Les Maîtres du MondeS


Dollars

Washington débloque 1,2 million pour la propagande des médias ukrainiens

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Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le déblocage de 1,2 million de dollars pour soutenir les médias ukrainiens en vue de l'élection présidentielle du 25 mai.

"Les journalistes ont été confrontés à des dangers et des défis graves ces derniers mois", a fait valoir la porte-parole du département d'Etat Marie Harf lors de son point de presse. Plus de 500 journalistes ont été harcelés, battus ou enlevés en Ukraine depuis novembre, et un reporter a été tué, a-t-elle accusé.

Cet argent supplémentaire versé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID) "aidera à protéger les journalistes en situation de vulnérabilité tout en faisant progresser la liberté de la presse (...) en Ukraine", a souligné Mme Harf.

Le gouvernement intérimaire pro-occidental de Kiev a prévu l'élection d'un nouveau président le 25 mai après la destitution en février de l'ancien dirigeant pro-russe Viktor Ianoukovitch, alors que le pays est en proie à des violences meurtrières dans le Sud et l'Est.

Bad Guys

Au Venezuela, 58 étrangers arrêtés après les violences

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé vendredi avoir arrêté 58 ressortissants étrangers, soupçonnés d'avoir attisé les violentes manifestations antigouvernementales qui ont ébranlé le pays ces trois derniers mois.

Des Colombiens, un Américain, un Espagnol et un Arabe figurent parmi les "mercenaires" interpellés, selon le terme utilisé par le ministre de l'Intérieur Miguel Rodriguez Torres, lors d'une conférence de presse.

"Pour l'heure, 58 des détenus sont de nationalité étrangère, presque tous impliqués dans l'utilisation d'armes", a déclaré Miguel Rodriguez Torres, produisant à l'appui de son propos des photos et listes de présumés appels téléphoniques et réunions.

Au moins 41 personnes ont été tuées et près de 800 autres blessées durant ces trois mois, période la plus trouble pour le Venezuela depuis l'éphémère coup d'Etat de 2002 contre Hugo Chavez.

Eye 2

La DGSI investie du pouvoir de surveiller les communications sur Internet

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Créée ce vendredi, la nouvelle Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) devra "contribuer à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques" sur le territoire français, comme le faisait la DCRI.

Le Gouvernement a fait paraître ce vendredi au Journal Officiel le décret n° 2014-445 du 30 avril 2014, qui crée la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), directement rattachée au ministère de l'intérieur. Issue de la réforme des services de Renseignement voulue par Manuel Valls suite à l'affaire Merah, la DGSI vient remplacer l'ancienne Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui était elle placée sous l'autorité de la police nationale.

Cette modification, qui n'a l'air de rien, permettra non seulement d'avoir une prise en main plus directe du politique sur le renseignement, mais aussi de ne plus confier le renseignement intérieur aux seuls fonctionnaires de police. Sortie de la direction de la police nationale, la DGSI pourra faire appel à des contractuels privés, comme le font nombre de services de renseignement étrangers.

Nuke

Au Japon, le Dalaï Lama promeut le nucléaire

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A l'issue d'un déplacement au Japon, où il a notamment visité des régions dévastées par le tsunami de mars 2011, le Dalaï Lama, le chef spirituel des bouddhistes tibétains, a expliqué, lundi, que s'il comprenait la méfiance de certaines populations à l'égard de l'atome, il n'était, lui-même, pas opposé à l'énergie nucléaire. "Il y a encore beaucoup de pays souffrant d'un large écart entre les riches et les pauvres.

Des millions de personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté et c'est à elles qu'il faut penser", a expliqué le responsable religieux qui estime, selon l'agence Dow Jones, que les centrales nucléaires peuvent permettre à des populations d'accéder à une électricité bon marché. Le Dalaï Lama a encore expliqué que les énergies renouvelables, telles que le solaire ou l'éolien, n'étaient pas encore suffisamment performantes pour répondre aux besoins des pays en développement.

Il a donc appelé les populations et les responsables politiques à envisager différents points de vue dans leur débat sur le nucléaire. "Ne regarder le sujet que sous une seule perspective avant de prendre sa décision ne serait pas correct", a-t-il soufflé avant de plaider, également, pour une analyse sérieuse des dangers de cette énergie. Mais, a-t-il insisté, le risque zéro n'existe dans aucune activité humaine. Conduire une voiture, manger un repas ou même s'asseoir pour assister à une conférence comporte un certain degré de danger. "Il y aura toujours 1% de risque", a jugé le leader spirituel.

Bad Guys

Pillage économique, terres spoliées : Total s'attaque à l'Argentine avec le gaz de schiste

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© Grégory Lassalle
Interdite en France, l'exploitation du gaz de schiste se poursuit ailleurs dans le monde, notamment en Argentine. Des multinationales, telle Total, s'installent dans des aires naturelles protégées ou sur des territoires indigènes.

