Les Maîtres du MondeS


R2-D2

Bruxelles veut mettre des robots espions chez les personnes âgées

La Commission européenne vante les mérites d'un système d'accompagnement à distance des personnes âgées, qui sera commercialisé en 2015, à base de robots et de capteurs qui surveillent les moindres actions du retraité.


Nonna Lea est une geek de 94 ans qui fait office de pionnière en Europe. Cette femme italienne dont rien ne laisse présager d'un âge aussi avancé n'est pas seulement une blogueuse assidue, qui utilise notamment Internet pour publier les poèmes qu'elle écrit. C'est aussi l'une des six premières personnes âgées en Europe à bénéficier du programme GiraffPlus financé par la Commission européenne, qui propose de mettre la robotique et la domotique au service de leur autonomie.

"À 94 ans, mammy Lea ne pouvait plus vivre seule mais voulait quand même rester chez elle. Dans notre société vieillissante, de nombreuses personnes âgées sont dans la même situation. La robotique offre une solution sûre et économique à ce problème", assure Bruxelles dans un communiqué qui a tout du story telling moderne. La solution proposée par GiraffPlus devrait être commercialisée à partir de 2015, et ne sera certainement pas prise en charge par l'assurance sociale.

Bomb

Les provocations ont mal tourné : un mystérieux commando a-t-il déclenché la violence à Odessa ?

Traduction : Dominique Muselet

Image
Des vidéos filmées pendant les événements meurtrier d'Odessa qui ont causé la mort de douzaines de personnes révèlent que les choses se sont déroulées d'une manière beaucoup plus complexe et que des provocateurs ont déclenché la violence.

Les autorités ukrainiennes ont accusé les militants séparatistes d'être à l'origine des heurts qui ont mené au tragique incendie de la Maison des Syndicats. Le ministre de l'intérieur a déclaré que les militants anti-Kiev avaient attaqué les supporters des autorités de Kiev avant de se réfugier dans le bâtiment et qu'ils avaient lancé des cocktail Molotov sur la foule, déclenchant ainsi l'incendie. La chaîne 1 de la TV russe a reconstruit la chronologie des évènements de vendredi à Odessa à l'aide des vidéos disponibles sur YouTube étape par étape.

Tout a commencé par un match de foot entre deux équipes : Chernomorets Odessa et Metalist Kharkov. En dépit des grandes tensions politiques dans la région, les autorités ont autorisé le match en sachant très bien que quelques milliers de supporters pro-Kiev viendraient dans la ville.

Après le match, environ 1500 partisans des autorités de Kiev et des ultras du foot se sont réunis pour manifester en faveur de l'unité de l'Ukraine. La manifestation a été autorisée par les autorités locales.

Les nationalistes ont marché vers le centre de la ville en chantant "Gloire à l'Ukraine" et "Mort aux ennemis" ainsi que "Il faut poignarder les Moskals" (terme méprisant pour Russes). Certaines personnes portaient l'insigne du mouvement ultra-nationaliste. Elles étaient armés de chaînes, de bats de baseball et portaient des boucliers.

La violence a commencé quand la foule pro-Kiev a rencontré un groupe de gens qui avaient l'air de militants anti-gouvernement. Ils portaient des rubans de St. George - l'insigne des séparatistes - et des bandeaux rouges sur le bras. Certains des officiers de police présents sur les lieux portaient les mêmes bandeaux rouges sur le bras.

Puis le beaucoup plus petit groupe de soi-disant militants anti-Kiev a attaqué la manifestation, provoquant, selon toute apparence, les manifestants. Les vidéos montrent un plus petit groupe d'hommes portant des bandeaux rouges sur le bras qui entraînent la foule des militants pro-Kiev dans une autre direction.


Bad Guys

Ukraine aujourd'hui... de quoi avoir peur

Cette vidéo circule abondamment sur le net. Si ces images sont authentiques - cela reste à vérifier - elles annoncent le pire à venir sur l'action des forces que l'Union européenne et la France de François Hollande et BHL soutiennent en Ukraine.


Eye 1

Le terrorisme vu de Washington

Image
L’ambassadrice itinérante Tina S. Kaidanow, coordinatrice de la lutte anti-terroriste, lors de la présentation de son rapport annuel.
Le rapport annuel du département d'État sur le terrorisme dans le monde est un tissu de contradictions brillant par ses omissions. À le lire, la Syrie est le centre mondial du terrorisme, mais aucun Syrien n'en a été victime dans l'année. D'ailleurs la Syrie n'est pas touchée par le terrorisme, elle en est au contraire le principal et le plus ancien support dans le monde. Thierry Meyssan a lu pour vous cet étonnant travail de propagande.

