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Silvio Berlusconi condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale

Silvio Berlusconi
© AFPSilvio Berlusconi condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale

L'ancien Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a été condamné pour fraude fiscale dans « l'affaire Mediaset » à quatre années de prison par le tribunal de Milan.

Dans le cadre du dossier Mediaset, l'ancien chef de gouvernement Silvio Berlusconi a écopé en première instance d'une peine de quatre ans de prison ferme et d'une interdiction de mandat public de trois ans.

Cette affaire est liée à l'acquisition de droits TV par l'empire médiatique Mediaset qu'il dirige.

470 millions d'euros

Le « Cavaliere » était accusé d'avoir, entre 1994 et 1999, fait acheter, par des sociétés écrans lui appartenant, pour 470 millions d'euros de droits de diffusion de films par son holding Fininvest. Le prix de ces droits a été ensuite frauduleusement gonflé lors de leur revente à Mediaset.

Le groupe aurait ainsi constitué des caisses noires à l'étranger et réduit d'autant ses bénéfices réalisés en Italie, ce afin de payer moins d'impôts.

L'ex-président du Conseil, qui est âgé de 76 ans, a la possibilité de faire appel de ce jugement. Les procureurs avaient requis une peine un peu inférieure de 44 mois de détention.

Ce verdict survient deux jours après que Silvio Berlusconi a confirmé qu'il ne conduirait pas son parti Peuple de la liberté (PDL) aux élections du printemps prochain.

Fedele Confalonieril, le président du groupe acquitté

Le président de Mediaset, Fedele Confalonieri, a en revanche été acquitté.

Le verdict a entraîné une baisse de près de 3 % du titre Mediaset en Bourse de Milan.

Star of David

Le parlement européen ratifie un important accord de libre échange UE-Israël

Frédérique Ries, belgium of European Parlement
© InconnuFrédérique Ries, parlementaire européenne libérale belge, dans l'hémicyle de l'assemblée à Strasbourg: "Ce vote va faciliter la libre circulation des médicaments entre l'Union européenne et Israël, des médicaments génériques surtout, qui soigneront plus rapidement les patients européens, tout en permettant à nos budgets nationaux de faire des économies dont ils peuvent difficilement se passer aujourd'hui".
Le Parlement européen a finalement ratifié mardi, lors de sa séance plénière à Strasbourg, un accord technico-commercial de libre-échange entre l'Union Européenne et Israël, portant sur l'évaluation de la conformité et l'acceptation des produits industriels (ACAA), en dépit de tentatives de report du vote.

Par cet accord, l'UE reconnait les normes de l'industrie israélienne et vice-versa. Le premier secteur à en bénéficier et sur lequel les normes ont été reconnues mutuellement, est celui des produits pharmaceutiques.

Ces produits pourront être commercialisés sans délai ou procédure supplémentaire tant en Israël, pour les produits européens, qu'en Europe, pour les produits israéliens.

Star of David

Bombardement au Soudan : Khartoum accuse Israël

Le gouvernement soudanais accuse Israël d'avoir bombardé dans la nuit de mardi à mercredi une usine militaire de Yarmouk, dans le Sud de Khartoum, la capitale du Soudan. Le bombardement aurait provoqué plusieurs explosions ainsi qu'un incendie. Deux personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées.

La tension monte entre le Soudan et Israël. Dans la nuit de mardi à mercredi, une usine militire de Yarmouk, dans le Sud de Khartoum, la capitale du Soudan, a été bombardée, provoquant plusieurs explosions et un incendie. Deux personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées. Le gouvernement soudanais accuse l'Etat hébreu.

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Fabrice à Waterloo : l'Occident humanitaire et la Syrie

Waterloo battle - painting
Lundi 23 octobre, à Bruxelles, se tenait un débat sur la question de l'intervention en Syrie, au Festival des Libertés, qui est organisé par les laïques (la laïcité a, dans ce royaume des Belges officiellement très multiculturel, un statut comparable à celui des religions). Au départ, les organisateurs imaginaient opposer deux types d'intervention, l'humanitaire et la militaire, avec entre autres un représentant de Médecins sans frontières et Jamie Shea, ancien porte-parole de l'Otan au moment des bombardements de la Yougoslavie en 1999. Mais les désistements de ces deux intervenants, pour des motifs différents, ont changé la nature du débat, en le réduisant à la question de l'intervention tout court.

