En annonçant les plus importantes restrictions dans les libertés individuelles au cours de l'histoire de notre nation, Boris Johnson a résolument suivi les conseils scientifiques qui lui avaient été donnés. Les conseillers du gouvernement semblent calmes et recueillis,manifestant un solide consensus entre eux. Face à une nouvelle menace virale, dont le nombre de cas augmente chaque jour, je ne suis pas sûr que n'importe lequel des premiers ministres aurait agi très différemment.

© Inconnu
Mais j'aimerais soulever quelques points de vue qui n'ont guère été abordés ces dernières semaines, et qui indiquent une interprétation des chiffres assez différente de celle sur laquelle le gouvernement agit. Je suis professeur en pathologie récemment retraité et pathologiste consultant du NHS [Système de santé en Grande-Bretagne - NdT], et j'ai passé la plus grande partie de ma vie adulte dans le domaine des soins de santé et des sciences — des domaines qui, trop souvent, sont caractérisés par le doute plutôt que par la certitude. Concernant les données actuelles, elles fournissent la place nécessaires à différentes interprétations. Si certaines de ces autres interprétations sont correctes, ou du moins plus proches de la vérité, alors les conclusions sur les actions requises changeront en conséquence.
La façon la plus simple de juger si nous sommes atteints d'une maladie exceptionnellement mortelle est d'examiner les taux de mortalité. Y a-t-il plus de personnes qui meurent que ce à quoi on s'attendrait de toute façon pour une semaine ou un mois donné ?
Statistiquement, nous nous attendons à ce qu'environ 51 000 personnes meurent en Grande-Bretagne ce mois-ci. Au moment où nous écrivons ces lignes, 422 décès sont liés au Covid-19 — soit 0,8 pour cent de ce total prévu.
Sur une base mondiale, nous nous attendons à ce que 14 millions de personnes meurent au cours des trois premiers mois de l'année. Les 18 944 décès dus aux coronavirus dans le monde représentent 0,14 pour cent de ce total.
Ces chiffres pourraient augmenter, mais ils sont actuellement inférieurs à ceux d'autres maladies infectieuses avec lesquelles nous vivons (comme la grippe). Ce ne sont pas des chiffres qui, en soi, devraient provoquer des réactions mondiales drastiques.
Commentaire: Apparemment ce protocole était basé purement sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine, l'association de l'antibiotique azithromycine recommandé par Raoult n'ayant pas été associé.
Voir aussi :