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Nuke

Nouveau défi pour Tepco à Fukushima - Le risque de tarissement du personnel compétent

Fukushima Daiichi NPS Unit 4
© TepcoFukushima Daiichi NPS Unit 4
Ruinée et œuvrant au démantèlement d'une centrale nucléaire dans un piètre état, Tepco doit en plus faire face à un autre défi de taille : maintenir sur place un personnel compétent et s'assurer de la possibilité d'en trouver pour les 40 années à venir. Une tâche qui est loin d'être aisée.

« Pour les deux ans à venir, on n'a pas de problème », assure Zengo Aizawa, un vice-président de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), interrogé en conférence de presse sur le recrutement de personnel pour la centrale accidentée de Fukushima. Cette certitude en fait douter plus d'un, à commencer par des travailleurs eux-mêmes.

Des témoignages de salariés inquiétants

Dans Journal d'un travailleur à la centrale Fukushima Daiichi, écrit au jour le jour depuis plus de deux ans, Happy (un surnom), vétéran de la centrale, explique combien le manque d'expérience d'une partie des individus intervenant sur le site commence à se faire sentir.

« Les gars du BTP ne sont pas habitués à travailler dans un environnement radioactif », souligne-t-il. Quant à ceux qui le sont, ils ne peuvent pas indéfiniment être là, puisque les normes de sécurité sont a priori très contraignantes: pas plus de 50 millisierverts en un an, et pas au-delà de 100 millisieverts cumulés en cinq années consécutives. Les plus chevronnés qui ont déjà passé deux ans sur le site (ils sont environ 200, selon Happy), vont devoir un jour partir. Qui va les remplacer ? C'est tout le problème. Car les candidats ne se bousculent pas pour aller à Fukushima même si, selon Happy ou d'après le manga "1F" dessiné par un autre travailleur, la situation ne se résume pas à un enfer permanent.

Star of David

Psychopathie - Israël : pas de sang éthiopien, que du sang pur !

Israël illustration
© Inconnu

Le refus du Magen David Adom, l'équivalent de la Croix rouge israélienne, d'accepter le don de sang de la députée noire d'origine éthiopienne Pnina Tamano-Shata a provoqué mercredi en Israël un scandale relayé par les médias.

La députée a voulu offrir son sang à l'occasion d'une opération de don organisée par le Magen David Adom, dans l'enceinte du parlement, à Jérusalem. Mais une responsable de cet organisme, filmée et enregistrée par une caméra vidéo, lui a expliqué que « selon les directives du ministère de la Santé, il n'est pas possible d'accepter le sang spécial d'origine juive éthiopienne. »

Selon les médias, le ministère de la Santé estime que le sang des juifs d'origine éthiopienne qui ne sont pas nés en Israël est susceptible de propager des maladies, notamment le Sida.

La députée s'est insurgée lors d'une interview sur la chaîne de télévision privée 10, contre « cet affront fait à toute une communauté en raison de la couleur de sa peau ». « J'ai 32 ans, je suis arrivée à l'âge de trois ans en Israël, j'ai effectué mon service militaire et j'ai deux enfants, il n'y aucune raison de me traiter de la sorte », s'est-elle indignée.

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Chart Pie

Racket - Une « taxe inondation » en 2015 ?

L'Assemblée nationale prévoit de créer une nouvelle taxe locale, annoncent ce matin Les Echos.

inondations
© Le Dauphiné libéré
Baptisée « taxe inondation », elle permettrait « un alourdissement optionnel de certains impôts locaux visant à financer une compétence nouvelle, jusque-là éclatée entre plusieurs acteurs, et désormais dévolue aux collectivités : la prévention des inondations », explique le quotidien économique.

Appuyée par le gouvernement, la taxe inondation, qui doit entrer en vigueur début 2015, ne pourra excéder 40 euros par habitant. Si les municipalités décident de l'appliquer, les fonds récoltés devraient permettre de financer l'entretien des cours d'eau et des littoraux côtiers.

