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Attention

Comment les Etats-Unis ont manipulé le « Prix de l'alimentation 2013 » pour promouvoir les OGM

Le prix mondial de l'alimentation décerné à Monsanto ne cacherait-il pas une opération de propagande plus vaste destinée à séduire les pays du Sud, à commencer par l'Afrique à l'heure où le président Obama visite le continent ?

« Lorsqu'on parle d'agriculture, le Prix mondial de l'alimentation est l'équivalent des oscars », c'est par ces mots que le New York Times annonçait les lauréats 2013 récompensant trois pionniers des biotechnologies. En tête, Robert T. Fraley, vice-président de Monsanto, Mary-Dell Chilton fondatrice du centre de recherche de biotechnologie de Syngenta en 1984 et Marc Van Montagu, chercheur belge, fondateur de Plant Genetic Systems Inc en 1982 et actuel président du lobby de la Fédération européenne des biotechnologies (Europa BIO).

Depuis 1987, ce prix récompense les scientifiques qui contribuent à « améliorer la qualité, la quantité et la disponibilité » de nourriture dans le monde et s'inscrit dans l'héritage de son fondateur, Norman E. Borlaug, père de la « Révolution verte » et prix Nobel de la paix en 1970 pour ses recherches agronomiques. Voici pour la version officielle.

USA

Derrière l' « Africa Trip » d'Obama

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Le Prix Nobel Barack Obama songe aux affres de la destinée humaine dans la Maison des esclaves et y puise la force de son engagement pour l’humanité (Musée de Gorée, Sénégal, 27 juin 2013).© Official White House Photo by Pete Souza
Tout en jouant à l'humaniste, le président Obama est venu en Afrique y renforcer l'exploitation des richesses dangereusement menacée par l'influence sino-iranienne. Il n'a pas réussi à se faire photographier au côté de Nelson Mandela, mourant, qui l'avait expulsé d'Afrique du Sud lors de son passage de 2006.

Il s'est fait photographier dans la Maison des esclaves, sur l'île de Gorée au Sénégal, le regard pensif sur cet Atlantique à travers lequel des millions d'Africains furent transportés, enchaînés, aux Amériques. Il s'est déclaré inspiré, en tant que « président afro-américain », par ce lieu qui « me donne des motivations encore plus grandes pour défendre les droits humains dans le monde entier ».

C'est dans cette tonalité que le président a commencé son voyage en Afrique. Mais, en Afrique du Sud, il a été accueilli par des milliers de travailleurs et d'étudiants qui l'ont qualifié d' « esclavagiste », en l'accusant de trahison de ses promesses électorales et de crimes de guerre. Obama n'est même pas arrivé à se faire photographier au chevet de Nelson Mandela, image-symbole à laquelle il tenait beaucoup.

Eye 1

Meilleur du Web: Le prix de la vérité

Général Cartwright
© InconnuAncien commandant de la force de frappe US, ancien chef d’état-major adjoint interarmes, ancien conseiller militaire du président Obama, le général Cartwright est accusé d’espionnage : il aurait fait fuiter au New York Times des informations sur la guerre secrète contre l’Iran de manière à prévenir une guerre inutile.

Alors que la presse internationale traite les informations d'Edward Snowden comme des révélations sur le programme PRISM et feint de découvrir ce que tout le monde pouvait savoir depuis longtemps, Thierry Meyssan s'intéresse au sens de cette rébellion. De ce point de vue, il attache beaucoup plus d'importance au cas du général Cartwright, également mis en examen pour espionnage.

Les fonctionnaires états-uniens, civils ou militaires, qui encourent trente ans minimum de réclusion pour avoir révélé à la presse des secrets d'État US, sont-ils des « lanceurs d'alerte » exerçant un contre-pouvoir dans un système démocratique ou des « résistants à l'oppression » d'une dictature militaro-policière ? La réponse à cette question ne dépend pas de nos propres opinions politiques, mais de la nature de l'État US. Cette réponse change totalement si l'on se concentre sur le cas de Bradley Manning, le jeune soldat gauchiste de Wikileaks, ou si on y intègre le cas du général Cartwright, conseiller militaire du président Obama, mis en examen jeudi 27 juin 2013 pour espionnage.

Ici, un retour en arrière est nécessaire pour comprendre comment on passe de l'« espionnage » au profit d'une puissance étrangère à la « déloyauté » face à une organisation criminelle qui vous emploie.

Pire que la censure : la criminalisation des sources

Le président des États-Unis et Prix Nobel de la paix, Woodrow Wilson, tenta de donner à l'Exécutif le pouvoir de censurer la presse lorsque la « sécurité nationale » ou la « réputation du gouvernement » sont en jeu. Dans son discours sur l'état de l'Union (7 décembre 1915), il déclara : « Il y a des citoyens des États-Unis ... qui ont versé le poison de la déloyauté dans les artères mêmes de notre vie nationale, qui ont cherché à traîner l'autorité et la bonne réputation de notre gouvernement dans le mépris ... à détruire nos industries ... et à avilir notre politique au profit d'intrigues étrangères .... Nous sommes sans lois fédérales adéquates .... Je vous exhorte à faire rien de moins que de sauver l'honneur et le respect de soi de la nation. De telles créatures de la passion, de la déloyauté, et de l'anarchie doivent être écrasées » [1].

