Les Maîtres du MondeS


Sherlock

Malgré l'opposition des USA et l'abstention des Français et des Britanniques, l'ONU a lancé une enquête sur d'éventuels crimes de guerre d'Israël à Gaza

fr gaza carte
Le conseil de 47 membres de la commission de défense des droits de l'homme de l'ONU a soutenu une résolution palestinienne visant à lancer une investigation sur l'offensive d'Israël à Gaza par 29 voix, comprenant la voix des pays arabes et musulmans, rejoints par la Chine et la Russie, ainsi que l'Amérique latine et les pays africains. Les États-Unis ont été le seul membre à voter contre. Les 17 abstentions ont été du fait des membres européens du Conseil (notamment la France et le Royaume-Uni), plus le Japon et la Corée du Sud.

Le résultat de la votation a été le suivant :

En faveur (29) : Algérie, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Éthiopie, Inde, Indonésie, Kazakhstan, Kenya, Koweït, Maldives, Maroc, Mexique, Namibie, Pakistan, Pérou, Philippines, Fédération de Russie, l'Arabie saoudite, Sierra Leone, Afrique du Sud, Emirats Arabes Unis, le Venezuela et le Viet Nam.

Contre (1) : États-Unis d'Amérique.

Abstentions (17) : Allemagne, Autriche, Bénin, Botswana, Burkina Faso, République tchèque, Estonie, France, Gabon, Irlande, Italie, Japon, Monténégro, République de Corée, Roumanie, ex-République yougoslave de Macédoine, et Royaume-Uni.

Star of David

Les mensonges d'Israël à des fins de guerre cela suffit !

colons israeliens
Les prétendus enlèvement et meurtre de trois colons israéliens, en juin dernier, furent la raison invoquée pour justifier l'escalade d'Israël contre le gouvernement Hamas dans la Bande de Gaza sous occupation israélienne. Mais de nouvelles preuves indiquent que le Hamas n'était pas du tout responsable des meurtres, selon des journalistes qui ont discuté avec la police israélienne.

La chronologie des événements, en tenant compte du fait que les raids israéliens en Cisjordanie et les tirs sur les pêcheurs de Gaza sont quotidiens depuis des années, a commencé avec la disparition de trois jeunes israéliens d'une colonie construite sur la terre palestinienne, en Cisjordanie , le 12 juin.

Pendant les trois semaines suivantes, les forces israéliennes se sont déchaînées dans toute la Cisjordanie , enlevant des députés, des hommes politiques et pratiquement toute personne qui avait été associée publiquement au parti politique Hamas (un parti politique palestinien dont la branche armée, par le passé, a revendiqué la responsabilité d'attaques contre des soldats et des civils israéliens), mettant plus de 900 personnes en garde à vue. Les responsables du Hamas ont nié avec véhémence tout lien avec la disparition des colons. Des responsables palestiniens ont qualifié la campagne de rafles de violation du droit international.

Cowboy Hat

L'Occident qui viole les droits de l'homme : une page révélatrice dans Le Monde

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© RIA Novosti. Mikhail Voskresensky
On se frotte les yeux après avoir lu la page deux de ce grand quotidien dans le numéro daté du 28 juillet. Une envoyée spéciale à Donetsk, ville d'un million d'habitants, raconte l'enfer vécu par les habitants sous le feu de l'armée ukrainienne.

Vous avez bien lu : l'armée ukrainienne et non l'armée russe ! Et la journaliste insiste : « pour les autorités ukrainiennes, reprendre la capitale du Donbass est une priorité. Elles ont promis de ne pas bombarder la ville (..) mais dans un rapport publié le 25 juillet l'organisation internationale de surveillance des droits de l'homme « Human Rights Watch » (HRW) prend Kiev en défaut : « selon des indices concordants, l'armée ukrainienne est à l'origine de tirs de roquettes qui ont causé la mort d'au moins 16 civils depuis le 12 juillet. Ces tirs de roquette sont si imprécis que leur usage systématique est proche du crime de guerre selon HRW ; une ukrainienne Nadia qui avait voté lors du référendum pour l'indépendance du Donbass constate qu'elle n'a plus que le choix suivant : fuir (vers la Russie comme 515 000 réfugiés selon l'ONU) ou mourir sous les tirs ukrainiens et elle ajoute : « comment voulez- vous qu'on vive avec des gens qui nous tuent ? » Répondre à des référendums autonomistes par une guerre sans merci n'est pas le meilleur moyen pour l'Ukraine de sauver son unité !

Bomb

L'aviation d'Israël reprend les tirs contre Gaza

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© Photo: AP/Adel Hana
L'aviation israélienne a repris des tirs sur des cibles à Gaza en représailles aux tirs de roquettes contre le territoire israélien, communiquent les médias.

