La Russie a mis en garde le régime pro-occidental de Kiev contre l'organisation d'opérations militaires à l'encontre des protestations anti-gouvernementales en Ukraine de l'Est, ce qui a provoqué à Berlin une nouvelle vague de propagande belliciste anti-russe.
© Gleb Garanich/ReutersLe Premier ministre ukrainien - d'un gouvernement non-élu - Arseni Iatseniouk
en compagnie du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, le 22 mars 2014.
Avant même la convocation par la Russie d'une session extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a accusé Moscou de « fomenter des troubles en Ukraine, » en usant de menaces : « la Russie doit savoir que l'Occident ne se laissera pas prendre au chantage. »
Le président et vice-chancelier Sigmar Gabriel (Parti social-démocrate, SPD) est allé encore plus loin. Il a profité d'une célébration de la Première Guerre mondiale à l'église française de Berlin pour attiser la haine contre la Russie. Aux côtés du premier ministre français, Manuel Valls, il a accusé Moscou de remettre en question « les valeur politiques fondamentales. »
La Russie est « manifestement prête à laisser des chars franchir les frontières européennes, » a-t-il dit, ajoutant que Moscou « est revenu à l'esprit de la politique de pouvoir nationaliste » qui, il y a cent ans, avait conduit à la Première Guerre mondiale.