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Russie : Poutine déclassifie le dossier de la Crimée

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Les remarques franches émises par le président russe Vladimir Poutine pendant près d'une heure à la télévision vendredi, coïncidant avec le premier anniversaire du retour de la Crimée au sein de la Russie, sont les premiers récits complets du Kremlin sur les événements dramatiques qui ont suivi le changement de régime à Kiev en février de l'an dernier.

Poutine a divulgué quelques détails opérationnels, qui deviennent des pépites historiques. D'abord, Poutine a révélé que les « services russes de surveillance électronique » détenaient des informations spécifiques selon lesquelles les nationalistes extrémistes [néo-nazis, NdT] qui ont usurpé le pouvoir le 21 février 2014 avaient planifié l'élimination physique de l'ancien président Victor Ianoukovitch. Il n'a pas mentionné la CIA en tant que telle, mais il est évident que les Américains faisaient partie du tableau. Poutine a décrit comment « une escadrille d'hélicoptères russes avec une équipe de Spetsnaz » [sorte de GIGN, NdT] a finalement sauvé Ianoukovitch et l'a emmené en Crimée, où il a décidé de de se mettre à l'abri (avant de se rendre en Russie quelques jours plus tard).

Bomb

Les Etats-Unis menacent l'Allemagne de sanctions si elle accueille Snowden

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© AFP/ADAM BERRYLors d'une manifestation en Allemagne en soutien à Edward Snowden
Les Etats-Unis ont menacé de suspendre leur collaboration avec les services allemands en matière d'antiterrorisme si le pays accueillait le lanceur d'alerte Edward Snowden, révèle Glenn Greenwald, auteur des premiers articles sur le système de surveillance de masse de la NSA.

D'après M. Greenwald, le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, lui a expliqué que son gouvernement avait reçu un avertissement très clair de la part des Etats-Unis : en cas d'accueil d'Edward Snowden, « ils nous ont dit qu'ils cesseraient de nous alerter sur les menaces d'attentats qu'ils détectaient », a dit Sigmar Gabriel.

En Allemagne, où les documents Snowden ont notamment révélé le fait que le téléphone portable de la chancelière Merkel avait été mis sur écoute par les services américains, un mouvement en faveur de l'asile pour le lanceur d'alerte a donné lieu à plusieurs manifestations. Edward Snowden est toujours en Russie, où il bénéficie pour la deuxième anne consécutive d'un permis de séjour. Les pays européens avaient tous refusé de l'accueillir. Après avoir passé près d'un mois dans l'aéroport de Moscou, Edward Snowden, a finalement obtenu l'autorisation de rester en Russie.

USA

Le coup d'État américain à Kiev était préparé bien avant le Maïdan

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Le renversement du pouvoir légitime en Ukraine et son remplacement par un régime proaméricain était préparé bien avant le Maïdan et le refus de Viktor Ianoukovitch de signer l'accord d'association UE-Ukraine, affirme le journaliste de Global Research Eric Zuesse.

Selon lui, après le coup d'État et l'occupation de l'Ukraine, c'est avec une grande hypocrisie que les USA accusent la Russie et Vladimir Poutine d'"agression" contre Kiev, écrit vendredi 20 mars InoTV.

Comme le note l'auteur de l'article de Global Research, l'Ukraine est l'État frontalier avec la Russie le plus significatif sur le plan militaire — il fait office de principal tampon contre les attaques de l'Occident. Depuis 1783, la principale base navale de la Russie se situe en Crimée, région russe de 1783 à 1954. Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev avait ensuite "offert" la Crimée à l'Ukraine en 1954, bien que les habitants de la péninsule s'y soient opposés, rappelle Zuesse.

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Venezuela : les objectifs impérialistes américains

Traduction/relecture : Diane/JJ

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Les questions juridiques sur le décret d'Obama déclarant que le Venezuela représente une menace inhabituelle et extraordinaire sont l'expression de l'impérialisme colonial le plus pur, qui caractérise la politique étrangère des États-Unis.

Suivant la pratique usuelle des vieux empires (et en décomposition), Barack Obama a demandé au Congrès d'approuver un décret - comme si c'était une question de politique intérieure - déclarant que le Venezuela représente une menace pour la sécurité intérieure des États-Unis. Ce décret vient soutenir une série d'actions en justice prétendant juger le Venezuela, comme la Loi sur la protection des droits humains et de la société civile proposée par Robert Menéndez et approuvée par le Congrès états-unien avec le soutien de Marco Rubio et Ileana Ross-Lehtinen, deux des plus vaillants lobbyistes en faveur du fascisme en Amérique latine.