Dans le même temps des combats ont repris entre l'armée israélienne et les radicaux palestiniens dans le sud de l'enclave palestinienne.

Selon les médecins, deux Palestiniens ont été tués aujourd'hui par des chars israéliens dans le nord de la bande de Gaza. Au total plus de 1 000 Palestiniens ont été tués et environ 6 000 autres blessés depuis le début de l'offensive le 8 juillet.

Ambulance

Gaza : à Deir el-Balah, on n'ose plus se rendre à l'hôpital

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© Crédit: Ibraheem Abu Mustafa/reutersHier, dans l’hôpital de Deir El-Balah, à gaza. un obus israélien a frappé l’étage où se trouve le service de chirurgie.
L'offensive israélienne se poursuit. Les efforts diplomatiques restent vains. Tel-Aviv a refusé une trêve humanitaire. Reportage à Deir el-Balah où l'hôpital a été la cible de frappes qui ont fait quatre morts.

De Gaza (Palestine), envoyé spécial. Du haut de la butte qui domine Gaza à la hauteur de Deir el-Balah, petite ville du bord de mer ceinte de villages qui s'étendent jusqu'à la frontière, les chars israéliens font le guet. Face à eux, la route Salahdine qui permet de rejoindre Khan Younes, au sud, à partir de Gaza City, au nord, sans passer par les bourgades côtières dont les rues sont encore plus défoncées que d'habitude, jonchées des débris de maisons. Un véritable jeu pour les Israéliens, qui s'amusent à tirer près des véhicules qui passent. Histoire de montrer qui est le maître, de bien faire comprendre aux Palestiniens qu'il suffirait de quelques degrés de rotation de la tourelle du char pour que leur route s'arrête là, dans un fracas. Boum ! Et puis, plus rien. Nous l'avons vécu à deux reprises, hier, en nous rendant à Deir el-Balah. Une première explosion a retenti derrière nous, à quelques centaines de mètres dans le champ qui jouxte la route. Deux kilomètres après, une rafale nous a frôlés, dont on a senti les vibrations sur le plancher de la voiture, sans doute des morceaux d'asphalte détachés par les balles. Qu'importe pour cette armée grossière si un véhicule est touché. La communication si bien rodée parlera de « terroristes » ou dira, s'il s'agit de journalistes, que la responsabilité d'Israël n'est pas engagée puisque les médias sont prévenus des dangers dans cette zone. Tout le monde n'a pourtant pas envie, à l'instar de Bernard-Henri Lévy lors de l'opération « Plomb durci », d'intégrer un char de l'armée israélienne.

Bomb

Vol MH17 : Un jeu d'échecs maculés de sang

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« Les renseignements et les faits étaient arrangés pour servir la politique. » Tous se rappellent le Mémo de Downing Street, qui dévoilait la « politique » de Bush et de Blair à la veille du bombardement, de l'invasion puis de l'occupation de l'Irak en 2003. La « politique », c'était se débarrasser de Saddam Hussein au moyen d'une guerre éclair. La justification, c'était le « terrorisme » et les armes (non existantes) de destruction massive (ADM), qui avaient « disparu », montées sur des camions, dans les fins fonds de la Syrie. Pour les renseignements et les faits, on repassera.

On pourrait voir dans la tragédie du vol MH17, qui s'est transformée, soit dit en passant, en AMD, une rediffusion tordue de la politique impériale en Irak. Pas besoin de mémo cette fois. La « politique » de l'Empire du Chaos est claire et multiforme : diversifier le « pivot vers l'Asie » en établissant une tête de pont en Ukraine afin de saboter les échanges commerciaux entre l'Europe et la Russie ; étendre l'Organisation du traité de l'Atlantique nord à l'Ukraine ; briser le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine ; empêcher par tous les moyens l'intégration commerciale et économique de l'Eurasie, du partenariat germano-russe aux nouvelles routes de la Soie convergeant de la Chine à la région de la Ruhr ; et maintenir l'Europe sous l'hégémonie des États-Unis.

Star of David

Palestine : Bien sûr que ce sont des crimes, et il faudra les juger

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Le droit repose sur la qualification des faits : tout montre qu'Israël commet, sous nos yeux, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, et les auteurs - des exécutants aux commanditaires - devront être jugés.

Les définitions des crimes de droit international résultent d'un long processus, qui a conduit à définir des règles si fortes qu'elles sont reconnues par tous les Etats, ou presque, et qu'elles doivent être appliquées même en temps de guerre. Ces règles sont devenues de droit coutumier, donc opposable même aux Etats voyous qui comptent s'en tirer en refusant de ratifier les traités.

La meilleure - et incontestée - définition de ces crimes résulte du traité de Rome de 1998, qui a institué la Cour Pénale Internationale.

