Les Maîtres du MondeS


Eye 1

Comment Google obligera la presse à s'auto-censurer

Comme il l'a déjà fait aux Etats-Unis, Google imposera tôt ou tard son filtre SafeSearch aux internautes qui utilisent son moteur de recherche. Or le filtre est une incitation à l'auto-censure pour les sites de presse, dont les articles les plus "choquants" aux yeux de Google disparaissent des résultats de recherche.

On peut le déplorer ou refuser de l'admettre, mais c'est ainsi. Aucun site de presse ne peut se passer de l'indexation de ses articles par Google. Ne pas être référencé par le moteur de recherche qui est en position de quasi monopole, c'est se rendre invisible pour 95 % des recherches effectuées par les internautes en France, lesquels utilisent Google même pour saisir le nom d'un site qu'ils connaissent.

Que l'on soit un site de presse gratuit ou payant, qui vit de la publicité ou d'abonnements, la visibilité reste la clé de tout modèle économique. Même si les réseaux sociaux apportent une bulle d'oxygène en permettant de se rendre visible sur d'autres canaux, le moteur de recherche reste vital.

Pour les amateurs aussi, qui diffusent des informations à titre non professionnel, le référencement est essentiel. L'intérêt n'est plus économique, il est démocratique. Un article qui n'est pas référencé est un article qui ne sera pas ou peu lu. Celui qui voit ses articles arriver en tête des résultats sur la recherche d'une problématique quelconque est celui qui aura le plus de chances d'avoir une influence sur cette problématique. A ce titre, Google dispose d'un pouvoir encore insoupçonné, qui lui donne la faculté de modeler les esprits en montrant ou en cachant certaines idées (qu'il ait ce pouvoir ne veut pas dire qu'il s'en sert, mais qu'il s'agit d'un risque à prendre en considération).

Eiffel Tower

La France, pays occidental le plus interventionniste en 2013

En première ligne au Mali et en Centrafrique, velléitaire en Syrie, pugnace dans le dossier iranien: la France a acquis en 2013 le statut, réservé de coutume aux Etats-Unis, de pays occidental le plus interventionniste.

Paradoxe: la France adopte une position guerrière inhabituelle sur la scène internationale au moment où elle semble sur le déclin, entre difficultés à boucler son budget militaire, perte d'influence économique et apparition de nouveaux acteurs à l'instar du Qatar, de l'Inde ou du Brésil.

La France a montré qu'elle était devenue ces dernières années le plus faucon des pays occidentaux sur les dossiers au Proche-Orient et dans la région, résume Hussein Ibish, analyste à Washington du groupe de réflexion American Task force on Palestine.

Et en Afrique, sa toute dernière intervention - l'opération Sangaris en Centrafrique - a définitivement posé la question du retour de l'ancienne puissance coloniale en gendarme de l'Afrique.

Hussein Ibish rappelle que la France a poussé pour une intervention en Libye en mars 2011, a envahi et sauvé le Mali au début de l'année, était la plus enthousiaste à l'idée de frappes contre les sites d'armes chimiques en Syrie en août. Et sur l'Iran, elle a ferraillé pour empêcher un jeu de dupes sur le programme nucléaire iranien, pesant de tout son poids pour convaincre Européens et Américains de demander plus de concessions à Téhéran.

Che Guevara

Face à la colère populaire, l'UE compte museler ses citoyens

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Que n'a-t-on pas dit contre ceux qui « osaient » prétendre qu'un jour la crise financière allait dégénérer en un fascisme financier et des mesures autoritaires pour l'imposer ? L'oligarchie en place a une expérience millénaire dans ce domaine. Elle sait bien que l'austérité draconienne qu'elle exige et la confiscation des biens des peuples qu'elle impose, provoqueront fatalement, après le mécontentement, des révoltes et des émeutes.

Pour la neutraliser, les écoutes et les caméras accompagnent la stérilisation des esprits. Sachez que la Xbox One, la nouvelle console que vos enfants exigeront sans doute comme cadeau de Noël pour s'éclater avec leurs jeux vidéo, est équipée de « sensors Kinect », c'est-à-dire des cameras qui surveillent et transmettent au producteur de l'engin et demain pourquoi pas à la police, le moindre comportement du joueur cobaye, et ce de jour comme de nuit.

