
© Alexei Nikolsky-APVladimir Poutine, mercredi à Moscou, où il recevait des experts internationaux de politique internationale du club Valdaï.
Le président russe durcit sa politique à l'égard des opposants, mais joue la flexibilité avec les investisseurs étrangers.Recevant jeudi dans sa résidence moscovite les représentants internationaux du club Valdaï, un groupe d'experts de politique internationale, Vladimir Poutine a adressé des piques à l'Europe, engluée dans la crise financière. Celle-ci vit «
une crise systémique qui n'est pas uniquement liée à la dette, il s'agit d'une crise politique et technologique », a déclaré le chef du Kremlin, qui aime faire la leçon à l'Europe. Selon le président russe, les Vingt-Sept font souvent des promesses à leurs citoyens mais échouent à les tenir. Conclusion de ce dernier : une intégration de la Russie à l'Union européenne serait «
irréaliste, non seulement à cause du territoire mais de l'économie ».
Vladimir Poutine s'est moqué des Européens, coupables, selon lui, de bloquer un accord sur la libéralisation des visas entre les deux puissances et de freiner la coopération technologique. Il a vanté, à l'inverse, les mérites de l'Union douanière eurasiatique, zone de libre-échange regroupant, outre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie. Cette dernière profite notamment des «
infrastructures énergétiques et routières » héritées de l'URSS, sans pour autant partager cette monnaie commune qui, selon Vladimir Poutine, est à l'origine des problèmes européens.