Les Maîtres du MondeS


Bad Guys

Meilleur du Web: Congo, occident et stratégie du chaos

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La guerre qui sévit en République Démocratique du Congo, et ses horreurs, sont souvent présentées comme l'échec du président Kabila et de la communauté internationale. Il s'agit, en réalité, d'une réussite éclatante d'une stratégie dont le Congo et les Congolais sont la cible. Le dernier ouvrage de l'analyste des questions géopolitiques Patrick Mbeko, « Stratégie du chaos et du mensonge », en donne une remarquable démonstration. L'auteur analyse les enjeux qui se trament derrière les souffrances des Congolais depuis l'acquisition du pays par le Roi des Belges Léopold II, en 1885, jusqu'à sa mise sous tutelle actuelle, par les milieux d'affaires occidentaux derrière le triumvirat Museveni-Kagame-Kabila et la Monusco.

Lorsqu'on jette un coup d'œil sur l'holocauste qui se déroule au Congo, avec ses millions de morts, les clichés des reportages sur l'Afrique sont qu'il s'agit de conflits entre tribus africaines au « Cœur des ténèbres ». Patrick Mbeko, qui coécrit l'ouvrage avec un fin connaisseur des enjeux du Congo, en la personne d'Honoré Ngbanda[1], va droit au cœur des enjeux de la guerre. A l'appui des enquêtes des Nations-Unies il démontre que l'instabilité chronique à laquelle nous assistons est entretenue à dessein. Il s'agit d'une politique de chaos sciemment organisée qui a pour objectif d'affaiblir durablement le pays, d'en faire un non-État, réduit au simple rôle de coffre-fort où les groupes financiers et les élites occidentales puisent d'immenses richesses naturelles sans être importunés. Il s'agit de la mise en pratique de la théorie longuement murie du « chaos constructeur », chère aux stratèges américains.

Attention

La Russie avertit les États-Unis à propos de livraison d'armes létales à l'Ukraine

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La Russie menace de prendre des mesures de rétorsion contre les Etats-Unis en réaction à l'adoption d'une loi autorisant la livraison d'armes létales à l'Ukraine et de nouvelles sanctions contre Moscou.

Cette escalade verbale intervient avant une rencontre à Rome entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov, dont la date reste encore incertaine, Washington évoquant celle de lundi et Moscou dimanche.

"Sentiments anti-russes"

Le texte, voté à l'unanimité par les parlementaires américains et intitulé "Acte de soutien à la liberté de l'Ukraine", autorise également de nouvelles sanctions contre la Russie dont l'économie est déjà lourdement frappée. "Il n'y a aucun doute que nous ne pourrions pas laisser sans réponse de nouvelles sanctions", a déclaré Sergueï Riabkov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères. Et de dénoncer les "décisions inacceptables" et les "sentiments anti-russes" qui, selon lui, ont guidé le vote qualifié d"historique" par des députés ukrainiens.

Les soldats ukrainiens sous-équipés

Le vote au Congrès américain constitue un premier pas très symbolique pour l'Ukraine, qui cherche désespérément depuis des mois à convaincre ses alliés de lui vendre des armes pour ses soldats, largement sous-équipés face à des rebelles pro-russes soutenus militairement, selon Kiev et les Occidentaux, par la Russie. Ce vote ne signifie pas pour autant que Barack Obama se résoudra à livrer de telles armes aux forces ukrainiennes. Jusqu'à présent, le président américain a toujours préféré fournir l'Ukraine en matériel "non létal" (radars, lunettes de vision nocturne, gilets pare-balles...).

Commentaire: Le ministère des affaires étrangères avait déjà adressé un avertissement aux USA concernant ceci...


Gear

Israël : le plébiscite

Traduction : SW pour AFPS

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Les Israé­liens en ont assez de Ben­jamin Neta­nyahou. Ils en ont assez du gou­ver­nement. Ils en ont assez de tous les partis poli­tiques. Ils en ont assez d'eux-mêmes. Ils en ont marre.

C'est la raison de la dés­in­té­gration du gou­ver­nement cette semaine. Il n'est pas tombé pour une raison par­ti­cu­lière. Cer­tai­nement pas à cause de ques­tions hors de propos comme la paix et la guerre, l'occupation, le racisme, la démo­cratie et autres inepties.

Assez curieu­sement, ceci était déjà arrivé une fois à Neta­nyahou. Son premier gou­ver­nement s'est dés­in­tégré en 1999, et le pays tout entier avait poussé un soupir de sou­la­gement audible. Vraiment, le sen­timent général fut un sen­timent de libé­ration, comme si un enva­hisseur étranger avait fina­lement été expulsé. Comme à Paris en 1944.

Handcuffs

CIA : le rapport sur la torture en dessous de la réalité

Traduction : Fausto Giudice

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Selon la Commission, la CIA a menti au Congrès, au Conseil national de sécurité, au ministère de la Justice et à l'opinion US sur la gravité des tortures commises et sur la pertinence des informations obtenues par des interrogatoires musclés.