Des steppes arides parsemées d'arbustes, aux portes de la Patagonie. Des vigognes, quelques rares condors. Une étendue sauvage, mais constellée de puits de pétrole. La province de Neuquen est la région pétrolifère de l'Argentine. Le documentaire Terres de schiste, réalisé par Grégory Lassalle avec les Amis de la terre, nous emmène dans ces contrées lointaines où se joue le chapitre d'un combat mondial.

En surface, le décor paraît hostile. Le peuple Mapuche y a trouvé refuge après avoir été chassé de ces terres au 19e siècle. Des éleveurs de chèvres transhument entre les plaines et les Andes. La vie n'est pas facile. Pourtant, sous leurs pieds, se trouve un trésor, cadeau empoisonné, convoité par les plus grandes multinationales de ce monde : du pétrole et du gaz, sous forme de gaz et d'huile de schiste.

Question

Que fait l'armée allemande à Slaviansk ?

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Depuis le 25 avril, huit inspecteurs militaires sont détenus par des activistes pro-russes à Slaviansk, ville ukrainienne de l'Est. Ce groupe d'inspecteurs est composé de trois officiers de l'armée allemande (Bundeswehr), d'un interprète allemand, ainsi que d'inspecteurs militaires dont un tchèque, un polonais, un danois et un suédois. Le Suédois a depuis été relâché pour raisons de santé.

Les médias allemands ont systématiquement décrit les détenus comme étant des observateurs de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Ceci est inexact. Le seul lien entre l'OSCE et les détenus est que la présence de ces derniers en Ukraine est justifiée par ce que l'on appelle le Document de Vienne ratifié en 1992 par 57 Etats membres de l'OSCE et qui depuis a été renouvelé à plusieurs reprises.

Mais, les activités de ce groupe en Ukraine n'ont été ni approuvées par l'OSCE ni ne sont contrôlées par l'OSCE. Au lieu de cela, les inspecteurs militaires ont reçu l'ordre d'intervenir en Ukraine de la part du régime de Kiev et sont sous le contrôle direct de leur ministère de la Défense respectif.

People

L'OTAN encourage le renforcement militaire contre la Russie au moment où les protestations se propagent dans l'Est de l'Ukraine

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Alors que la saisie de bâtiments gouvernementaux et les protestations contre le régime gagnent du terrain en Ukraine, le gouvernement fantoche de Kiev et ses appuis impérialistes occidentaux intensifient de manière irresponsable leur politique agressive en risquant de provoquer non seulement une guerre civile de grande envergure en Ukraine mais une confrontation militaire avec la Russie qui est une puissance dotée de l'arme nucléaire.

Mercredi, les pays de l'OTAN ont intensifié les déploiements militaires dans l'ensemble de l'Europe de l'Est dans le but d'encercler la Russie. Six avions de combat multi-rôle McDonnel Douglas CF-18 Hornet, un avion-cargo C-17 et des centaines de militaires canadiens ont quitté la Roumanie qui a une frontière commune avec l'Ukraine et est située sur la côte Ouest de la Mer noire qui est d'une grande importance stratégique.

Quatre avions de combat danois ont aussi atterri mercredi sur la base aérienne estonienne d'Ämari.

« Nous transmettons un message à la Russie et nous rassurons nos alliés en montrant que nous agissons en insistant de manière cohérente sur ce que l'OTAN a dit, les actions de la Russie sont inacceptables sur ce point et nous envoyons un message très clair, » a dit à CBC News le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson.

USA

La crise ukrainienne à travers le prisme stratégique américain

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La vérité occidentale martelée veut que le président russe Vladimir Poutine entende reconstituer à la fois l'empire russe et l'Union soviétique.
Commis voyageur zélé, le président américain Barack Obama vint à Bruxelles proposer aux Européens de remplacer du gaz russe par du gaz états-unien, à l'heure où se prépare la grande affaire du Partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement entre l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique (TTIP).

Tout cela n'est ni soudain, ni inattendu pour qui prend la peine de relire les meilleurs stratèges des Etats-Unis. Dès 1997, Zbigniew Brzezinski explique dans son maître livre, « Le grand échiquier - l'Amérique et le reste du monde » (actualisé dans « Le vrai choix » en 2004), pourquoi et comment contrôler l'Eurasie. « L'Eurasie reste l'échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la primauté mondiale. » Né Polonais, successivement conseiller des présidents Carter et Obama, Brzezinski annonce que « le but de ce livre est de formuler une politique géostratégique cohérente pour l'Amérique sur le continent eurasien ». Hypothèses et raisonnements sont d'une grande rigueur intellectuelle. L'Eurasie est centrale, l'Amérique doit y être présente pour dominer la planète, l'Europe est la tête de pont de la démocratie en Eurasie, l'OTAN et l'Union européenne doivent, de concert, étendre leur influence en Eurasie, les Etats-Unis doivent jouer simultanément l'Allemagne et la France (carte des zones d'influences respectives de ces deux pays à l'appui), alliées fidèles mais, de façon différente, remuantes et capricieuses. Cela sera laborieux : « Quoi que l'avenir nous réserve, on peut raisonnablement conclure que la primauté américaine sur le continent eurasien sera soumise à de fortes turbulences et même confrontée à des épisodes de violence. »

