
Poutine et Hollande se saluent l’un l’autre à leur rencontre à l’aéroport de Moscou.
Après sa rencontre surprise avec le président français François Hollande à un aéroport de Moscou, Poutine a tenu une conférence de presse improvisée qui dura un peu moins de six minutes.
1 De la manière dont il souriait lorsqu'il a répondu à la première question, il était évident, de son point de vue, que la rencontre s'était extrêmement bien déroulé. Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.
Ayant créé une brèche parmi les alliés de l'OTAN par la négociation d'un marché de gaz majeur avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, Poutine pense qu'il est à présent capable d'enfoncer le clou aux faiseurs de politique va-t-en-guerre à Washington, Londres et Bruxelles du fait que des désaccords majeurs sur la politique envers la Russie existent également au sein de l'Union européenne. En d'autres mots, il voit la visite de Hollande comme une fissure importante dans l'édifice des actions punitives de l'UE contre la Russie.
Il est bon de signaler que des grognements de mécontentement à propos des sanctions étaient présents dans l'UE quasiment depuis le premier jour. Peu de temps après que les sanctions furent imposées comme réaction à l'implication russe supposée dans l'abattage du MH-17, pour lequel, à ce jour, il n'y a pas une once de preuve crédible, le Premier ministre slovaque Robert Fico avertissait que les sanctions contre la Russie « menaceraient » la croissance positive attendue des économies européennes.
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Commentaire: Le ministère des affaires étrangères avait déjà adressé un avertissement aux USA concernant ceci...