Le département d'État a rendu public, le 30 avril, son rapport annuel sur le terrorisme dans le monde.

Pour les Nations unies, le terrorisme c'est, selon la définition du chercheur néerlandais Alex P. Schmid : « une méthode d'action violente répétée inspirant l'anxiété, employée par des acteurs clandestins individuels, en groupes ou étatiques (semi-) clandestins, pour des raisons idiosyncratiques, criminelles ou politiques, selon laquelle - par opposition à l'assassinat - les cibles directes de la violence ne sont pas les cibles principales. Les victimes humaines immédiates de la violence sont généralement choisies au hasard (cibles d'occasion) ou sélectivement (cibles représentatives ou symboliques) dans une population cible, et servent de générateurs de message. Les processus de communication basés sur la violence ou la menace entre les (organisations) terroristes, les victimes (potentielles), et les cibles principales sont utilisés pour manipuler la (le public) cible principale, en faisant une cible de la terreur, une cible d'exigences, ou une cible d'attention, selon que l'intimidation, la coercition, ou la propagande est le premier but » [1].

Snakes in Suits

Russia Today revient sur les mensonges de Tel Aviv et la volte-face de Kerry

Le jour où nos journalistes traditionnels auront l'honnêteté d'informer leur public sans biais, comme le fait cette vidéo, ce jour là nous auront enfin une presse libre... Mais ce jour, à notre regret, n'est pas encore venu.


Dollar Gold

Méandres et pièges cachés du TAFTA

Image
© Inconnu
À l'approche des européennes, les opposants à l'accord de libre-échange en chantier entre l'UE et les États-Unis donnent de la voix. Ils s'inquiètent des risques qui pèseraient sur les normes de santé, de sécurité ou d'environnement en Europe. Mais un mécanisme d'arbitrage prévu dans le texte, qui autorise des entreprises à attaquer des États en justice, focalise de plus en plus l'attention. Pour tenter d'apaiser le débat, la commission a publié l'intégralité du document en négociation, un texte incompréhensible pour le grand public.

De notre envoyé spécial à Bruxelles. Après la catastrophe de Fukushima en 2011, l'Allemagne annonce l'arrêt définitif de ses centrales nucléaires dans les dix ans à venir. Un groupe énergétique suédois, Vattenfall, propriétaire de deux centrales nucléaires dans le pays, s'indigne : à ses yeux, cette décision menace ses profits à moyen terme. En mai 2012, l'entreprise lance une procédure en justice contre Berlin, devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), basé à Washington.

Pistol

Washington et la mise à mort de la Russie

Traduction : Les crises

Image
© Inconnu
Washington n'a pas l'intention de faire en sorte que la crise en Ukraine puisse être résolue. N'ayant pas réussi à s'emparer du pays et expulser la Russie de sa base navale de la mer Noire, Washington voit dans cette crise de nouvelles opportunités.

L'une d'elles consiste à redémarrer la guerre froide en forçant le gouvernement russe à occuper les zones russophones en Ukraine, où les manifestants s'opposent aux marionnettes du gouvernement anti-russe installé à Kiev par le coup d'État américain. Ces régions de l'Ukraine sont d'anciennes parties de la Russie elle-même. Elles étaient rattachées à l'Ukraine par les dirigeants soviétiques au 20ème siècle, quand l'Ukraine et la Russie faisaient partie du même pays, l'URSS.

Les manifestants ont essentiellement mis en place des gouvernements indépendants dans les villes. La police et les unités militaires envoyées pour réprimer les manifestants, appelés « terroristes » à la mode américaine, ont, pour la plupart, fait jusqu'à présent défection et ont rejoint les manifestants.

USA

Le FBI et la CIA conseillent le gouvernement de Kiev

Image
Des dizaines de membres du FBI et de la CIA conseillent le nouveau gouvernement d'Ukraine, écrit le magazine Bild.

Les services de renseignement américains sont à la recherche d'une solution qui pourrait contribuer à la désescalade du conflit dans la région, arrêter les émeutes dans l'Est du pays et construire un système de pouvoir pour l'État qui pourrait fonctionner.

En outre, les experts apportent leur aide dans la recherche d'actifs du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, qui se considère toujours comme président légitime.

Bad Guys

Meilleur du Web: Les nervis de Kiev brûlent vifs des pro-russes à Odessa, l'armée ukrainienne attaque les populations de l'est : que peut faire Poutine ?

Traduction : Dominique Muselet

Image
Ce qui est arrivé à Odessa hier est beaucoup plus grave que ce que les premières informations laissaient entendre : il s'est agi d'un massacre délibéré à vous glacer le sang.