Le risque d'inondation concerne 17 millions de Français.


Crusader

Seymour Hersh révèle les mensonges du gouvernement sur les attaques au gaz sarin en Syrie

Le journaliste d'investigation Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, a publié un article démontrant que le gouvernement américain et le président Barack Obama ont menti en toute conscience quand ils ont affirmé que le gouvernement syrien avait mené une attaque au gaz sarin contre une zone tenue par des insurgés en août dernier.

Le compte-rendu détaillé de Hersh, s'appuyant sur des informations fournies par des responsables passés et actuels des services de renseignements et de l'armée, a été publié dimanche dans la London Review of Books. Cet article, intitulé « Whose sarin?, » révèle le mensonge calculé qu'il y avait dans la propagande lancée chaque jour par le gouvernement et répétée sans discussion par les médias pendant plusieurs semaines pour donner un prétexte à une attaque militaire contre le régime du président syrien Bashar el-Assad.

Cet article révèle également des divergences très nettes au sein de l'appareil d'état sur le lancement d'une guerre aérienne qui, selon l'un des conseillers de haut niveau pour les opérations spéciales, aurait été « comme de fournir un soutien aérien de proximité à al-Nusra [filiale d'Al Qaïda]. »

Map

Scène internationale - L'Iran n'est pas « l'axe du mal »

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© Inconnu

C'était pourtant une bonne idée, cet objet perse a été offert par des diplomates de l'ONU à la délégation iranienne pour marquer un espoir de réconciliation, il semble que ce soit un faux récent. Tout un symbole de la manière dont nous percevons les peuples et les civilisations. Il ne s'agit pas seulement de "réintégrer sur la scène internationale" mais de respecter les peuples et leur apport réel (note de Danielle Bleitrach).

Fin novembre, l'Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Iran ont trouvé un accord sur le programme nucléaire iranien. Il pourrait préfigurer une nouvelle ère de relations géopolitiques. Pour Didier Billion, directeur adjoint à l'Iris, il faut appuyer cette dynamique.

Édité par Le Plus

Depuis le 24 novembre, presque tout a été expliqué sur le plan d'action commun adopté à Genève par la République islamique d'Iran et les six pays du P5+1. La signature de ce document ouvre une nouvelle séquence politique et initie un processus qui va s'étendre sur plusieurs mois.

Rien ne sera probablement linéaire et peut-être y aura-t-il des moments de stagnation, de tension, voire de retours en arrière partiels. Il n'empêche, la portée politique de l'événement est considérable et ouvre des perspectives qu'il convient de tenter de délimiter, même si nous n'en connaissons pas tous les paramètres.

Au-delà du contenu même de l'accord intérimaire, désormais largement connu, il y a sa dynamique potentielle, c'est-à-dire sa signification politique et la perspective de la réintégration de l'Iran sur la scène régionale et internationale. Pour de multiples raisons, cette réintégration va, en effet, peser lourd.

Bomb

Syrie : révélations sur des falsifications à des fins de guerre

Après les révélations du célèbre journaliste Seymour Hersh (*) publiées dimanche 8 décembre par la London Review of Books (**), concernant les manipulations du renseignement américain sur l'attaque chimique perpétrée le 21 août dans la Ghouta, près de Damas, voici les secrets mal gardés du mercenaire américain Matthew Vandyke, vétéran de la guerre de Libye et de Syrie (***).

Parvenue à pirater sa page Facebook, l'armée électronique syrienne a publié des éléments d'information accablants au sujet du dossier chimique syrien.

Matthew Vandyke affirme que le « Front al Nosra » était bien en possession et en capacité d'utiliser ces armes ce que toutes les chancelleries occidentales pro-intervention ont démenti, à commencer par les services secrets français et américains.

Mais en plus, Vandyke a, sans le savoir, apporté des indications précieuses sur la malhonnêteté intellectuelle de celui que tout le monde considère comme le plus grand expert balistique du conflit syrien, le fameux Brown Moses, alias Eliot Higgins.

