Traduit par Maxime Chaix pour Voltaire.netS'appuyant sur des exemples historiques, Peter Dale Scott dénonce les contradictions et les effets pervers de la « guerre contre la terreur ». Celle-ci ajoute de l'instabilité à l'insécurité et augmente le nombre des terroristes qu'elle prétend combattre.Aujourd'hui, le défi politique le plus pressant au monde est celui d'empêcher que la soi-disant «
Pax Americana » ne dégénère progressivement vers un conflit mondial majeur, comme ce fut le cas au dix-neuvième siècle durant la soi-disant «
Pax Britannica ». J'emploie l'expression «
soi-disant » car chacune de ces «
pax », dans ses derniers stades, est devenue de moins en moins pacifique et ordonnée, mais de plus en plus centrée sur l'imposition d'une puissance compétitrice, belliciste et inégalitaire par essence.
Il pourrait sembler prétentieux de considérer la prévention de cette guerre comme un but atteignable. Néanmoins, les mesures pour y parvenir sont loin d'être irréalisables ici-même, aux États-Unis. Pour cela, nous n'avons pas besoin d'une nouvelle politique radicale et inédite, mais d'une réévaluation réaliste et indispensable de deux politiques récemment mises en œuvre - qui ont été discréditées et qui se sont avérées contre-productives. Il faudrait alors nous en désengager progressivement.
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