Cependant, le Congrès ne le suivit pas immédiatement. À la suite de l'entrée en guerre des États-Unis, il vota l'Espionage Act, reprenant l'essentiel de l'Official Secrets Act britannique. Il ne s'agit plus de censurer la presse, mais de lui couper l'accès à l'information en interdisant aux dépositaires des secrets d'État de les communiquer. Ce dispositif permet aux Anglo-Saxons de se présenter comme des « défenseurs de la liberté d'expression », alors qu'ils sont les pires violateurs du droit démocratique à l'information, défendu constitutionnellement par les pays scandinaves.

USA

Quelles réjouissances nous réserve le Traité transatlantique ?

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Le Traité transatlantique (officiellement intitulé « Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement ») est un projet d'accord de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis, « portant sur tous les domaines, agriculture, industrie, services, investissement..., élimination des barrières conventionnelles, avec des « approches possibles » en matière de propriété intellectuelle (1) ».

Récemment, on a pu en entendre parler dans les médias de masse suite au « sauvetage » de la culture française. La France a en effet obtenu de l'Union Européenne que l'audiovisuel ne soit pas concerné par ses négociations commerciales, au nom de « l'exception culturelle ». Cela a d'ailleurs valu à François Hollande d'être menacé par Barack Obama de «représailles massives» si l'exception culturelle s'appliquait également au nouvelles technologies (2). Au regard des véritables enjeux d'un tel traité, cette querelle autour de l'exception culturelle s'avère être un écran de fumée.

Eye 1

Les USA censurent le Guardian sur l'internet des militaires

Pour ne pas susciter de vocations de "lanceur d'alertes" dans ses rangs, et taire l'existence de moutons noirs dans ses propres rangs, l'armée américaine filtre l'accès à internet de ses militaires, pour ne pas qu'ils puissent lire les articles du Guardian révélant l'ampleur des écoutes mises en place par la NSA.

On dirait une méthode venue d'autres pays, comme lorsque la Chine censure les sites internet accusés par le régime de propager des "rumeurs toxiques". Alors que le scandale des écoutes de la NSA a pris une nouvelle tournure ce week-end, les Etats-Unis ont décidé de bloquer en partie l'accès au site du Guardian sur les accès à internet utilisés par les soldats américains. C'est ce journal britannique qui est au coeur des principales révélations sur la surveillance électronique opérée par les services de renseignement américains, et qui a mis Edward Snowden au grand jour.

L'armée a confirmé au journal Monterey Herald qu'elle filtrait "quelques accès à la couverture de presse et au contenu en ligne à propos des fuites de la NSA", parlant de "mesures d'hygiène" (sic) prises pour limiter les fuites d'informations confidentielles. Les militaires peuvent toujours se rendre sur le site du Guardian, mais la consultation de certains articles liés aux révélations sur l'étendue des écoutes de la NSA redirige systématiquement vers la page d'accueil du quotidien britannique.

USA

Le festin de l'araignée : Africom tisse sa toile

Depuis sa création AFRICOM n'a réussi à convaincre aucun gouvernement africain de lui ouvrir son territoire pour y installer son quartier général. Ce symbole d'une nouvelle vassalisation du continent aurait été trop visible et certainement impopulaire. Le QG reste donc en Allemagne où depuis l'épisode de la Fraction Armée Rouge, et malgré la disparition du bloc soviétique aucune action de protestation politique contre la forte présence militaire étasunienne n'a eu lieu.
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Les bases de drones US en Afrique (y compris aux Seychelles !)
Mais cette prudence diplomatique n'entrave en rien l'action permanente d'Africom sur le terrain et nombre de gouvernements africains font participer leur armée à des manœuvres avec les troupes US, font assurer la formation de leurs troupes par l'armée US (dans ce cas : Niger, Tchad Mauritanie Nigeria, Sénégal, Maroc, Algérie et Tunisie Ouganda, Burundi, Kenya, Lesotho et Botswana).

Inutile de préciser qu'il n'est jamais question de favoriser le renforcement d'armées nationales stratégiquement autonomes qui seraient des instruments de souveraineté. Les régiments africains formés sont des troupes coloniales fournissant la chair à canon utile aux projets de l'empire et fournies en matériel et munitions made in USA.

Radar

Prism : la NSA espionne aussi l'Union européenne

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© AP/Kin CheungLa NSA espionnait dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, montrent des documents secrets dont "Der Spiegel" a pris connaissance.
Les services de renseignement américains espionnaient dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, dont ils avaient réussi à pénétrer les réseaux informatiques, montrent des documents secrets dont l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a pris connaissance.