Eye 1

Meilleur du Web: Patriot Act français : la loi liberticide qui permet à l'administration d'avoir accès à vos données personnelles a été votée

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Vos données et informations personnelles ne sont plus à l'abri. Dans le but de lutter contre la criminalité et la délinquance organisée, le Parlement français a adopté une loi qui laissera vos données personnelles à la merci de n'importe quelle administration.

Jusqu'à présent, l'administration française ne pouvait avoir accès à vos données personnelles que dans le cadre d'une enquête d'anti-terrorisme. Ce n'est désormais plus le cas avec ce projet de loi que le Parlement a voté le mardi 10 décembre 2013. En effet, ce projet de loi en rapport avec la programmation militaire entre 2014 et 2019 élargit le champ d'action des autorités dans la lutte contre la criminalité.

Ainsi, les administrations concernées peuvent donc demander l'accès direct aux informations personnelles d'un ou de plusieurs individus aux hébergeurs de sites Internet et aux fournisseurs d'accès à n'importe quel moment, et ce pour contrer la délinquance organisée et préserver le « potentiel scientifique et économique de la France. » Le tout sans passer par un juge, comme c'est censé être le cas en temps normal, pour n'importe quelle procédure de perquisition. L'accès aux données est donc libre.

Pour la Quadrature du Net,
« Ce texte marque une dérive sans précédent vers la généralisation de la surveillance sur Internet. En l'état, il permet la capture en temps réel sur simple demande administrative et sans mandat judiciaire des informations et documents traités dans les réseaux concernant tout un chacun. Il rend par ailleurs permanents des dispositifs qui n'étaient que temporaires »

Commentaire:

La loi de programmation militaire instaure aussi :
-un fichier de données personnelles des passagers aériens (ou PNR, au motif que les services américains ont réussi à nous en imposer un),

-permet, comme le soulignait Thiébaut @Devergranne, aux agents de l'ANSSI (l'agence en charge de la cyberdéfense) de pouvoir "répondre à une attaque informatique" en piratant les systèmes d'information qui en sont à l'origine, mais aussi d'identifier tout détenteur de systèmes "vulnérables, menacés ou attaqués".

Cerise sur le gâteau, la LPM va aussi permettre aux services de renseignement d'accéder plus facilement (et en toute légalité) à de nombreux fichiers policiers :
  • le fichier national des immatriculations,
  • le système national de gestion des permis de conduire,
  • le système de gestion des cartes nationales d'identité,
  • le système de gestion des passeports,
  • le système informatisé de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France,
  • les données relatives aux ressortissants étrangers contrôlés qui ne remplissent pas les conditions d'entrée requises,
  • les données recueillies à l'occasion de déplacements internationaux en provenance ou à destination d'Etats n'appartenant pas à l'Union européenne,
  • les antécédents judiciaires (STIC & JUDEX, truffés d'erreur, vertement critiqués par la CNIL, mais néanmoins fusionnés dans un nouveau méga-fichier, le TAJ -pour Traitement des antécédents judiciaires-, lui-même interconnecté au fichier Cassiopée du ministère de la Justice, cf Le cadeau empoisonné des fichiers policiers).



Display

La NSA cherchait des terroristes sur World of Warcraft

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Des documents classifiés datant de 2008 révèlent que les agences de renseignement ont aussi investi les jeux vidéo en ligne. Des agents de la NSA et du GCHQ se sont ainsi connectés sur World of Warcraft pour essayer de repérer des terroristes, mais aussi sur Second Life et le Xbox Live.

World of Warcraft n'a pas échappé à la lutte antiterroriste. D'après de nouveaux documents consultés par le New York Times, l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) et son homologue britannique (GCHQ) ont surveillé les conversations survenant dans le célèbre jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG), qui compte aujourd'hui encore plus de 7 millions d'abonnés.

Les services de renseignement occidentaux ont par exemple créé des personnages dans le jeu pour interagir avec certains joueurs, soit parce qu'ils étaient suspects, soit pour essayer d'en faire des informateurs malgré eux. Les agences ont aussi employé des méthodes plus classiques pour analyser le contenu des discussions afin d'y déceler un éventuel complot terroriste.

