Il étaient plusieurs dizaines de milliers venant des Asturies, de Castille et Leon et d'Aragon, d'anciens bassins de charbons d'Espagne aujourd'hui mourants. Après plus de 400 kilomètres à pied depuis le nord du pays, la
"marche noire" des mineurs espagnols est arrivée, mercredi 11 juillet, à Madrid. Devant le ministère de l'industrie, les manifestants - portant des tee-shirts noirs où était écrit
"Nous soutenons la lutte des mineurs" ou encore
"SOS mineurs en danger d'extinction" - ont été accueillis par des barrages policiers.
Quelque 400 mineurs étaient arrivés la veille dans la capitale espagnole. Un groupe de jeunes manifestants a alors commencé à bombarder de divers projectiles - pétards, bouteilles en verre et pierres - les policiers casqués, qui ont répondu par des tirs à balles en caoutchouc. Au total 23 personnes, dont 12 mineurs et six policiers, ont reçu des soins mais
"rien de grave", selon les autorités. Cinq personnes ont été interpellées, avant que les manifestants ne se dispersent dans l'après-midi.
Le conflit entre les mineurs et le gouvernement a pris une tournure de plus en plus radicale au fil des semaines. Dans certaines mines du nord du pays, des scènes qui rappellent plus les guerres que les manifestations ont opposé grévistes et policiers, comme ici le 4 juillet dans la mine de Soton, dans les Asturies.