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ven., 18 oct. 2019
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Health

Vive le bilinguisme !

Ellen Bialystok, chercheur en neurosciences cognitives, a passé 40 ans à étudier les effets du bilinguisme. Elle explique qu'il apporte bien plus de bienfaits que la seule maitrise de deux langues : c'est un véritable entraînement du cerveau, qui l'amène à optimiser l'exploitation de ses ressources.

Elle explique que lorsque l'on demande à un enfant monolingue de cinq ans si la phrase « les pommes poussent sur les nez » est grammaticalement correcte, il est en général perdu, parce que l'illogisme de la phrase l'empêche d'aller plus loin dans son analyse. Mais un enfant bilingue du même âge est capable de dire que la phrase, bien qu'absurde, est grammaticalement correcte.

Les deux langues se présentent à chaque fois que le bilingue veut dire quelque chose, et son système de contrôle exécutif doit déterminer ce qui est adéquat en fonction de la situation. Les personnes bilingues utilisent davantage ce système que les autres, et donc en améliorent l'efficacité.

Heart

Cultiver la compassion pour soi plutôt que l'estime de soi

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© Photos.com
Le concept de compassion envers soi-même s'est développé et popularisé ces dernières années sous l'influence notamment d'un courant d'intégration de certains aspects de la philosophie bouddhiste à la psychologie cognitive et en particulier d'intégration de l'approche dite de pleine conscience à la psychothérapie cognitive.

Selon le modèle développé par Kristin Neff et adopté par plusieurs chercheurs du domaine, la compassion envers soi-même dans les situations de difficulté, implique trois composantes :

People

Sans but, mécanique et sous l'emprise des influences extérieures : les fruits de « l'activité »

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Traduction : SOTT

La nature de leurs activités importe peu aux gens - ce qui importe, c'est de « faire quelque chose », d'être occupé.
C'est l'une des découvertes résumées dans un nouvel article de synthèse publié dans Current Directions in Psychological Science, un journal édité par l'Association for Psychological Science.

Lorsque les psychologues réfléchissent aux raisons pour lesquelles les gens font telle ou telle activité, ils ont tendance à rechercher des objectifs, attitudes et motivations particuliers. Mais ils semblent passer à côté de quelque chose de plus général : les gens aiment être occupés, faire quelque chose. Ces objectifs plus généraux - être actif ou inactif - peuvent avoir un impact important sur la façon dont ils occupent leur temps.

Commentaire: « La nature de leurs activités importe peu aux gens - ce qui importe, c'est de "faire quelque chose", d'être occupé. » Pas étonnant que le monde soit dans un tel état.

Gurdjieff pensait que le principal obstacle au progrès était la nature mécanique de l'homme moderne, et son incapacité à mener quoi que ce soit à son terme. Dans Fragments d'un enseignement inconnu, de P.D. Ouspensky, on peut lire :
« Tout arrive. Tout ce qui survient dans la vie d un homme, tout ce qui se fait à travers lui, tout ce qui vient de lui - tout cela arrive. (...)

L'homme est une machine. Tout ce qu'il fait, toutes ses actions, toutes ses paroles, ses pensées, ses sentiments, ses convictions, ses opinions, ses habitudes, sont les résultats des influences extérieures, des impressions extérieures. De par lui-même un homme ne peut pas produire une seule pensée, une seule action. Tout ce qu'il dit, fait, pense, sent - tout cela arrive. L'homme ne peut rien découvrir, il ne peut rien inventer. Tout cela arrive. (...)

Tout arrive - les mouvements populaires, les guerres, les révolutions, les changements de gouvernement, tout cela arrive. Et cela arrive exactement de la même façon que tout arrive dans la vie de l'homme individuel. L'homme naît, vit, meurt, construit des maisons, écrit des livres, non pas comme il le désire, mais comme cela arrive. Tout arrive. L'homme n'aime pas, ne hait pas, ne désire pas - tout cela arrive. (...)

Il y a une autre sorte de mécanisation bien plus dangereuse : être soi-même une machine. Avez-vous jamais pensé à ce fait que tous les hommes sont eux-mêmes des machines ?

- Oui, d'un point de vue strictement scientifique, tous les hommes sont des machines gouvernées par les influences extérieures. Mais la question est de savoir si le point de vue scientifique peut être entièrement accepté.

- Scientifique ou pas scientifique, cela revient au même pour moi, dit G. Je vous demande de comprendre ce que je dis. Regardez ! tous ces gens que vous voyez - il désignait la rue - sont simplement des machines, rien de plus.

