J'ai participé à la guerre urbaine au Salvador, en Irak, à Gaza, en Bosnie et au Kosovo. Lorsque vous combattez rue par rue, immeuble par immeuble, il n'y a qu'une seule règle : tuer tout ce qui bouge. Le discours sur les zones de sécurité, les assurances sur la protection des civils, les promesses de frappes aériennes « chirurgicales » et « ciblées », la mise en place d'itinéraires d'évacuation « sûrs », la fausse explication selon laquelle les civils morts ont été « pris entre deux feux », l'affirmation selon laquelle les maisons et les immeubles bombardés étaient la demeure de terroristes ou que les roquettes errantes du Hamas étaient responsables de la destruction d'écoles et de cliniques médicales,
tout cela fait partie de la couverture rhétorique qui permet de procéder à un massacre sans discernement.

Washington et les gouvernements européens encouragent la campagne génocidaire d’Israël à Gaza. L’absence d’intervention pour mettre fin au carnage menace d’enflammer la violence dans toute la région.
Gaza est une zone si petite - 25 miles de long et environ 5 miles de large — et si densément peuplée que le seul résultat d'un assaut israélien terrestre et aérien est la mort massive de ceux que le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant appelle des « animaux humains » et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu appelle des « bêtes humaines ».