Dans le but d'appliquer le décret-loi de 2014, Obama reconfigure des décrets édictés dans des circonstances totalement différentes, comme celles de la Syrie. L'un de ceux-ci était la fameuse Alliance contre le financement du terrorisme, proposée par Obama dans un discours de politique étrangère tenu en juin 2014 à West Point. A cette occasion, il avait demandé au Congrès de consacrer un milliard et demi de dollars à une initiative de stabilisation régionale au Moyen-Orient, qui procurerait des ressources à l'opposition syrienne qui lutte contre la tyrannie d'al-Assad.

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Loi sur le renseignement : la dictature, illico presto

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Le 19 mars 2015, Manuel Carlos Valls, premier ministre à temps partiel, VRP du parti socialiste pour les élections de ce week-end et les suivantes présente son Patriot Act à la sauce Française. Profitant des attentats terroristes qui ont traumatisé le pays en janvier 2015 et de l'éphémère regain de popularité qu'elle a suscité pour eux, Valls, Hollande et les socialistes nous pondent une nouvelle loi dont le principal objectif est de mettre tout le monde sous surveillance.

Un projet de loi calqué sur le Patriot Act

Le Patriot Act. Cette loi géniale sortie un mois à peine après les attentats du 11 septembre 2001 et qui a permis aux services de renseignements américains d'écouter la planète entière et d'enfermer des centaines de personnes sans aucun jugement. Outil dont rêve n'importe quel apprenti dictateur et qui a permis au FBI de recueillir illégalement des données personnels de centaines de milliers d'américains. Cette loi était prévue à l'origine, pour: « Unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme ».

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Europe : 7 pays contre les sanctions envers la Russie

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Hongrie, Grèce, Italie, Autriche, Espagne, Chypre, et Slovaquie : ces sept pays ont lancé une fronde au sein de l'UE contre la politique de sanctions systématiques contre la Russie dans le cadre du conflit ukrainien. Des experts interrogés par Sputnik décryptent la position de leurs pays respectifs.

Gabor Stier (journaliste politique, chef du département international du quotidien conservateur hongrois Magyar Nemzet) :

La Hongrie pense qu'il ne faut pas se presser d'élargir les sanctions, parce que l'accomplissement des accords de Minsk ne pourra être évalué que d'ici la fin de l'année. Budapest fait partie des pays affichant une attitude prudente envers les sanctions. Selon les estimations des experts hongrois, les sanctions ont déjà fait perdre à la Hongrie 80 millions d'euros en un an. Je pense que le pays ne pourra pas voter contre parce qu'il ne veut pas s'opposer au principe de solidarité européenne ou l'affaiblir. Mais la Hongrie pourrait justifier à Bruxelles son soutien aux pays qui estiment que la politique de sanctions est une impasse. Je pense qu'actuellement les sanctions resteront comme telles, parce que le groupe pro-atlantiste cherche à les durcir, tandis que les "modérés" ne partagent pas cette position et ne permettront pas de le faire. Le sort de ces mesures dépendra de la situation dans l'Est de l'Ukraine, mais on ne pourra réellement parler de changements qu'en fin d'année. Cependant, il est déjà évident que les sanctions ne sont ni dans l'intérêt de la Hongrie, ni de l'Europe.

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Seule la Russie peut stopper l'impérialisme US

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Seule la Russie peut arrêter les Etats-Unis, pays qui refuse de voir son influence et sa suprématie décliner sur la scène internationale, affirme le magazine américain CounterPunch.

