Attention, publication russophiiiile ! Plus sérieusement, pour la version officielle, la voix de la France, de l'Union européenne, des États-Unis, du Canada, du Japon... bref de l'Occident à propos de la guerre en Ukraine, vous avez l'embarras du choix dans les mass médias. Nous vous proposons d'écouter une autre voix, que l'on n'entend que peu en France, qui n'est pas celle d'un diplomate mais d'un Russe vivant et travaillant dans l'Hexagone depuis des années.
Oleg Nesterenko connait bien son sujet, lui qui, après avoir enseigné plus de dix ans en école de commerce en France, préside à Paris le
Centre de commerce et d'industrie européen. Un centre de soutien et d'accompagnement africano-franco-russe, un peu à la manière des chambres de commerce et d'industrie, dont le cœur de métier est le conseil économique, mais aussi sécuritaire auprès des acteurs politiques et économiques. Ce n'est donc pas le Russe de la rue qui nous a répondu, mais un homme rompu aux affaires et à la politique internationale, et jusqu'en Afrique où il endosse parfois le costume de conseiller politique.
Oleg Nesterenko connait également bien l'Ukraine. Il a été le directeur exécutif d'un institut de recherche scientifique dans l'extrême-ouest du pays, une région pas vraiment russophile, où la
mouvance ultra-nationaliste et néonazie est particulièrement active.Ce qu'il nous dit là, décliné en trois volets, sur le passé, le présent et le futur tel qu'il le voit se dessiner, il dit le tenir de son expérience, de ses échanges et de sources parmi des hauts responsables à Moscou, mais aussi à Kiev, à Donetsk, en Crimée, au sein de l'armée russe comme dans l'armée ukrainienne.
Commentaire: Le programme, en italien, de Manlio Dinucci