La Commission du renseignement du Sénat a publié un résumé de 525 pages du rapport d'enquête de six mille pages sur le "Programme d'arrestations et d'interrogatoires" de la CIA.

La Commission du renseignement du Sénat a publié un rapport cinglant condamnant certains des abus et tortures par le commis par le programme de Remises, arrestations et interrogatoires (RDI) de la CIA, a omis de dénoncer les plus odieuses violations des droits humains par la CIA. Selon le rapport, la CIA a menti à la Commission sur les décès de prisonniers, les antécédents des interrogateurs de la CIA, les menaces contre les membres de famille des prisonniers, et l'efficacité de la torture.

Better Earth

Le spectre de Poutine hante l'hégémonie impériale des Etats-Unis et de l'Europe

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Au vu des réactions viscérales des hommes politiques à Washington et dans les capitales de l'Union Européenne ainsi que de leurs scribes [1], nous pouvons aujourd'hui affirmer sans l'ombre d'un doute, en paraphrasant le Manifeste Communiste, qu' « un spectre hante les Etats-Unis et l'Europe » : le spectre de Vladimir Poutine.

L'escalade des menaces militaires, des sanctions commerciales, économiques, financières et la propagande politique et idéologique virulente contre « la Russie de Poutine » s'accroît de jour en jour. La Chambre des Représentants du Congrès des Etats-Unis vient d'adopter (411 voix pour et seulement 10 contre) une résolution qui a déjà été qualifiée de première phase d'une « déclaration de guerre » contre la Russie, condamnant ce pays pour sa poursuite d'une « agression politique, économique et militaire (et) la violation permanente de la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie ».

Le Représentant à l'initiative de cette résolution, Adam Kinsinger, a exhorté « les Etats-Unis, l'Europe et nos alliés à maintenir agressivement la pression sur Monsieur Poutine afin qu'il change de comportement » [2].

L'ex-Premier ministre Mikhaïl Fradkov, aujourd'hui Chef du Service russes de renseignements extérieurs de Russie, a déclaré à l'agence Bloomberg que le gouvernement russe était conscient des efforts des Etats-Unis pour « sortir Poutine du pouvoir ». « Nous avons remarqué ce désir, qui n'est pas si secret. Personne ne veut voir une Russie forte et indépendante » (Russian Spy Chief Blames U.S., EU for Ruble, Oil Price Collapse. By Ilya Arkhipov. Blomberg, 4 décembre 2014).

Snakes in Suits

Traité transatlantique : la politique allemande plie face aux trusts économiques

Traduction : Horizons et débats

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© Inconnu
Les associations économiques des trusts allemands ont incité le ministre de l'économie Sigmar Gabriel à accepter l'accord de libre-échange négocié secrètement par les Etats-Unis et l'UE aussi avec la clause de sauvegarde des investissements.
Quand on négocie à huis clos, il y a toujours quelque chose qui cloche. Car si sur le plan européen seul le bureau politique de Bruxelles négocie, du côté américain aussi bien les représentants du gouvernement et des banques que ceux des trusts et des cabinets d'avocats ont leur mot à dire. Il ne faut pas s'étonner que l'économie, la science et la population en Europe considèrent l'accord de libre-échange transatlantique intitulé Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (« PTCI » ou en anglais Transatlantic Trade and Investment Partnership « TTIP ») comme un complot des trusts multinationaux contournant les normes de concurrance nationales démocratiques.


Avec l'accord de libre-échange TTIP tous les droits de douanes doivent être supprimés ainsi que différentes normes et interdictions de protection. Chaque trust américain aurait donc dans les pays de l'UE les mêmes droits que dans leur pays d'origine. Ainsi les hautes normes de protection en Europe quant à l'alimentation, l'agriculture, la médecine, la santé, la recherche, l'autorisation des produits, la protection de l'environnement et de la nature, le travail, le social et la promotion de la culture deviendraient inutiles.
Le fait que les trusts allemands se prononcent en faveur du TTIP s'explique d'un côté par la facilitation des exports et de l'autre du fait que la majorité des trusts allemands sont entre les mains de fonds internationaux; ils ont donc des intérêts plutôt internationaux que nationaux.

Bad Guys

Le nouvel arc d'instabilité européen, création de l'empire

Traduction : Daniel

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© Inconnu Bravo ! Maintenant abats le taureau ! Ça va sûrement atteindre l'ours !!
Le Conseil européen des relations étrangères (ECFR), un groupe de réflexion, et la Fondation Friedrich-Ebert (liée au SPD, le Parti social-démocrate) de Berlin, en arrivent plus ou moins à la même conclusion. Si l'impasse dangereuse persiste entre l'Union européenne et la Russie à propos de l'Ukraine, l'Union européenne pourrait être confrontée, d'ici 2030, à une militarisation en Europe de l'Est, à une nouvelle course aux armements avec l'Otan comme protagoniste et à une zone d'instabilité semi-permanente s'étendant de la mer Baltique aux Balkans et à la mer Noire.

