Les Maîtres du MondeS


USA

Ukraine : et c'est reparti pour un tour !

Image
Les événements du 11 Septembre 2001 avaient permis aux Etats-Unis d'enclencher une série d'opérations majeures destinées à leur permettre, enfin, de capitaliser sur la chute de l'URSS. L'offensive s'était ainsi déployée sur trois axes : remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient ; prise de contrôle de l'Asie Centrale et «annexion» des anciennes républiques soviétiques. Un an après la Géorgie, l'Ukraine avait donc déjà été, en 2004, le théâtre d'une des fameuses «révolutions colorées» orchestrées par la CIA et la NED. L'objectif était de pousser Kiev dans les bras de l'OTAN et de l'UE. Aujourd'hui le niet ukrainien à l'UE panique le Bloc atlantiste qui craint de voir Kiev rebasculer dans le giron de Moscou. Et Pavlov de reprendre du service pour nous resservir une petite révolution sur mesure, avec bain de sang en option si nécessaire, histoire de ramener le régime à la raison atlantiste.

2013, l'année Poutine

Décidément, le manque d'originalité des bidouillages du Bloc de l'Ouest a quelque chose de consternant. Alors de deux choses l'une : soit ses élites pensantes ont de terribles problèmes de mémoire immédiate, soit ils nous prennent vraiment pour des blondes. Et tout bien considéré, la simple existence de Wikipédia rend la première hypothèse peu vraisemblable. Les bidouillages des fameuses «révolutions colorées» du début des années 2000 sont en effet largement documentés. Et notamment l'implication de la CIA (voir l'excellent documentaire de Manon Loizeau) ou l'utilisation d'officines officiellement destinées à la toujours vertueuse promotion de la démocratie, dont la fameuse National Endowment for Democracy (NED, Fondation nationale pour la démocratie).

C'est que l'enjeu est de taille, pour la première fois depuis l'éclatement de l'empire Soviétique, la Russie a réussi à empêcher un de ses ex-satellites d'être définitivement absorbé par le Bloc atlantiste. Et, franchement, après les succès enregistrés en 2013 par Poutine sur les fronts syrien ou iranien notamment, ça commence à faire beaucoup pour le Bloc qui tente dès lors désespérément de ralentir sa chute.

Cult

Le scandale qui couve depuis des années en Angleterre finira-t-il par exploser?

Image
Jimmy Savile
La BBC est occupée à menacer et harceler ceux qui cherchent à exposer le réseau pédophile qui niche probablement toujours dans ses quartiers. Idem pour ceux qui cherchent à comprendre les connexions de Jimmy Savile. Tout cela fait partie d'une stratégie d'étouffement, car on ne sait jamais jusqu'où le scandale pourrait mener.

Depuis plus d'un an que l'affaire Savile a éclaté, on estime qu'il aurait fait un bon millier de victimes à travers tout le pays. Certaines d'entre elles tentent de raconter ce qu'elles ont vécu à la police, de l'Ecosse au Pays de Galles, en passant bien sûr par Jersey.

Mais, en 14 mois, seules quelques stars de la BBC sur le retour, comme Gary Glitter, pédophile notoire adepte du Cambodge[1] et cité dans pas mal d'affaires du genre, ou le vieux présentateur Stuart Hall (qui a bien failli s'en tirer avec quelques mois de prison seulement). Quelques curés et politiciens ont aussi été inquiétés, mais si peu. Car, les victimes parlent bien d'un réseau pédophile niché à la BBC, dans les locaux de laquelle de nombreux viols de mineurs ont eu lieu. La BBC, elle, n'a admis que de vagues « dysfonctionnements ». Pourtant, les chauffeurs des stars de la BBC convoyaient aussi, régulièrement, des enfants[2].

Bref, la BBC a chaud aux fesses, il faut donc contre attaquer. On apprend ainsi que la chaine publique de télé et radio fait la promotion de sites web qui attaquent les quelques victimes et autres citoyens cherchant à découvrir les tenants et les aboutissants des relations de Jimmy Savile, qu'on tente, contre toutes les évidences, de nous faire passer pour un prédateur isolé.

Newspaper

Michel Collon : impossible d'informer sur les guerres dans les médias occidentaux

Image
Michel Collon, journaliste indépendant et écrivain belge spécialisé dans l'analyse des stratégies de guerre, des relations Nord-Sud et des média mensonges répond à nos questions sur le traitement médiatique occidental de la crise syrienne. Il dénonce les medias occidentaux qui déforment les faits et manipulent l'opinion publique afin de renverser le gouvernement syrien, protéger Israël et servir les intérêts de leurs maîtres, les multinationales et les états dominants.

