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Les images montrant l'intérieur calciné de la cathédrale du XVe siècle à Nantes semblent indiquer que trois foyers distincts ont endommagé le joyau gothique. L'incendie criminel fait l'objet d'une enquête.Mise à jour du 19 juillet 2020
Le diocèse de Nantes a publié des images sur Facebook à la suite de l'incendie. Il a complètement détruit le grand orgue de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, soufflé les vitraux de la façade et consumé un précieux tableau du XIXe siècle qui avait été envoyé de Rome.
Les habitants ont rapidement constaté, à en juger par les photos, qu'il y avait eu deux incendies distincts au rez-de-chaussée, situés à quelques mètres l'un de l'autre. Le troisième a apparemment éclaté au niveau supérieur.
Le procureur de Nantes, Pierre Sennes, a confirmé qu'il y avait eu trois points chauds dans le bâtiment et a annoncé qu'« une enquête pour incendie criminel a été ouverte ».
Selon des rapports français, le migrant de 39 ans détenu à la suite de l'incendie travaillait pour le diocèse et était en colère à cause des difficultés qu'il avait eues avec son visa arrivé à expiration - bien que les autorités aient mis en garde contre toute conclusion hâtive sur son implication dans l'incendie.Cet homme est apparemment, pour l'instant, présenté comme bouc émissaire afin que la population pense en première intention « Je savais que ça devait être un étranger/migrant », alors que, ça n'était probablement pas lui - même s'il a peut-être laissé les véritables coupables se faufiler et faire leur sale boulot.
Les procureurs ont déclaré qu'il serait « prématuré et hâtif » de qualifier le migrant, qui était apparemment responsable de la fermeture de la cathédrale la veille de l'incendie, de pyromane.
Il semble qu'il ait été placé en détention parce qu'il y a des incohérences dans son emploi du temps - mais le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a souligné qu'il s'agit d'une « procédure normale » et que, jusqu'à présent, les autorités ne travaillent pas en supposant qu'il a déclenché l'incendie.
Jean-Charles Nowak, greffier à la cathédrale, a défendu le migrant anonyme, disant qu'il « adore » le bâtiment.
« Je ne crois pas une seule seconde qu'il aurait pu mettre le feu à la cathédrale », a-t-déclaré.
Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un bénévole rwandais du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour « destructions et dégradations par incendie ».Quant au pourquoi et quelles étaient ses motivations, à ce stade, mystère et boule de gomme...
« Mon client a coopéré », a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. « Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements », assure-t-il.
L'homme « a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique », a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.
Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, a été mis en examen « des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention », a indiqué dans un communiqué le procureur.