Star of David

Israël derrière l'assassinat de Hassan al-Lakiss

Un responsable israélien admet indirectement la responsabilité de l'Etat hébreu dans l'attaque survenue mardi soir.

"Un sommet sera organisé au ciel", a ironisé mercredi un membre des services de renseignements israéliens peu après l'annonce de l'assassinat à Beyrouth d'un leader du Hezbollah Hassan al-Lakiss, selon des propos rapportés par le magazine américain Foreign policy (FP).

"L'assassinat de Lakkis est un nouvel épisode dans la longue série d'assassinats des leaders de ce qu'Israël qualifie de +Front Radical+, une coalition comportant deux pays : la Syrie et l'Iran, et trois organisations : le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique palestinien", indique le rapport de Ronen Bergman publié sur le site du Foreign policy.

Eye 2

La loi sur l'espionnage en temps-réel des Français vient d'être validée

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Ça y est, la loi est passée ! Souvenez-vous, il était question d'un texte visant à autoriser la collecte des données des citoyens par l'Etat, sans aucune autorisation auprès de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité) et sans contrôle au niveau de la justice. En bref, une loi qui autorise toutes les dérives.

Le gouvernement sera donc en mesure de surveiller en temps-réel les communications téléphoniques et les échanges sur les réseaux avec la collecte :
des renseignements intéressant la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la reconstitution ou du maintien de groupements dissous
Par ailleurs, un députe UMP a demandé s'il était question de mettre également en place des sondes de captation des données réseaux, mais celui-ci n'aura obtenu aucune réponse. Mais le proverbe que « ceux qui en disent le moins sont ceux qui en font le plus » est très bien venu ici. De plus, la diminution du délai de 9 à 3 jours pour l'interception des données a été refusé. Enfin, rien ne prévoit dans ce texte la suppression des données. Comptent-ils les garder indéfiniment ?

Eiffel Tower

Meilleur du Web: La Françafrique en Centrafrique

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Quels sont les vrais intérêts de la France en République centrafricaine (RCA) ? Alors que François Hollande vient de déployer une force militaire française de 1 000 hommes dans ce pays, nous citoyens sommes en droit de nous demander pour quels motifs la France envoie ses soldats là-bas.

Voici quelques données sur ce pays peu connu. La République CentreAfricaine, c'est 622 984 Km2 pour environ 5 166 510 habitants, dont environs 45% sont protestants, 35% catholiques et 15% musulmans. C'est un pays aux ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées et surtout favorisé par un sous-sol riche en pétroles, diamants, or, uranium et autres métaux.

Rétrospection sur l'histoire de la RCA

Colonisée par la France à la fin du 19ième siècle puis proclamée « indépendante » le 13 août 1960, la république CentrAfricaine, depuis sa création, n'a jamais cessé de connaître l'instabilité politique et sociale au sein de ses frontières.

Plusieurs coup d'état se sont enchaînés depuis la nomination de Barthélémy Boganda, 1er chef d'état de la RCA, disparu dans des circonstances plus ou moins douteuses selon certains témoignages. Le flambeau fût repris par son cousin David Dacko, qui, suite à un coup d'état en 1965, sera remplacé par un autre cousin, le capitaine Jean-Bedel Bokassa avant de reprendre brièvement le pouvoir avec l'aide directe de la France dans l'opération Barracuda. Le 1er septembre 1981, son successeur, le général André Kolingba suspendra la constitution pour la remplacer par une dictature militaire qui le rendra impopulaire. Conséquence, de nombreux grèves et manifestations se succèdent.

Eiffel Tower

Centrafrique: la nouvelle Françafrique ou la politique du vide

Ce n'est pas un nouveau paradigme mais une curiosité géopolitique que Jacques Foccart, l'éminence grise de la Françafrique à l'Élysée est en train de concocter en République Centrafricaine.

Pour la deuxième fois en une année, la France intervient dans un pays de sa zone d'influence exclusive africaine sans aucun motif valable. Encore moins cette fois-ci à Bangui où Paris a renversé l'ex-Président Bozizé en soutenant la rébellion du SELEKA sans se concerter avec Sassou N'guesso et Déby pour que maintenant il faille encore intervenir pour mettre fin à un prétendu chaos sur fond de menace islamiste avec une possible ingérence du groupe Nigérian Boko Haram...Bon la consommation de stupéfiants lors de réunions consacrées à la sécurité régionale peut aboutir à ce genre de situations!