Al-Manar : Sous prétexte que le gouvernement syrien n'autorise pas aux journalistes d'entrer en Syrie, les medias occidentaux s'appuient en majorité sur l'observatoire syrien des droits d'homme comme source unique d'information sur le conflit syrien. Que pensez-vous de l'OSDH et de cette dépendance des medias occidentaux à l'encontre de cette organisation sans chercher au moins à vérifier les informations publiées ?

Michel Collon : C'est un exemple frappant d'une règle plus générale : les médias occidentaux présentent les guerres et les grands conflits comme une croisade du Bien contre le Mal, en cachant soigneusement au public les intérêts économiques et stratégiques en jeu : ceux des multinationales occidentales. C'est pourquoi ils donnent la parole aux seules « sources » qui leur conviennent. « Experts » et « ONG » bien souvent financés par ces mêmes multinationales. Le prétendu OSDH est une création des services britanniques, tout le monde le sait, mais ce n'est jamais dit.

Cell Phone

La NSA localise des centaines de millions de téléphones portables

La NSA, l'agence américaine chargée des interceptions de communications, intercepte les données de géolocalisation de centaines de millions de téléphones portables dans le monde, a révélé mercredi le Washington Post, s'appuyant sur des documents fournis par l'ancien consultant Edward Snowden.

Six mois après les premières révélations de Snowden notamment sur la collecte des métadonnées téléphoniques (durée des appels, numéros appelés etc.), cette nouvelle révélation semble montrer que l'agence américaine est également capable de suivre des personnes à la trace grâce à leur portable, même quand celui-ci n'est pas utilisé.

L'agence stocke des informations sur "au moins des centaines de millions d'appareils" et enregistre "près de 5 milliards" de données de localisation par jour, affirme le quotidien sur son site internet. "Nous obtenons de vastes volumes" de données de géolocalisation partout dans le monde, a confirmé un haut responsable de cette collecte cité par le Post. L'agence y parvient en se connectant aux câbles qui relient les différents réseaux mobiles dans le monde et collecte "incidemment" des données de géolocalisation de citoyens américains.

Whistle

Comment TF1 saccage une maison en cinq jours

TF1 buildings
© Inconnu
Ou les dessous de l'émission « Tous ensemble ». TF1 propose un programme où l'animateur recrute des artisans et bénévoles pour retaper le logement d'une famille en difficulté. Ce témoignage d'un artisan est édifiant sur ce que vous ne verrez pas à l'écran : des travaux bâclés à cause de l'urgence, sans aucune considération en matière d'économie d'énergie et de matériaux écologiques.


Comment saccager une maison en cinq jours ? Au départ l'idée semble bonne. Pour des raisons « humanitaires », TF1 prétend venir en aide à des gens dans le besoin par le biais de l'émission « Tous ensemble ». Cette émission sélectionne des familles réellement dans le besoin - aucun doute là-dessus [1] - et déclare prendre en charge l'organisation de la rénovation complète de leur habitation, le tout dans l'urgence absolue. Cinq jours non-stop pour tout rénover.

Le problème vient sans doute de cette urgence. Sans aucune étude architecturale ou thermique préalable, les travaux commencent de suite en fonction des artisans et des matériaux disponibles, donnés par les fournisseurs. Persuadés de faire une bonne action et dans un élan de solidarité générale, artisans et bénévoles démarrent les travaux de démolition de tout ce qui semble trop vieux ou défectueux. Et zou ! Les faux plafonds, la vieille cloison, et même le corps de cheminée disparaissent du décor en deux temps trois mouvements. Idem pour le poêle à bois qui servait de cuisinière. Par contre les vieux planchers vermoulus restent en place.

Star of David

Pathocratie - Israël au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU !

L'État d'Israël a rejoint, le 28 novembre 2013, le Conseil des Droits de l'homme des Nations Unies. Invraisemblable mais vrai. Paradoxal puisque cet organe des Nations Unies a condamné à 46 reprises les violations israéliennes des droits humains ces cinq dernières années. Soit plus que tout autre pays au monde.

Neuf États occidentaux et désormais Israël siègent au Conseil. Une belle occasion pour Israël dont l'histoire des violations massives des droits humains est l'une des plus épouvantables au monde, de se refaire une petite virginité et pourquoi pas jouer au père fouettard.

C'est déjà fait. Le 02 décembre 2013, la Sud-Africaine Navanethem « Navi » Pillay, Haute commissaire du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies a déclaré qu'une enquête a abouti à assez d'éléments pour lier des crimes de guerre en Syrie au Président syrien Bashar Al-Assad en soulignant que les crimes de guerre dans ce pays « ont été autorisés au plus haut niveau »...Difficile de ne pas y voir la main d'Israël derrière!

