Sans doute apparue il y a une trentaine d'années dans un aquarium en Allemagne, cette nouvelle espèce d'écrevisse se répand en Europe, mais aussi à Madagascar et au Japon. Étonnamment, tous les individus sont des femelles et proviennent de la même écrevisse, qui a par hasard hérité de caractères génétiques très particuliers. Se reproduisant sans mâles, ces crustacés forment désormais un immense peuple de clones à travers le monde. Leur cas, unique, pourrait même inspirer des traitements contre le cancer. Curieux, vraiment.

© Roman Pyshchyk, FotoliaNe relâchez pas vos écrevisses d’aquarium dans la nature !
L'écrevisse marbrée Procambarus virginalis a commencé à intéresser les amateurs d'aquariophilie dans les années 1990. Dans son aquarium, elle pond chaque année des centaines d'œufs sans s'accoupler, donnant naissance à une descendance femelle qui fait de même. Seule la parthénogenèse, une forme de reproduction qui ne nécessite pas de mâles, peut expliquer ce phénomène.
Pour en savoir plus, des chercheurs du centre de recherche sur le cancer d'Heidelberg en Allemagne ont voulu séquencer l'animal, une tâche qui s'est révélée assez ardue. Aucun génome d'écrevisse n'avait encore été séquencé. Curieusement, chez les crustacés qui sont pourtant des animaux d'intérêt économique, les deux seuls génomes séquencés sont ceux de la daphnie (Daphnia pulex) et de l'amphipode Parhyale hawaiensis, ressemblant à un gammare.
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