La crise sanitaire a été l'occasion en France de plusieurs tours de magie qui, bien que spectaculaires, n'ont pas tant défrayé la chronique pourtant peu avare de sensationnalisme...

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C'est ainsi que des milliers d'élèves se sont évaporés dans la nature, sans que les institutions ne semblent pouvoir y faire grand-chose et dans ce qu'on pourrait appeler une relative indifférence : si quelques médias ont évoqué la question, ces disparitions n'ont pas semblé choquer plus profondément que ça ni
Jean-Michel Toutvabien, ni les médias qui, une fois la nouvelle annoncée, sont tous bien vites repartis à leurs occupations habituelles (l'un, faire des protocoles rigolos, les autres, faire des infos rigolotes).
C'est donc sans surprises que l'éclipse partielle de profs (estimée à
40.000 d'entre eux tout de même) constatée au même moment n'a pas plus déclenché ni enquête administrative, ni brouhaha médiatique, ni exaspération parlementaire, ni grincements de dents contribuables ou citoyens.
Le confinement terminé, la tendance générale à l'étiolement des volontés et la perte plus ou moins complète des habitudes de travail se sont poursuivis, avec une difficulté visible à faire revenir les salariés dans les entreprises, à faire redémarrer une activité économique largement désorganisée autant par la crise sanitaire que sa gestion absolument calamiteuse par un gouvernement en mode poulet-sans-tête et aux injonctions paradoxales systématiques. À tel point que le Bruno de Bercy (qui aimerait vous faciliter le transit fiscal)
s'inquiète de voir les Français nettement plus précautionneux que son gouvernement : là où ce dernier crame comme jamais dans l'Histoire, les premiers font tout pour se constituer un bas de laine en prévision de difficultés qui semblent s'accumuler comme autant de prophéties auto-réalisatrices.
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