irak et au Levant» (EIIL, ou Daech).Cette mesure ne dédouane pas le royaume wahhabite, qui constitue la principale source de soutien aux groupes extrémistes qui sévissent en Irak, en Syrie et dans le reste du monde.
Un faisceau d'indices montre que malgré ses dénégations et ses démentis, l'Arabie saoudite constitue l'un des plus forts soutiens de «l'Etat islamique en Irak et au Levant», qui est l'une des organisations terroristes les plus sanguinaires de tous les temps, responsable de crimes abominables en Irak et en Syrie.
Sur le plan idéologique d'abord, les thèses défendues par l'EIIL s'inspirent du wahhabisme, qui est la doctrine religieuse officielle du royaume.
Aussi bien aux niveaux des règles régissant la société que des relations avec les autres, notamment les minorités, l'EIIL épouse les théories des cheikhs wahhabites, dont beaucoup de fatwas rétrogrades (décrets religieux) sont allègrement appliquées par les chefs religieux de l'organisation.