Traduction : Info-Palestine.netDans un discours télévisé rappelant étrangement la forme et le contenu de celles faites par Moubarak avant son éviction, le responsable du conseil militaire à la tête de l'Egypte, Mohammed Tantawi n'a guère contribué à apaiser les craintes et les exigences des centaines de milliers d'Egyptiens qui sont descendus dans les rues au cours des dernières jours, dans ce que beaucoup considèrent comme une renaissance de l'esprit de la révolution du 25 Janvier. 
Tantawi a exprimé ses condoléances aux familles de ceux qui ont été tués par la police durant les manifestations, mais il n’a émis aucune excuse - Photo : Ali Garboussi
Dans une brève allocution diffusée à la télévision égyptienne mardi soir, la tête du SCAF Muhamed Tantawi a accepté la démission de son gouvernement et fixé au mois de juin prochain le dernier délai pour la tenue des élections présidentielles. Il a également appelé à la formation d'un gouvernement de salut national. Tantawi a déclaré que les élections législatives fixées pour la semaine prochaine auraient lieu comme prévu.
Avant son discours, Muhamed Tantawi aurait rencontré Mohammed Morsy, dirigeant du parti de la Liberté et de la Justice (le bras politique des Frères musulmans), et l'ancien Secrétaire général de la Ligue arabe et actuel candidat à la présidentielle, Amr Moussa.
Tantawi a exprimé ses condoléances aux familles de ceux qui ont été tués par la police durant les manifestations, mais il n'a émis aucune excuse. L'institution militaire, a-t-il soutenu, est une victime plutôt qu'un coupable dans la crise.
Les estimations du nombre de tués dans les manifestations vont de 30 à 70 personnes, avec des centaines de blessés. Les manifestants appellent à la fin du régime militaire et à un transfert rapide du pouvoir à un gouvernement civil.
Le nombre élevé de tués est très alarmant concernant l'ampleur de la force utilisée contre les manifestants.