Les barrières entre les continents, le rideau de fer séparant les peuples et l'instabilité dans le monde ne profitent qu'aux Etats-Unis, pays qui cherche à conserver sa domination mondiale, estime le mensuel américain CounterPunch.
"Si le Département d'Etat n'avait pas initié le coup d'Etat en Ukraine pour renverser le président légitime Viktor Ianoukovitch, les Etats-Unis n'auraient pas réussi à s'insérer entre la Russie et l'UE pour détruire les relations qui se renforçaient entre les peuples d'Europe et d'Asie", affirme le magazine.
L'intégration économique eurasiatique, qui prévoit notamment la construction de lignes à grande vitesse entre la Chine et l'Europe, constitue un danger évident pour les Etats-Unis dont la part dans le PIB mondial continue à se réduire. Mais Washington refuse de se résigner à voir son influence et sa suprématie décliner sur la scène internationale. Ignorer l'apparition d'un nouveau rival - une alliance entre l'UE et la Russie - équivaudrait à "accepter un avenir dans lequel les Etats-Unis seraient confrontés à un affaiblissement progressif mais inévitable de leur pouvoir et de leur influence dans les affaires internationales", estime CounterPunch. Il est donc vital pour l'Amérique de diviser l'Europe et l'Asie. A cet effet, elle crée une zone tampon de la mer Baltique à la mer Noire, zone qui lui servira plus tard à lancer une agression. A cet effet, les Etats-Unis concentrent leurs forces armées en Europe, même si les médias américains préfèrent ne pas en parler.

USA

Les États-Unis et la Grande-Bretagne arment les bataillons néo-nazis de la Garde Nationale ukrainienne

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Les accords de Minsk 2 ont été signés il y a deux mois à peine, mais les USA et la Grande-Bretagne continuent à promouvoir un processus d'escalade militaire en Ukraine.

Le congrès US avait approuvé en décembre 2014 l'augmentation de l'aide militaire à l'Ukraine, comprenant pour la première fois la fourniture d'armes létales. Des livraisons de matériel militaire ont déjà eu lieu, comme des radars anti-mortier ou des lunettes de vision nocturne, et les USA ont prévu d'acheminer dans le courant du mois de mars des drones Raven, 30 véhicules blindés ainsi que 200 Jeep Humvees à destination de l'armée ukrainienne.

Début mars, la Grande-Bretagne annonçait également l'envoi de matériel militaire « non létal », pour un montant d'1,3 millions de dollars, afin d'aider le pays à se défendre contre « l'agression de la Russie » selon le ministre anglais de la défense Michael Falon. 75 militaires britanniques sont également arrivés en Ukraine afin de commencer une mission d'entraînement de leurs homologues ukrainiens, sans qu'on sache plus précisément quelles unités de l'armée de Kiev vont bénéficier de la formation britannique. Les États-Unis ont également envoyé 300 instructeurs militaires pour une mission de formation dans la région de Lvov, qui durera jusqu'au 31 octobre prochain.

Dollars

Industrie pharmaceutique et corruption, en France

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244 millions d'euros : c'est ce qu'ont dépensé les laboratoires pharmaceutiques en cadeaux, voyages, repas et nuits d'hôtels pour les professionnels de santé français - médecins en tête - entre janvier 2012 et juin 2014. Ces liens troublants entre fabricants de médicaments et prescripteurs ont été révélés par l'association Regards citoyens, qui a collecté pendant près de deux ans les données publiées sur les sites des Ordres de médecins et sur celui du ministère de la Santé.

Mis en place suite au scandale du Médiator, sur une proposition du ministre de la santé de l'époque Xavier Bertrand (UMP), le site du ministère répertorie l'ensemble des cadeaux et contrats accordés à des praticiens de santé (médecins, dentistes, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, étudiants) par les laboratoires pharmaceutiques. On peut ainsi, en rentrant le nom de son médecin, connaître les avantages qu'il a perçus. Interdit, par contre, de diffuser des noms, raison pour laquelle les tableaux réalisés par Regards citoyens ont été anonymisés.

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La dette publique américaine atteint 18.000 milliards de dollars

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© Vladimir Sergeyev
La dette publique des USA a atteint sa limite légale, a annoncé le secrétaire au Trésor américain Jack Lew devant le Congrès, écrit jeudi le quotidien Novye Izvestia.

La dette américaine s'élève aujourd'hui à presque 18.300 milliards de dollars, soit 110% du PIB national. Le plafond avait été suspendu en février 2014 et l'administration d'Obama avait reçu l'autorisation des républicains pour emprunter jusqu'au 16 mars 2015.

Aujourd'hui la limite est de nouveau en vigueur, au niveau du montant réel de la dette publique. A partir de maintenant et jusqu'à l'approbation de nouveaux emprunts par le Congrès, le Trésor américain devra prendre des mesures extraordinaires pour honorer les obligations du gouvernement. Cette situation se superpose à l'examen du budget pour l'année fiscale 2016, au sujet duquel républicains et démocrates sont également intransigeants. Les deux partis ne s'entendent pas sur les fondements de la politique budgétaire, y compris le séquestre, les dépenses pour la défense et le déficit budgétaire.