L'orateur favorable à l'intervention était un jeune prof d'histoire dans un lycée de Bruxelles, Pierre Piccinin. A l'occasion du « printemps arabe », il a entrepris plusieurs voyages dans cette région, entre autres en Libye, puis en Syrie. Il rapporte ses aventures sur son blog (http://www.pierrepiccinin.eu/). D'abord critique des médias occidentaux au point d'être accusé de « défendre Assad », il a changé d'avis suite à son arrestation par le gouvernement de Damas. Dorénavant, il prend une position très hostile au régime et favorable à une intervention occidentale pour aider les rebelles - intervention qui, selon lui, ne viendra pas parce que les Etats-Unis et Israël ne veulent pas se débarrasser d'Assad. Il maintient que les rebelles ne sont ni étrangers ni fanatiques religieux et qu'ils se battent avec les armes légères trouvées sur place.

Star of David

Khartoum (Soudan) : Israël viole (encore) le droit international mais, aucune indignation

Khartoum explosion
© Inconnu

Israël s'est arrogé (encore) une fois le droit d'aller bombarder un pays souverain. Jouant les gendarmes tout en violant outrageusement toutes les règles des Nations unies, il ne sera pas condamné. Il suffit qu'il brandisse son sempiternel...pour que tout le monde se taise. Puis, quand dans la plupart des pays du monde les peuples diront que c'est le pays le plus dangereux du monde pour le pays sur la planète terre, les cris d'orfraie seront entendus jusqu'au bout du monde. Mais, est-il acceptable de réagir ainsi, parce que simplement on se croit tout permis ?

Il est important, lorsque l'État d'Israël viole le droit international, de parcourir la presse française et outre-atlantique. Dans un silence assourdissant, ce sont plutôt des justifications qui culminent en lieu et place des indignations qui seraient la logique et le bon sens pour la paix mondiale. Pour atteindre Khartoum, Israël a traversé probablement la mer Rouge ou des pays comme l'Egypte pour commettre son forfait. La question est de savoir si ce dernier a donné son accord ou simplement son espace aérien a été violé. Le Figaro se demande pourquoi les chasseurs bombardiers de l'armée de l'air israélienne ont-ils effectué, dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 octobre, un raid sur Khartoum, détruisant une usine de munitions, dans la zone industrielle de Yarmouk ? Ensuite, s'en suit un chapelet de justifications.

Snakes in Suits

Inde : des travailleurs de Maruti Suzuki emprisonnés sont soumis à la torture

Un rapport émanant d'une ONG en vue a révélé qu'environ 150 travailleurs de Maruti Suzuki India (MSI), emprisonnés par le gouvernement de l'Etat de l'Haryana, dirigé par le Parti du Congrès, à la demande du constructeur automobile, ont été brutalement torturés par la police.

Employés dans l'usine MSI à Manesar dans l'Etat de l'Haryana, dans le Nord du pays, les travailleurs sont traqués depuis la mi-juillet grâce à des listes fournies par la société et sont restés emprisonnés. Manesar est situé dans l'énorme zone industrielle de Gurgaon où sont implantées un grand nombre d'industries, non loin de la capitale indienne New Delhi.

Tous ces travailleurs font soit partie, soit sont alignés sur le syndicat Maruti Suzuki Workers Union (MSWU) qui a été formé après une lutte acharnée des travailleurs pour se libérer d'un syndicat soutenu par la société. L'ensemble de la direction du MSWU a été arrêtée. Les interpellations ont eu lieu dès le 18 juillet lors de plusieurs rafles de la police après qu'un responsable des ressources humaines, Awanish Dev, eut été tué à l'usine le 16 juillet. L'affrontement s'était produit après qu'un conflit eut éclaté dans l'atelier entre les travailleurs, les nervis de l'entreprise et les directeurs. (Voir en anglais : « Inde : Marutu Suzuki lance une chasse aux sorcières contre les travailleurs »

Bad Guys

Iran : Selon un analyste, les États-Unis sont en train de perpétrer un holocauste pour provoquer un changement de régime

Traduit par Dominique Muselet pour LGS

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« L'occident est tout à fait conscient que l'Iran n'a jamais cherché à se doter de l'arme nucléaire et n'en a même jamais eu le désir. Cependant, les occidentaux se révèlent incapables de trouver un meilleur prétexte que le programme d'énergie nucléaire de l'Iran pour mettre en place toujours plus de sanctions barbares avec l'objectif final de promouvoir un régime favorable aux Etats-Unis dans le pays. »

Un analyste réputé affirme que les sanctions imposées par les Etats-Unis à la République Islamique « mettent en danger la vie de millions de malades » en Iran dans le seul but de concrétiser « leur grande illusion » qui est de mettre en place un régime pro-occidental.

