Traduction : Dominique Muselet pour LGSUn mois après que Tripoli soit tombé aux mains des forces rebelles, les leaders de France et d'Angleterre se sont rendus dans la ville pour manifester leur soutien au régime que leurs avions ont contribué à porter au pouvoir ; pendant ce temps-là, les supporters de Kadhafi restent méfiants et inquiets.
La veille de la visite du président français Nicolas Sarkozy et du premier ministre anglais, David Cameron, le chef du Conseil National de Transition, Mustafa Abdul Jalil, a réclamé davantage d'armes pour combattre les poches de résistance des loyalistes du Colonel Kadhafi et les chasser des endroits qu'ils détiennent encore.
Le gouvernement rebelle pense que le dictateur déchu se cache dans le sud de la Libye et se prépare à contre attaquer.
Cependant, les nouvelles autorités renforcent leur contrôle du pays. Certains s'en réjouissent mais beaucoup d'autres montrent moins d'optimisme. Dans certaines parties de Tripoli on dirait que la campagne triomphante des rebelles n'a jamais eu lieu ou s'est produite ailleurs, dans une version parallèle de la capitale libyenne.
"On ferait n'importe quoi pour Mouammar, et seulement pour Mouammar ! On donnerait même notre vie !" clame une vendeur ambulant en cachant son visage à la caméra de RT.
Commentaire: L'analyse du Leap est intéressante car c'est un bon contrepoint à la machine médiatique US. Toutefois les hypothèses sur lesquelles elle se base sont-elles bien réalistes ? A savoir :
- les banques sont laissées à leur sort et ce n'est pas les contribuables qui payent leur renflouement
- les politiciens souhaitent vraiment le meilleur pour les habitants de l'Europe et ne sont pas les acteurs, conscients ou inconscients, du système global
- les journalistes inféodés aux US (ou plutôt au système global) vont être progressivement mis sur la touche
- les US "coulent" sans réagir, à savoir sans chercher à déclencher une nouvelle guerre
Il est vrai que tout n'est pas noir et blanc et certaines forces politiques ici ou là sont certainement sincères. Mais est-ce que cela sera suffisant ? D'autre part les plans ne se passent généralement pas comme prévu. Alors, wait and see...