
© afp.com/TORU YAMANAKAManifestation devant le Parlement japonais pour protester contre les lois militaires voulues par le Premier ministre Shinzo Abe, le 30 août 2015 à Tokyo
Quelque 120 000 manifestants sont descendus dans la rue, à Tokyo notamment, pour protester contre les lois de remilitarisation de l'armée japonaise et le Premier ministre Shinzo Abe. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant le Parlement, ce dimanche à Tokyo, pour protester contre de nouvelles lois visant à élargir les prérogatives de l'armée japonaise. Ils témoignent d'une mobilisation grandissante dans le pays, alors que le chef du gouvernement conservateur, Shinzo Abe, et son Parti libéral démocrate (PLD) espèrent faire adopter ces lois au cours de la session parlementaire qui se termine fin septembre.
"Non à la guerre"Malgré un temps pluvieux, les manifestants s'étaient déplacés nombreux, brandissant des pancartes disant "oui à la paix, non à la guerre". Dans la foule, une immense banderole ornée de ballons de couleur blanche et noire, réclamait la démission du Premier ministre. Aux côtés des membres de l'opposition, dont le dirigeant du Parti démocrate du Japon (PDJ), Katsuya Okada, avaient pris place des étudiants - certains ont même entamé jeudi une grève de la faim - de jeunes parents, des seniors, mais aussi des artistes tels que le compositeur Ryuichi Sakamoto.
A travers cette réforme, le gouvernement souhaite étendre à un théâtre de conflit extérieur la notion de défense des intérêts du pays, au lieu de la cantonner au seul territoire national. L'armée japonaise aurait ainsi la possibilité d'épauler à l'extérieur un allié en difficulté, en premier lieu les États-Unis, dans le cadre d'un schéma dit de "défense collective", même si le Japon n'est pas directement menacé.
Commentaire: Concernant le déni et autre dissonance cognitive, on pourra lire la série suivante, découpée en une dizaine de partie :
- 11 Septembre, peurs et dissonance cognitive