Traduction : SOTT Le mouvement #MeToo a été lancé il y a 6 mois. Depuis 6 mois, on nous abreuve de récits et de témoignages qui attirent l'attention sur l'apparente souffrance subie par les femmes aux mains des hommes. Aussi, le week-end dernier, lorsque le
Sunday Mirror a révélé les abus choquants subis par des centaines de femmes et de jeunes filles à Telford (Angleterre), on aurait pu s'attendre à ce que ce scandale fournisse à #MeToo une nouvelle occasion de s'indigner. L'histoire de ces jeunes filles - dont certaines n'avaient pas plus de 11 ans -
droguées, battues et violées par des gangs d'hommes majoritairement musulmans originaires d'Asie aurait pu apporter de l'eau au moulin des activistes de #Metoo. On aurait pu s'attendre à des manifestations de solidarité, à des rappels sur la nécessité de croire les victimes et à des offres de soutien financier.
Que nenni. On estime que plus d'un millier de jeunes filles ont été abusées à Telford sur une période de 40 ans. Après avoir subi un processus de « grooming », elles étaient droguées et violées. Les agresseurs se les repassaient comme des marchandises. Certaines sont tombées enceintes, se sont fait avorter et ont été violées à de multiples reprises. Trois femmes ont été assassinées et deux autres sont mortes tragiquement, en conséquence des sévices subis. Pourtant, les médias ont à peine couvert ces crimes révoltants.
Apparemment, les filles de Telford ne méritent pas une couverture en première page du Guardian ou du Times. Ces mêmes journaux qui ont couvert en détail, pendant des semaines, des histoires du genre : « Damien Green aurait (ou pas) touché le genou de Kate Maltby », ou « Michael Fallon a tenté d'embrasser Jane Merrick » n'ont pas fait montre du même niveau d'indignation en ce qui concerne les jeunes femmes de Telford.
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