Bad Guys

Révolution colorée en Ukraine soutenue par l'UE et les Etats-Unis

La vague de manifestations en cours en Ukraine porte les étiquettes « Made in Germany » « Made in UE » et « Made in America ». Les médias occidentaux font de laborieux efforts pour dépeindre les manifestations de Kiev comme une lutte pour la démocratie et la primauté du droit. En fait, elles font partie d'un conflit sur des questions géostratégiques. Le but est de repousser l'influence de la Russie et de soumettre l'Ukraine à la domination de l'Allemagne, de l'Union européenne et de l'OTAN.

Il y a neuf ans, la révolution 'orange' a été organisée avec le soutien politique et financier massif du gouvernement américain et des ONG américaines telles que l'Open Society Institute du milliardaire George Soros. Ces forces ont réussi à faire annuler l'élection présidentielle et à s'assurer que le tandem pro-UE et pro-US de Viktor Yushchenko et Julia Tymoshenko prenne le pouvoir en tant que chef de l'Etat et chef du gouvernement à la place de Viktor Yanukovich, qui était considéré comme l'homme de main de la Russie. Le duo est cependant rapidement tombé en défaveur et Ianoukovitch a été en mesure de se faire élire au poste de Président en 2010.

Maintenant une autre tentative est mise en œuvre pour amener au pouvoir un régime qui subordonnera à l'UE l'ancienne république soviétique et le grenier à blé de l'Empire russe. Un examen de la direction politique des protestations révèle leur caractère réactionnaire. Elles sont conduites par trois partis, dont deux ont des relations étroites avec le camp conservateur au sein de l'UE, tandis que le troisième est ouvertement fasciste.

Crusader

Vers un coup d'État en Ukraine ?

Ukraine manif
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Cette nuit (du dimanche 8 au lundi 9 décembre) et le jour qui suit seront décisifs. C'est un des leaders de l'opposition qui l'affirme. Le même qui en appelle à bloquer le quartier gouvernemental. La rumeur court que le pouvoir pourrait recourir à l'état d'urgence et faire évacuer de force les dizaines (centaines ?) de milliers de manifestants qui exigent la démission du président et du gouvernement.


Ce serait une tragédie. Mais en ne faisant rien, le président Yanoukovitch avoue son impuissance et semble perdre le contrôle de la situation. Plus alarmistes encore, on parle de concentration de troupes ukrainiennes...et russes à proximité de Kiev. Exagérations sans doute. Mais rien n'est à exclure. L'ETAT UKRAINIEN SEMBLE ETRE EN PASSE DE S'EFFONDRER.

Va-t-on vers un bain de sang ? Est-ce d'ailleurs le but recherché par ceux qui, en Ukraine et à l'étranger, ont enclenché cette stratégie qu'il faut bien appeler « de coup d'état » ? En tout cas, une grande épreuve de force a lieu en ce moment, qui met aux prises, à l'intérieur une opposition liée aux régions occidentales du pays et un pouvoir principalement assis sur les régions orientales. Une partie de bras de fer, aussi, entre le bloc euro-atlantiste et la Fédération de Russie. L'issue de la crise en Ukraine pourrait bouleverser la scène internationale. Il est difficile d'apprécier la situation loin du terrain, d'autant que ce qui se passe dans la capitale ne laisse pas préjuger des sentiments des populations dans d'autres régions. Le mot d'ordre de « grève générale » lancé par les opposants sera-t-il suivi ? Pour l'heure, il ne l'est pas. Une ombre majeure pèse sur la suite des événements : ce sont les troupes de choc des fascistes de « SVOBODA », l'un des trois grands partis d'opposition, fer de lance de la contestation.

L'opposition ukrainienne a appelé ce dimanche soir les manifestants rassemblés sur la Place de l'Indépendance dans le centre de Kiev à bloquer le quartier gouvernemental.