« Les sanctions imposées par les Etats-Unis à la République Islamique qui ciblent directement et douloureusement la population ont créé une situation épouvantable pour ceux dont la vie dépend de médicaments qui sont affectés par ces sanctions barbares », a déclaré à press TV le Dr. Ismail Salami, un auteur iranien spécialiste du Moyen-Orient.

Bomb

Afghanistan : au moins 42 morts dans un attentat suicide lors de l'Aïd al-Adha

Afghan policemen on the scene of a suicide attack to Maymana, in the North of the country, on April 4th, 2012
© AFP ArchivesDes policiers afghans sur les lieux d'un attentat suicide à Maymana, dans le nord du pays, le 4 avril 2012

La fête musulmane du sacrifice, l'Aïd al-Adha, a été assombrie vendredi par un attentat suicide qui a fait au moins 41 morts dans une mosquée du nord de l'Afghanistan, une région jadis paisible aujourd'hui infiltrée par les talibans.

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier en Afghanistan depuis celui contre une procession chiite lors de la fête de l'Achoura en décembre dernier.

Un kamikaze s'est fait exploser à la fin de la prière à la mosquée Eid Gah à Maymana, capitale de la province de Faryab (nord), tuant au moins 42 personnes, a dit à l'AFP le vice-gouverneur local Abdul Satar Barez, précisant que ce bilan pourrait encore s'alourdir.

Selon ce responsable, qui était à la mosquée lors de l'attentat, 20 membres des forces de sécurité afghanes - des policiers, des soldats et agents du renseignement - et 22 civils, incluant au moins cinq enfants, ont péri.

Cult

Dérives sectaires : le président de la MIVILUDES tacle les agences régionales de santé

Miviludes, president Serge Blisko
© SénatSerge Blisko, président de la Miviludes

Trois mois après son arrivée à la présidence de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), Serge Blisko a présenté, hier au Sénat, plusieurs pistes d'amélioration pour renforcer son action dans le domaine de la santé.

Interrogé par la commission d'enquête du Sénat sur « l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de santé » (présidée par Alain Milon), le médecin a d'abord joué la carte de l'ouverture et de la mesure. « Nous n'avons pas à définir ce qu'est une secte, mais tout n'est pas permis », a dit Serge Blisko en introduction, rompant avec le style de son prédécesseur, le magistrat Georges Fenech. Rappelant les « critères de dangerosité » qui motivent la lutte (emprise mentale, coûts exorbitants, rupture familiale, trouble à l'ordre public...), il a rappelé que toute dérive thérapeutique n'était pas sectaire. « Mais la maladie est une porte d'entrée rêvée. »

Bad Guys

Kenya : HRW dénonce les violences policières dans la lutte contre les islamistes

Kenyans Warriors
© AFp ArchivesDes soldats kényans à la frontière avec la Somalie surveillent les mouvements des partisans des islamistes shebab

Les forces de sécurité kenyanes doivent mettre fin aux violences qu'elles font subir à des civils dans le cadre de leur chasse aux partisans présumés des islamistes shebab somaliens, écrit jeudi l'organisation Human rights Watch (HRW).

Depuis que les forces kenyanes sont intervenues dans le sud de la Somalie en octobre contre des bases des insurgés islamistes liés à Al-Qaïda, une série d'attaques a frappé la province kenyane du Nord-Est où des explosions de grenades ont visé aussi bien les forces de sécurité que les populations civiles. En guise de riposte, les forces kenyanes ont visé des civils qui ont été frappés, victimes de tirs, de pillages, ou de la destruction de leurs biens, dénonce l'ONG basée à New York dans un rapport.

"Des policiers kenyans répondent apparemment aux attaques qui visent leurs forces par des actions illicites contre des villages entiers", a déclaré la directrice adjointe pour l'Afrique de HRW, Leslie Lefkow.