
La conseillère à la sécurité nationale du président Barack Obama, Susan Rice
Combien de fois, durant ces trois ans de
guerre en
Syrie, avons-nous entendu les dénis en tout genre concernant l'aide
militaire américaine aux djihadistes, à laquelle il ne manquait que leur intervention directe. Il y a d'abord eu négation de toute aide, qui s'est transformée en aide « purement » et « strictement » humanitaire, pour aboutir finalement, peut-être à la suite d'un long travail des think tanks washingtoniens, à la formule magique : « aide non létale ».
De non létale, l'aide est aujourd'hui devenue létale à part entière, avec une longue période de flou artistique où le contenu des déclarations suggérait des phases intermédiaires, selon un discours Orwellien que nous ne connaissons que trop bien : létale mais pas trop, à peine létale, pas tout à fait létale, semi létale, etc... Dans le même temps, on nous précise que ces armes sont exclusivement destinées aux rebelles modérés dont on ne sait pas trop de qui il s'agit en Syrie. Peut-être les reconnait-on à la longueur de leur barbe ?. Le maintien de ce flou permet de faire passer les lois qui autoriseront la livraison d'armes américaines, largement financées par les monarchies du Golfe.
Commentaire: 'Nègre de maison' est ici d'une traduction de house nigger, terme utilisé par Malcolm X pour différencier les esclaves: house nigger (nègre de maison) et field nigger (nègre des champs). Le nègre de maison ayant un meilleur statut, il était plus enclin à accepter les structures en place (voire à les défendre), contrairement au nègre des champs, à qui Malcolm X s'identifiait.
Il ne s'agit donc pas d'un commentaire raciste...