- Je crois comprendre ce que vous voulez dire. Et j'ai souvent pensé combien sont peu nombreux dans le monde ceux qui peuvent résister à cette forme de mécanisation et choisir leur propre voie.

- C'est là justement votre plus grave erreur! dit G. Vous pensez que quelque chose peut choisir sa propre voie ou résister à la mécanisation; vous pensez que tout n'est pas également mécanique.

- Mais bien sûr! m'écriai-je. L'art, la poésie, la pensée sont des phénomènes d'un tout autre ordre.

- Exactement du même ordre. Ces activités sont exactement aussi mécaniques que toutes les autres. Les hommes sont des machines, et de la part de machines on ne saurait attendre rien d'autre que des actions machinales.

- Très bien, lui dis-je, mais n'y a-t-il pas des gens qui ne sont pas des machines ?

- Il se peut qu'il y en ait, dit G. Mais vous ne pouvez pas les voir. Vous ne les connaissez pas. Voilà ce que je veux vous faire comprendre.

- Les gens se ressemblent si peu, dis-je. J'estime impossible de les mettre tous dans le même sac. If y a des sauvages, il y a des gens mécanisés, il y a des intellectuels, il y a des génies.

- Rien de plus exact, dit G. Les gens sont très différents, mais la réelle différence entre les gens, vous ne la connaissez pas et vous ne pouvez pas la voir. Vous parlez de différences qui, simplement, n'existent pas. Ceci doit être compris. Tous ces gens que vous voyez, que vous connaissez, qu'il peut vous arriver de connaître, sont des machines, de véritables machines travaillant seulement sous la pression des influences extérieures, comme vous l'avez dit vous-même. Machines ils sont nés, et machines ils mourront. Que viennent faire ici les sauvages et les intellectuels ? Maintenant même, à cet instant précis, tandis que nous parlons, plusieurs millions de machines s'efforcent de s'anéantir les unes les autres. En quoi diffèrent-elles donc ? Où sont les sauvages, et où les intellectuels? Tous les mêmes...

Mais il est possible de cesser d'être une machine. »



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Connais-toi toi-même

Cette vidéo explore l'essentiel de la connaissance de soi comme un moyen fondamental pour établir un changement véritable et durable dans le monde, ainsi que fournir un aperçu des pièges vers l'éveil.


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Bulb

Déchiffrer les mystérieuses voies du cerveau

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Des chercheurs financés par l'UE ont développé une nouvelle technique innovante capable de cartographier les connexions et fonctions des neurones dans le cerveau, rapprochant ainsi les scientifiques du développement d'un modèle informatique du cerveau.

L'étude, publiée dans la revue Nature, a été menée par un groupe de neuroscientifiques de l'University College de Londres (UCL) et en partie financée par une subvention de recherche du Conseil européen de la recherche au titre du septième programme-cadre (7e PC).

Il existe près de 100 milliards de neurones dans le cerveau, chacun étant connecté à des milliers d'autres, résultant en un réseau de 150 billions de connexions (ou synapses).

Dans la même lignée que la génomique, qui cartographie notre composition génétique, ce nouveau type de recherche est appelée 'connectomique' car elle vise à cartographier les synapses cérébrales. Une fois que les scientifiques auront compris ces connexions, ils pourront observer comment l'information est transmise par les circuits cérébraux et comprendre comment nos perceptions, sensations et pensées sont générées.

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Des psychiatres pathologiques redéfinissent le processus de deuil - en le qualifiant de trouble mental

Traduction : SOTT

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© Inconnu
Le chagrin suite à un deuil pourrait bientôt être diagnostiqué comme trouble mental suite à une proposition dont les critiques craignent qu'elle pourrait conduire les médecins à pousser à la consommation de psychotropes en cas de « chagrin dû au deuil ».

Les psychiatres chargés de réviser la « bible » officielle des maladies mentales recommendent des changements qui faciliteraient le diagnostic d'une dépression majeure chez les personnes endeuillées depuis peu.

Au lieu d'avoir à attendre des mois, le diagnostic pourrait être fait deux semaines après la perte d'un être cher.

L'édition actuelle du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) - un guide influent utilisé dans le monde entier - exclut les gens récemment endeuillés du diagnostic de trouble dépressif majeur à moins que les symptômes ne persistent au-delà de deux mois. On appelle cela « exclusion du deuil », la théorie étant que le chagrin « normal » causé par un deuil ne devrait pas être catalogué comme trouble mental.