Le magazine allemand cite dans un article publié samedi 29 juin un document classé "strictement confidentiel" de la National Security Agency (NSA) daté de septembre 2010, que l'informaticien Edward Snowden a emporté dans sa fuite après avoir dévoilé l'existence de Prism et que les journalistes du Spiegel ont pu lire en partie.

Selon ce document, la NSA a implanté du matériel d'écoute dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington et aux Nations unies et était en mesure non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais aussi d'accéder aux documents et aux courriels des diplomates européens, qualifiés de "cibles à attaquer" dans le document.

D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine surveillait aussi les systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, qui héberge le Conseil européen à Bruxelles et où les gouvernements de l'UE disposent de bureaux à partir desquels ils peuvent passer des appels sécurisés. Il y a "plus de cinq ans", écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, qui remontait jusqu'au quartier général de l'OTAN en banlieue de Bruxelles.

Airplane

Le Congrès américain saisi de la demande d'achat de seize drones Reaper par la France

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Un drone MQ9 Reaper américain dont la France va acquérir 16 exemplaires à des fins de surveillance.. | AFP/Ethan Miller
Ce sont officiellement 16 drones MQ9 Reaper que la France a demandé à acheter aux Etats-Unis. En atteste le communiqué (PDF, en anglais) de l'Agence de coopération de sécurité et de défense américaine (DSCA), publié jeudi 27 juin, qui annonce avoir notifié au Congrès la demande française. Celle-ci porte ainsi, sur le papier, sur 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros). Il s'agit d'une enveloppe globale, et la commande finale n'en représentera qu'une partie.

L'opération se fait selon la procédure des Foreign military sales (FMS), les ventes d'Etat à Etat, qui doivent être validées par le Congrès. Celles-ci sont en quelque sorte des "super autorisations d'exportation", et leur montant est habituellement surestimé, ne serait-ce que pour éviter plusieurs passages devant le Congrès. Reste à conclure effectivement la vente avec General Atomics Aeronautical Systems, aux conditions souhaitées par Paris : l'armée veut en effet pouvoir disposer de fréquences et de capteurs nationaux sur la plateforme américaine, afin de garder un usage souverain des drones. Les appareils américains ne peuvent en outre pas voler en Europe, où la règlementation interdit pour l'heure leur intégration dans l'espace aérien.

La DSCA justifie la vente par le fait que "la France est l'une des puissances politiques et économiques majeures en Europe et dans l'OTAN et un allié des Etats-Unis ". Ainsi, selon le communiqué, "il est vital pour l'intérêt national américain d'aider la France à développer et maintenir une capacité de défense forte et réactive". La vente, se satisfait l'agence, permettra à l'armée française de renforcer ses capacités de renseignement et de surveillance dans les opérations militaires menées en coalition, et "d'accroître l'interopérabilité entre les forces américaines et françaises".

Bad Guys

Thierry Meyssan analyse les provocations salafistes au Liban


Interview le 25 juin 2013 de Thierry Meyssan, écrivain journaliste actuellement à Beyrouth (Liban), au sujet des provocations du cheikh salafiste Al Assir au Liban appelant à la rébellion contre le Hezbollah.

Piggy Bank

Scandale en Irlande : des banquiers sauvés par des chiffres « sortis de leur cul »

Soleil
© Inconnu

L'Irish Independent a publié des enregistrements internes à l'Anglo Irish Bank, au moment de son sauvetage qui aura coûté 30 milliards d'euros, en 2008. On y entend des banquiers hilares, se moquant ouvertement des autorités financières, auxquelles ils ont refourgué des chiffres « sortis de leur cul » pour leur soutirer du flouze. Histoire d'une escrocrise en bande organisée...

L'Anglo Irish Bank (AIB) a été sauvée par l'argent des contribuables, en 2008. De 30 à 40 milliards d'euros, selon les sources, soit un quart du produit intérieur brut irlandais. Et tout cela dans l'intérêt du peuple, entendait-on alors. Mais c'est une toute autre histoire que nous conte l'Irish Independent, qui vient de publier des enregistrements issus du propre système téléphonique de la banque.

Au cours de ces conversations, un des directeurs de la banque, John Bowe, explique en rigolant à un autre directeur, Peter Fitzgerald, non moins hilare, comment l'AIB a enfumé l'Etat irlandais. Objectif : ne réclamer en premier lieu qu'une petite somme, 7 milliards d'euros, alors que tout le monde, dans la banque, savait qu'il en faudrait beaucoup plus. Une fois que le premier chèque aurait été encaissé, l'Etat n'aurait dès lors plus le choix : il faudrait qu'il aille jusqu'au bout en continuant de régler les douloureuses à répétition, à grand coup d'argent public.