
Photo: AFP/KHALED DESOUKI
Des manifestants fuyant pour échapper à un assaut de la police égyptienne.
Au lendemain d'une nuit d'affrontements, de nouveaux heurts se sont produits dimanche entre la police et les manifestants rassemblés au Caire. À huit jours du premier scrutin législatif depuis le départ d'Hosni Moubarak, le gouvernement de transition s'est réuni en urgence pour tenter de désamorcer la crise.
En fin d'après-midi, les forces de l'ordre égyptiennes ont investi la place Tahrir, au Caire, pour en chasser les milliers de personnes qui s'y étaient rassemblées. La police antiémeute et les soldats de la police militaire se sont heurtés à une vive résistance de la part des manifestants, qui les ont repoussés dans des rues adjacentes. Au moins deux protestataires auraient trouvé la mort dans cet assaut.
Sur la place, des groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire, réclamant la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis le départ du président Moubarak. «
Le Conseil poursuit la politique de Moubarak, rien n'a changé après la révolution », observait Khaled, 29 ans, alors qu'il installait une tente au centre de la place Tahrir.