Commentaire: Comme l'a commenté un lecteur :
En gros, ces gros malades mentaux de psychiatres redéfinissent les émotions humains comme étant des maladies mentales. Par exemple, si un parent décède et que vous êtes triste, ce qui est normal chez les êtres humains sains et normaux, on vous prescrit des pilules car chez ces connards, c'est une maladie mentale, la tristesse.
D'autres états naturels sont en proie d'être labellisés comme maladies mentales, comme la timidité, le fait de ne pas avoir confiance dans son gouvernement, le fait d'être actif et indépendant, etc. En gros, le fascisme absolu.
En bref, bienvenue dans le Meilleur des mondes.

À lire aussi : Il n'y a aucune définition du trouble mental


Health

« Il n'y a aucune définition du trouble mental »

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Allen Frances est actuellement un psychiatre qui fait couler beaucoup d'encre autour du très critiqué DSM-V, le successeur attendu du DSM-IV. Il n'est pas le seul à critiquer le coeur du projet de mise à jour mais ce qui le distingue des autres, c'est son rôle majeur dans l'édition de la version précédente, l'actuel DSM-IV justement.

Ces doutes vont bien au-delà de l'écriture du nouveau manuel puisqu'il a déclaré, selon un article paru dans Wired (Inside the Battle to Define Mental Illness) "qu'il n'y aucune définition du trouble mental. C'est des foutaises. Nous avons fait des erreurs qui ont eu de terribles conséquences" puis de rajouter que "certains concepts sont virtuellement impossibles à définir et à délimiter précisément".

C'est un des auteurs du DSM-IV qui parlent, là !

Commentaire: Lire aussi : Des psychiatres pathologiques redéfinissent le processus de deuil - en le qualifiant de trouble mental


Heart

La Psychologie au-delà du cerveau

Traduction SOTT

Ce que découvrent les scientifiques en mesurant les battements de cœur


Le cerveau a longtemps bénéficié d'un statut privilégié en tant qu'organe du corps favori de la psychologie. Ceci, bien sûr, n'a rien de surprenant étant donné que le cerveau est le siège de presque toutes les opérations mentales, de la compréhension du langage à l'apprentissage du fait que le feu est dangereux, en passant par la remémoration du nom de son instituteur de maternelle, la classification des fruits et légumes et la prédiction du futur. Débattre de l'importance du cerveau en psychologie, c'est comme de débattre de l'importance de l'argent en économie.

Plus surprenant toutefois, est le rôle du corps tout entier dans la psychologie, et la capacité qu'ont des parties du corps à influencer et à réguler les opérations les plus intimes de la vie émotionnelle et sociale. L'activité gastrique de l'estomac, par exemple, correspond à l'intensité avec laquelle les gens éprouvent des sentiments comme le bonheur ou le dégoût. La manipulation d'objets de température et de texture différentes influence notre jugement sur le caractère « chaleureux » ou « rugueux » des gens. Et la production de progestérone et de testostérone par les ovaires et les testicules façonne le comportement, de la prise de risques financiers aux goûts en matière de shopping.

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Cerveau de gauche ou cerveau de droite ?

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Des chercheurs britanniques viennent de rendre publique une étude qui révèle que les structures cérébrales pourraient dévoiler les orientations politiques de leurs propriétaires.

Des scientifiques britanniques dévoilent dans une étude publiée dans la revue Current Biology, aux Etats-Unis, qu'il est possible de connaitre les orientations politiques d'une personne en fonction des caractéristiques physiologiques de ses structures cérébrales. Selon eux, les "progressistes" auraient par exemple un système cingulaire antérieur plus développé que les conservateurs. Une zone du cortex qui assure le transfert des informations entre les deux hémisphères, comme le rappelle l'AFP.

Ainsi, plus développée, elle faciliterait la gestion d'informations contradictoires. Les progressistes auraient alors davantage tendance à se montrer ouverts à de nouvelles expériences contrairement aux conservateurs, plus sensibles à la menace et à l'anxiété en cas d'incertitude. Chez ces derniers, ce sont d'autres structures cérébrales qui apparaissent plus développées. "Il est possible que les structures cérébrales ne soient pas figées tôt dans la vie mais qu'elles puissent être façonnées au cours du temps par nos propres expériences de la vie" indiquent les chercheurs.

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En colère ? Faites alors votre prière !

Une compilation d'études montre que les gens qui ont été provoqués par un commentaire insultant de la part d'un étranger montraient un niveau de colère moindre s'ils priaient pour une autre personne en même temps. Malheureusement pour les grenouilles de bénitier, cette actualité ne témoigne pas d'une quelconque intervention divine a priori. Il est plus logique de croire que l'acte de prier modifie la manière dont les gens voient une situation négative. En simple, la prière permet aux gens de gérer leur colère en modifiant leur point de vue, de sorte qu'ils prennent moins un évènement négatif à leur encontre pour une attaque personnelle.