Le Conseil s'est fait pirater car les israéliens en avaient marre d'être chaque année condamné une bonne dizaine de fois par des pays non-alignés.

Mais ce n'est pas seulement la Syrie qui va payer le prix de ce cirque au Conseil des Droits de l'Homme aux Nations Unies! Il y aura une belle série de cris d'orfraie et autres hurlements sur la situation de tous les pays mal vus par la petite « communauté internationale » autour d'Israël.

Laptop

Fermeture du site Hotfile, après deux ans de combat

Image
L'hébergeur de fichiers Hotfile jette l'éponge. Le site Internet a fermé ses portes, mercredi 4 décembre, après deux ans de procédures contre la Motion Picture Association of America (MPAA). Lancée en février 2011, l'offensive judiciaire s'est soldée par un arrangement (PDF) entre le site et le cinéma américain. Hotfile a convenu de verser 80 millions de dollars (59 millions d'euros) de dommages et intérêts, quand la MPAA demandait jusqu'à 500 millions de dollars (369 millions d'euros).

Hotfile était l'un des principaux cyberlockers (hébergeur de fichiers personnels) encore en activité, après la vague de fermetures survenues à la suite de la mise hors ligne de Megaupload au début de 2012. En août 2011, les ayants droit avaient obtenu l'accès aux données du site pour lancer, en mars 2012, l'action en justice qui a mené à l'arrangement publié mardi.

En août, la cour floridienne estimait que Hotfile n'est pas couvert par le statut d'hébergeur (safe harbor), qui l'aurait protégé des poursuites. En plus de la condamnation financière, le propriétaire du site, Anton Titov, a dû choisir l'avenir de son site. Hotfile pouvait ainsi exister en éliminant constamment les fichiers illicites - à l'aide d'un logiciel spécifique - ou simplement fermer ses portes.

Bomb

Les Marioles de la BCE à la dérive

Des banques de la zone euro ont encore emprunté 719 milliards d'euros à la BCE vendredi dernier 29 novembre car elles ne peuvent pas le faire sur les marchés à court terme du fait que les dirigeants des banques n'ont plus confiance entre eux,

Image

Snakes in Suits

Le leader d'Otpor ! travaillait pour Stratfor

Image
Srdja Popovic, un des deux fondateurs d'Otpor ! (le groupe qui organisa la révolution colorée en Serbie) et du CANVAS (le groupe qui forme des militants partout dans le monde en vue d'organiser des révolutions colorées), et son épouse ont été des employés de Stratfor, la firme texane de renseignement privée.

Selon Carl Gibson et Steve Horn, qui ont étudié les e-mails de Stratfor révélés par Wikileaks et ont vérifié les faits auprès des intéressés, Srdja Popovic a transmis à Stratfor à la fois son carnet d'adresse et le double de ses e-mails à l'insu de ses correspondants. De la sorte, la firme a pu entrer en contact et espionner toutes sortes d'organisations militantes et, au besoin, prévenir ses clients - des multinationales - des opérations qui se préparaient contre elles.

En outre, Srdja Popovic a conseillé la firme, notamment en élaborant un plan de renversement du président du Venezuela Hugo Chavez.

Otpor ! et le CANVAS sont des associations « non-violentes », soutenues par l'Otan pour renverser des gouvernements au profit d'équipes préparées par la CIA

Newspaper

Bachar el-Assad à nouveau accusé de crimes

La Haut commissaire aux Droits de l'homme des Nations unies, la Sud-africaine Navi Pillay, a déclaré que la Commission d'enquête qu'elle a créée à propos des crimes commis en Syrie avait accumulé quantité de preuves de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. « Les preuves indiquent une responsabilité au plus haut niveau du gouvernement, y compris du chef de l'État », a-t-elle ajouté.

La Haut commissaire préconise donc le déférement du président Bachar el-Assad devant une juridiction internationale.

La Syrie se retrouve de facto dans la situation qu'elle connaissait après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. De hauts fonctionnaires des Nations unies, ainsi que plusieurs États (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Arabie saoudite) avaient accusé le président Bachar el-Assad d'avoir commandité le meurtre. Cependant, après deux ans de fortes tensions, l'instance administrative libano-onusienne intitulée Tribunal spécial pour le Liban (mais dépourvue des caractéristiques des cours internationales) avait abandonné les poursuites, toute l'accusation s'avérant basée sur de faux témoignages. Par la suite, le Hezbollah a montré qu'Israël avait procédé au repérage précédant l'attentat et Thierry Meyssan a démontré que l'arme utilisée pour commettre le crime était fondée sur une technologie avancée dont seule l'Allemagne disposait à l'époque [1]. Le Tribunal spécial pour le Liban devrait débuter ses auditions en 2014, soit neuf ans après les faits.