L'effet de souffle de la puissante déflagration provoquée par le film anti-islam atteint aujourd'hui ceux par qui la galaxie arabe s'est embrasée, mais également les acteurs, dévastés, qui réalisent qu'ils ont été mêlés à leur insu à une œuvre pernicieuse de déstabilisation du monde, dans laquelle les Musulmans, quoi qu'ils fassent, avaient d'office le mauvais rôle.
Sous sa casquette de cinéaste qui sent le soufre, le dénommé Sam Bacile, israélo-américain, est introuvable depuis le décès de l'ambassadeur américain qui officiait en Libye. C'est tellement plus pratique comme ça ! Il aurait déserté la Californie pour se cacher loin de son domicile, selon les dires d'un de ses collaborateurs, quelque part, là où les incidences dramatiques de son long métrage ne hanteront pas ses pensées et ses nuits...
Derrière ce sinistre personnage qui s'est mis au vert, d'autres comparses sont impliqués, dont un copte pas très recommandable, Nakoula Basseley Nakoula, vivant dans la banlieue de Los Angeles, et qui n'est autre que le responsable de la société de production du film. Mercredi soir, les médias américains faisaient état de son casier judiciaire plus très vierge, et de ses démêlés avec la justice. Documents à l'appui, l'AFP a confirmé que ce triste sire a été condamné à 21 mois de prison en 2010 pour escroquerie bancaire.