Traduit par Daniel
L'Allemagne est dépositaire de la clé de l'avenir en Europe. On est peut-être parvenu à un accord fragile en Ukraine, mais rien n'est joué en Grèce. Dans les deux cas, il ne faut toutefois pas se fier aux apparences.Commençons par les négociations éprouvantes de l'Eurogroupe à Bruxelles concernant la dette grecque.
Les représentants de la Grèce jurent n'avoir jamais reçu le brouillon d'un
accord possible que des bureaucrates de l'Eurogroupe ont laissé fuiter au
Financial Times. Cette ébauche parlait d'une entente
modifiant, prolongeant et menant à bonne fin le plan de sauvetage en cours axé sur l'austérité.
Le ministre des Finances de l'Allemagne, Wolfgang Schaeuble, a fait sauter le terme
modifiant. C'est l'ébauche qui a fait l'objet de la fuite. Puis le ministre des Finances de la Grèce, Yanis Varoufakis, a appelé le premier ministre Tsipras et la déclaration, qui n'était pas encore signée, a été rejetée. C'était donc une décision en haut lieu de Tsipras.
Commentaire: Au vu d'une actualité nous montrant les USA aux abois aux 4 coins de la planète, affuter ses armes serait, pour ainsi dire, presque faire preuve de bon sens...