Exit les pontes de la FranceAfrique que sont le Congolais Denis Sassou N'guessou, l'Ivoirien Ouattara et le Tchadien Idriss Déby. Exit toute menace islamiste ou encore un chaos dont tout le monde s'en accommode fort bien lorsqu'il sert les intérêts des multinationales. L'intervention de la France en Centrafrique résulte d'une hantise de l'influence chinoise se décaler de la Corne de l'Afrique vers l'Afrique Occidentale après que les intérêts chinois ont été mis à mal par les États-Unis en obtenant la scission du Soudan et la perte d'une partie importante de ses gisements énergétiques ainsi que l'OPA israélienne sur des pays comme le Kenya.

Wall Street

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

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Engagées en 2008, les discussions sur l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne ont abouti le 18 octobre. Un bon présage pour le gouvernement américain, qui espère conclure un partenariat de ce type avec le Vieux Continent. Négocié en secret, ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettrait d'attaquer en justice tout Etat qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme.

Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l'orientation politique aurait pour effet d'amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu'elles puissent réclamer - et obtenir ! - une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu'il paraisse, ce scénario ne date pas d'hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d'accord multilatéral sur l'investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (1). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

L'accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l'Union européenne est une version modifiée de l'AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l'Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d'une réparation de plusieurs millions d'euros au bénéfice des plaignants.

Eiffel Tower

Mort d'Arafat : « le rapport français difficile à comprendre »

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Le rapport français écartant la thèse d'un empoisonnement de Yasser Arafat, décédé en 2004 près de Paris, est très difficile à comprendre, a déclaré jeudi le professeur François Bochud, co-auteur d'une expertise suisse qui avait abouti à une conclusion inverse.

"Nos données conduisent davantage vers la thèse d'un empoisonnement que dans la direction opposée", a déclaré à l'AFP le professeur Bochud, directeur de l'Institut de radiophysique de Lausanne.

M. Bochum est le co-auteur d'un rapport publié le 7 novembre privilégiant la thèse d'un empoisonnement au polonium.

Les scientifiques suisses, qui ont remis leur rapport à Souha Arafat, la veuve d'Arafat, et à l'Autorité palestinienne, ont indiqué avoir mesuré des doses de polonium jusqu'à 20 fois supérieures aux taux habituels. Les Palestiniens accusent « Israël » d'être derrière l'empoisonnement d'Arafat.

Bad Guys

Les protestations à Kiev soutenues par d'influents politiciens européens et américains, par l'UE et l'OTAN

Plus de 100.000 manifestants ont protesté dimanche à Kiev pour exiger la démission du président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Ils ont protesté contre la décision de celui-ci de renonceràl'accord d'association avec l'Union européenne (UE) qui devait être signé lors du sommet du partenariat oriental à Vilnius dans la capitale lituanienne.

Samedi, une unité des forces spéciales de la police est intervenue brutalement contre les manifestants anti-gouvernement. Bien qu'Ianoukovitch ait ensuite cherché à se distancer de l'intervention policière, ceci a clairement contribué à rassembler un grand nombre de personnes sur la Place de l'Indépendance, dans le centre de Kiev, malgré l'interdiction des autorités de manifester dimanche.

La police s'était tout d'abord retenue et la manifestation s'était passée pacifiquement. Mais, dans la soirée il y eut de nouveaux et sérieux affrontements qui ont fait plus d'une centaine de blessés. Cette fois-ci les attaques étaient parties de manifestants masqués qui tentaient de prendre d'assaut le siège du président.

Environ 5.000 protestataires anti-gouvernement ont passé la nuit dans le centre de Kiev en dressant des tentes et des barricades. Vitali Klitschko, l'un des dirigeants de l'opposition, leur a instamment demandé de ne pas abandonner le contrôle du centre-ville et de bloquer les bâtiments administratifs. « Nous devons mobiliser tout le pays, nous ne pouvons pas perdre l'initiative, » a-t-il dit.