Pour résumer :

A Odessa, les manifestants pro-Russes n'avaient jamais occupé un bâtiment, tout ce qu'ils avaient fait était d'installer des tentes sur la place et de rester là. Il n'y avait eu quasiment aucune violence. Mais hier les néo-nazis sont passés à l'action :

1) Ils ont amené en bus de nombreux voyous du Secteur Droit.

2) Puis ils ont fait venir les hooligans locaux du football (payés par des oligarques selon certaines sources) pour faire une manifestation nationaliste.

3) Les voyous du Secteur Droit ont alors rejoint les hooligans et ensemble ils ont sauvagement attaqué le petit village de tentes des pro-Russes : les tentes ont été déchirées et les manifestants anti-régime ont été méchamment passés à tabac. La police locale regardait sans rien faire.

4) Les manifestants anti-régime ont tenté de sauver leur vie en se réfugiant dans le bâtiment syndical qui avait été leur lieu de rassemblement. Le bâtiment a été cerné et on y a mis le feu.

5) Ceux qui essayaient de sortir étaient sauvagement battus et beaucoup ont été assassinés. Beaucoup d'autres ont été tués par balles alors qu'ils se tenaient aux fenêtres pour échapper aux flammes.

6) Les néo-nazis ont empêché les pompiers de passer.

7) Chaque fois qu'un manifestant sautait par la fenêtre ou était tué par balle la foule hurlait : "Gloire à l'Ukraine ! Gloire à nos héros !" Beaucoup ont pris des vidéos en souvenir. Pour eux, c'était un événement joyeux et libérateur.

8) Les réseaux sociaux ukrainiens ont été envahis de joyeux messages félicitant les "héros" d'Odessa et promettant d'en faire encore baver aux maudits Ruskoffs.

9) Les médias occidentaux et ukrainiens ont parlé de "heurts" et de "morts" mais sans mentionner les responsables du massacre.

10) Aux dernières nouvelles, il y a eu 46 morts. Mais avec ceux qui ont inhalé des gaz toxiques et surtout ceux qui ont été profondément brûlés, leur nombre va certainement augmenter.

Life Preserver

Le coup de sang de Poutine

Image
Certains experts sont unanimes et l'affirment. Sans un saut qualitatif technologique majeur, la suprématie militaire américaine sera bientôt battue en brèche par la montée en puissance et l'émergence de la Chine. Cette nouvelle donne géostratégique ainsi que le risque potentiel encouru de l'effondrement du dollar, envisagé à court terme non seulement par certains experts mais également redouté par certains grands spéculateurs et autres gourous de la finance internationale, et l'effet dévastateur induit sur l'économie américaine et celles des pays occidentaux, expliquent en partie l'affolement américain à se redéployer sur la question ukrainienne en accentuant les sanctions vis-à-vis de la Russie et en transformant une fois de plus une crise artificielle créée de toutes pièces en une opportunité. C'est que le scénario Ukrainien s'est bel et bien emballé et les objectifs qui lui ont été initialement fixés n'ont pas été atteints. Bien au contraire. Destinés initialement à provoquer un effet domino au sein même de la Russie en y encourageant les divisions et les processus sécessionnistes, les événements de Kiev ont été encouragés par l'Europe et ont bénéficié d'une couverture médiatique exceptionnelle qui a été cependant réduite depuis que le puissant lobby médiatique mondialiste et les agitateurs attitrés et autres pourfendeurs de la Russie de Poutine se sont aperçus que certains nationalistes ukrainiens portaient au bras l'insigne de la croix gammée. Les événements qui ont eu lieu dans la capitale Ukrainienne ont dés le début évolué vers une forme de résistance insurrectionnelle de type guérilla grâce à l'encadrement, selon encore certains experts, de spécialiste israéliens qui ont apporté leur savoir-faire. Ces événements ont précipité la désintégration de l'Ukraine dont une partie importante de la population, sommée par la communauté internationale de choisir entre l'union européenne et l'OTAN où la Russie, ne cache plus sa sympathie ni sa reconnaissance pour cette dernière. Et « l'annexion-réappropriation » de la Crimée par la Russie n'est qu'un retour de flamme fulgurant qui puise son origine non seulement dans les provocations incessantes occidentales mais aussi dans un processus historique qui n'est pas encore achevé. La Crimée qui abrite le puissant port de Sébastopol ainsi que la flotte de la mer noire a noué des liens indéfectibles avec la Russie et est composée d'une population qui lui est majoritairement acquise. Elle a également fait partie des Républiques de l'ex Union Soviétique et a abrité des événements majeurs qui ont scellé la paix internationale.