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Merdias et Vénézuela

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Je me suis réveillé ce matin en érection idéologique. Je grassematinais en écoutant d'une oreille France-Inter, lorsqu'à 7h45, la « chronique internationale » du « 7/9 » me mit dans un état jouissif d'exaltation. Enfin un chroniqueur dénonçait « billes en tête » le latifundium médiatique français, la mort du pluralisme de l'information (qui n'a jamais vraiment existé depuis la Libération), la « normalisation » de France-Inter, les marchands d'armes et de béton qui font l'opinion, l'info-propagande-manipulation, la censure et l'autocensure implacables exercées par la pensée de marché... J'attendais que le chroniqueur indique qu'il n'existait au pays jadis des Lumières qu'un seul quotidien différent : L'Humanité... J'attendais...

Las. Mon excitation priapique ne fut que passagère. Il était en réalité question des médias bâillonnés par l'autocrate « chichement élu », 50,8%, (et Hollande?), répressif, au « charisme d'une huître de Sibérie » (quelle hauteur de vue et d'argumentation!), le président Nicolas Maduro, au Venezuela. Un Venezuela tellement dictatorial que les groupes privés nationaux et internationaux sont libres d'y réaliser leurs opérations, dans le cadre de la loi. C'est ainsi que El Universal, le plus ancien des quotidiens, très critique envers la révolution bolivarienne, comme la plupart des médias, a été racheté par un curieux groupe espagnol d'investisseurs. Son nouveau directeur serait « proche du pouvoir ». Jesús Abreu s'est engagé à maintenir la ligne éditoriale, et à ne licencier aucun journaliste. S'il y a « restructuration », elle ne se fait pas sur le mode occidental, de la thérapie de choc, du délit d'opinion : journalistes jetés à la rue...

Che Guevara

La métamorphose de Bachar el-Assad

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Dès sa première rencontre avec Bachar el-Assad, Hugo Chávez affirmait qu’il deviendrait le principal leader révolutionnaire dans le monde.
Depuis la retraite de Fidel Castro, la mort d'Hugo Chávez et l'interdiction faite à Mahmoud Ahmadinejad de présenter un candidat à l'élection présidentielle iranienne, le mouvement révolutionnaire n'a plus de leader mondial. Ou plutôt, n'en avait plus. Cependant, l'incroyable ténacité et sang-froid de Bachar el-Assad a fait de lui le seul chef d'Exécutif au monde qui ait survécu à une attaque concertée d'une vaste coalition coloniale conduite par Washington et qui ait été largement réélu par son peuple.

Bachar el-Assad ne souhaitait pas entrer en politique. Il se destinait à être ophtalmologue. Cependant, à la mort de son frère Bassel, il rentra du Royaume-uni où il poursuivait ses études et accepta de servir sa patrie et son père. À la mort de celui-ci, il consentit à lui succéder pour maintenir l'unité du pays. Ses premières années de gouvernement furent une tentative de modifier la composition des classes sociales de manière à rendre possible un système démocratique que personne ne lui réclamait. Patiemment, il démantela le système autoritaire du passé et commença à associer la population à la vie publique.

Cependant, à peine arrivé au pouvoir, il fut informé que les États-Unis avaient décidé de détruire la Syrie. Aussi sa présidence fut-elle principalement tournée vers le renforcement de l'Armée arabe syrienne, l'élaboration d'alliances extérieures, et des tentatives de déjouer le complot. Dès 2005, avec la commission Mehlis, il dut affronter l'opposition du monde entier qui l'accusait de l'assassinat de Rafic Hariri. Mais ce n'est qu'en 2011, que les puissances coloniales s'unirent à la fois contre lui personnellement et contre la Syrie.

Chess

Les experts internationaux n'ont trouvé « aucune violation » de la Russie aux abords de la frontière ukrainienne

Les inspecteurs qui sont allés examiner l'état des troupes russes aux abords de la frontière ukrainienne n'ont trouvé aucune trace de violation, affirme le Ministre de la Défense russe. Ce qui constitue une réponse aux allégations des Etats-Unis selon lesquelles 15.000 soldats russes sont regroupés à la frontière.

military, border
« Il a été porté à notre attention que de nouvelles affirmations ont été exprimées par des haut-responsables américains concernant un prétendu regroupement massif de troupes russes aux abords de la frontière ukrainienne » peut-on lire dans le communiqué du Ministère de la Défense russe, à la suite des allégations portées par le représentant permanent des Etats-Unis à l'OTAN, Douglas Lute, et la porte-parole du Département d'Etat, Marie Harf.

« Lors des 4 derniers mois, 18 inspections distinctes ont été menées aux abords de la frontière entre l'Ukraine et la Russie, toutes effectuées conformément au Traité du Traité Ciel Ouvert de Vienne et à l'accord de Vienne de 2011.«