Mais ce que ces deux groupes de réflexion ne disent (et ne diront) pas, contrairement à moi et à d'autres analystes indépendants, c'est que l'Empire du Chaos [1] et son bras armé (l'Otan) s'emploient justement à créer un nouvel arc d'instabilité en Europe allant de la mer Baltique à la mer Noire, afin d'empêcher une intégration eurasiatique plus étroite.

Soit dit en passant, le Pentagone excelle dans l'art de fabriquer des arcs d'instabilité. L'arc précédent était, et demeure, immensément grand, car il s'étend du Maghreb au Xinjiang en Chine occidentale, en passant par le Moyen-Orient et l'Asie centrale.

Question

SOTT Focus: La rencontre Poutine-Hollande : pourquoi Poutine était de si bonne humeur ?

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Poutine et Hollande se saluent l’un l’autre à leur rencontre à l’aéroport de Moscou.
Après sa rencontre surprise avec le président français François Hollande à un aéroport de Moscou, Poutine a tenu une conférence de presse improvisée qui dura un peu moins de six minutes.1 De la manière dont il souriait lorsqu'il a répondu à la première question, il était évident, de son point de vue, que la rencontre s'était extrêmement bien déroulé. Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi.

Ayant créé une brèche parmi les alliés de l'OTAN par la négociation d'un marché de gaz majeur avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, Poutine pense qu'il est à présent capable d'enfoncer le clou aux faiseurs de politique va-t-en-guerre à Washington, Londres et Bruxelles du fait que des désaccords majeurs sur la politique envers la Russie existent également au sein de l'Union européenne. En d'autres mots, il voit la visite de Hollande comme une fissure importante dans l'édifice des actions punitives de l'UE contre la Russie.

Il est bon de signaler que des grognements de mécontentement à propos des sanctions étaient présents dans l'UE quasiment depuis le premier jour. Peu de temps après que les sanctions furent imposées comme réaction à l'implication russe supposée dans l'abattage du MH-17, pour lequel, à ce jour, il n'y a pas une once de preuve crédible, le Premier ministre slovaque Robert Fico avertissait que les sanctions contre la Russie « menaceraient » la croissance positive attendue des économies européennes.2

Bomb

Les attaques terroristes tchétchènes en Russie : une déstabilisation de la Russie « made in USA »

Traduction Ender pour les moutons enragés

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Les dernières attaques terroristes en Russie ne sont pas en elles-mêmes, des phénomènes nouveaux. Elles doivent sembler singulières à ceux qui en ont souffert, mais elles ne sont pas différentes de nombreuses attaques antérieures. Ce qui est nouveau c'est que le monde pourrait finalement se réveiller et se rendre compte de ce qui se passe en réalité.


Le grand programme de déstabilisation de la Fédération de Russie et de ses alliés a constitué une caractéristique sous-jacente des relations internationales depuis la fin de la guerre froide. L'ouest à passé tellement d'années à entraîner ses armées pour attaquer « l'empire du mal » qu'il s'est retrouvé complètement désemparé lorsque l'Union Soviétique implosa. L'ouest continue à justifier son existence en inventant de nouveaux ennemis et en essayant de les détruire toujours selon le même scénario. Il n'y a même pas besoin de fournir des motifs valables : il suffit d'entretenir cet état d'esprit au sein de l'armée.

Lorsque vous ne pouvez pas attaquer un théâtre d'opération avec des troupes régulières, vous employez des mercenaires dont vous pouvez vous laver les mains : c'est le principe du terrorisme sponsorisé par un Etat, un terme utilisé par les USA pour désigner les groupes qu'il utilise pour amorcer des conflits.

Stock Up

Le PIB de la Chine déclasse les USA : un signal symbolique

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Le rapport du FMI[1] publié en mois d'octobre de l'année en cours a corroboré les prévisions d'économistes ayant prédit le classement de la Chine en première position devant les Etats Unis d'Amérique en termes de produit intérieur brut (PIB), calculé en parité de pouvoir d'achat (PPA). En effet, pour cette année 2014, le PIB de la Chine atteindra les 17.632 milliards de dollars, tandis que celui des USA 17.416 milliards de dollars, soit respectivement un poids de 16,5% et 16, 3% dans le PIB mondial. L'institution de Bretton Woods prévoit un creusement de cet écart à l'horizon de l'année 2019, où le PIB de la Chine passera à 26500 milliards USD, contre seulement 22000 milliards USD pour les USA.

Il est fort de constater que la vitesse de kérosène de la machine de croissance économique de la Chine a été enregistrée depuis le début des années 2000, notamment à l'occasion de son adhésion à l'organisation mondiale du commerce (OMC), en novembre 2001. Faut-t-il rappeler que durant cette période le PIB (exprimé en PPA) des USA était trois fois plus important que celui de la Chine. L'écart a été réduit presque de 50% en 2004, soit 13774 milliards de dollars pour les USA et 7466 milliards de dollars pour la Chine. Cependant, la croissance économique chinoise a été perturbée par la crise de 2008. Elle reste vulnérable aux chocs extérieurs puisque elle est tirée à hauteur de 70% par les exportations. D'où l'impératif de développer un marché national intégré et de multiplier les partenaires régionaux.