Chess

Selon Yannis Varoufakis, il aurait mieux valu que la Grèce fasse faillite

L'UE tue - le 25 mai, je vote grec
© Inconnu
 Dans un entretien accordé à lexpansion.fr le 7 mars, Yanis Varoufakis, ancien conseiller de Georges Papandréou, revient sur les conséquences des plans « d'aide » de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI) imposés à son pays pour sauver l'euro.
La Grèce est un État exsangue, avec une minorité qui prospère grâce à la corruption, et une majorité qui dépérit. Les véritables décisions sont prises par les commissaires européens. Les seuls biens que nous exportons, ce sont nos jeunes, partis s'installer sous d'autres cieux (...)

Les premières années de la crise ont été marquées par de nombreux troubles sociaux ; il y en a beaucoup moins maintenant. Les gens rentrent chez eux et lèchent leurs plaies. Ils essaient de joindre les deux bouts, et de mettre de quoi manger sur la table. Pour résumer, les rues sont calmes, mais le mécontentement est fort, et la pauvreté, un cancer qui tue les gens psychologiquement.

De très nombreux ménages sont surendettés. Ce que j'ai pu observer au sein des familles, c'est une forme de dépression au sens clinique du terme, qui s'apparente beaucoup aux états bipolaires. Un jour, les gens sont catatoniques et, le lendemain, ils sont dans une forme d'optimisme bizarre, où ils éprouvent le sentiment totalement irréaliste que tout est possible. Puis la dépression revient. Pas besoin d'être grand clerc pour savoir de quoi tout cela est le terreau, on l'a déjà expérimenté dans les années 1930, et pas seulement en Allemagne...
Bien que le parti néonazi « l'Aube dorée » ne recueille qu'une minorité des suffrages, « cela ne veut pas dire que ses idées ne sont pas au pouvoir. En 2012, juste avant les élections législatives, le gouvernement socialiste a ordonné que les femmes SDF à Athènes soient soumises sans leur consentement à des tests VIH et que, si elles étaient séropositives, elles soient emprisonnées et que leurs photos soient affichées à l'extérieur des commissariats. A l'été 2012 encore, des députés du parti au pouvoir [sous le gouvernement conservateur d'Antonis Samaras] ont déposé au Parlement un amendement qui stipule que, pour entrer dans la police ou l'armée grecque, il ne faut pas seulement être citoyen du pays, mais pouvoir prouver que l'on est de sang grec. Si les partis traditionnels font cela, que feront les fascistes ? »

Magic Wand

États-Unis - Pétrole de schiste entre réalité et illusions

Les compagnies américaines vendent le pétrole et le gaz dans le marché intérieur à des prix inférieurs aux frais de la production dans le but de répandre l'illusion de l'entrée des États-Unis dans une ère de prospérité sans précédent.
Gaz de schiste, USA
© Inconnu
« Une nouvelle ère stratégique » a débuté en 2011 avec la mort de Ben Laden, le retrait des dernières forces américaines d'Irak et l'annonce, par les États-Unis, qu'ils avaient l'intention de rééquilibrer leur stratégie en s'orientant vers l'Asie. A ces événements s'ajoutent un troisième qui n'a pas été suffisamment mis en évidence bien qu'il soit d'une importance majeure. Il s'agit de la réduction rapide de la dépendance des États-Unis dans le domaine de l'énergie.

Ce point de vue est exprimé par Bruno Tertrais, maître de recherche dans la Fondation pour la recherche stratégique à Paris. En vérité, Tertrais n'est qu'une voix qui, parmi beaucoup d'autres, a chanté les louanges de la « révolution américaine dans le domaine de l'énergie », de l'« âge d'or du gaz » et le pétrole de schiste qui « changera le cours de l'histoire ».

On peut évidemment négliger la valeur stratégique des rumeurs qui ont circulé au sujet de la mystérieuse disparition de Ben Laden présentée comme une victoire remportée par Washington. Quand à ce qu'on appelle pétrole américain « non conventionnel », on peut le classer comme une troisième défaite qui s'ajoute aux deux autres que représentent le retrait d'Irak et de l'ensemble du Moyen-Orient afin que les États-Unis puissent aller se recentrer en Asie-pacifique.