Les Maîtres du MondeS


Eye 1

122 dirigeants de la planète espionnés par la NSA

En marge d'un article du Spiegel sur l'espionnage en Allemagne, nous apprenions ce matin que le journal a eu sous les yeux une liste de 122 dirigeants du monde sous surveillance.

Der Spiegel a publié ce matin une liste de 122 personnalités du monde politique faisant l'objet d'une surveillance active par la NSA. Si l'hebdomadaire allemand en parle en marge de l'espionnage d'entreprises d'outre-Rhin, et qu'il s'attarde surtout sur Angela Merkel, l'affaire est bien plus grosse que ça.

Le président de Malaisie, celui de Somalie, du Pérou, de Biélorussie, du Guatemala, de Colombie, du Mali, de la Syrie... Angela Merkel, la chancelière allemande, donc, ainsi que l'ex-Premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko. Ils font tous partie de la liste. Malheureusement, celle-ci n'est complète ni sur le site du Spiegel, ni sur celui de The Intercept.

Eye 1

Pourquoi le CSA sera bien pire que la Hadopi

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© Inconnu
Le projet de loi Création confiera au CSA la possibilité de lister et de réguler les moyens de filtrage que les FAI devront proposer à leurs abonnés, voire imposer par défaut sur leurs réseaux.
Nous le répétons désormais depuis trois ans. Depuis que nous avons expliqué pour la première fois, dans un climat où la détestation de l'Hadopi était encore très forte, pourquoi la jeune autorité administrative de lutte contre le piratage pouvait paradoxalement devenir une alliée de circonstances pour la protection des libertés sur Internet. A l'époque, notre théorie qui faisait du CSA un adversaire bien plus dangereux que la Haute Autorité pouvait encore faire sourire. Elle est désormais plus que jamais proche de la réalité.

Star of David

L'ex-Premier ministre Ehud Olmert reconnu coupable de corruption

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© Inconnu Ehud Olmert et certains employés de la ville de Jérusalem ont reçu des pots de vin en échange de la levée d'obstacles administratifs à un projet immobilier appelé Holyland.
L'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert a été reconnu coupable de corruption, lundi, pour son implication dans un scandale immobilier alors qu'il était maire de Jérusalem.
Coupable de corruption. Le verdict est tombé lundi pour l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui était soupçonné d'être impliqué dans un scandale immobilier. C'est cette affaire qui avait poussé le conservateur à la démission de son poste de Premier ministre en 2008.

Laptop

La régulation du web par le CSA se dévoile

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Le contenu du projet de loi Création se dévoile progressivement, à la faveur de fuites relayées par la presse. Les dernières informations confirment que le texte va bien donner des pouvoirs de régulation étendus au CSA afin de pouvoir intervenir sur le web.

Dans son rapport sur l'adaptation des politiques culturelles à l'ère numérique remis l'an dernier, Pierre Lescure a proposé que le conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) devienne le régulateur d'Internet et récupère les pouvoirs de la Hadopi (riposte graduée, observation des pratiques culturelles en ligne, DRM...). Aujourd'hui, ces suggestions sont pleinement intégrées dans le projet de loi Création.

Porté par Aurélie Filippetti, le texte doit être présenté en conseil des ministres d'ici le mois de juin puis discuté par les parlementaires cet automne, une fois les vacances passées et en fonction du calendrier politique. Mais alors que s'écouleront encore plusieurs mois avant les premiers débats à l'Assemblée nationale et au Sénat, les premières fuites commencent à apparaître.

Cult

Vatican : « aucune obligation de signaler les abus pédophiles »

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Le président de la Conférence épiscopale italienne (CEI) a défendu samedi des directives controversées approuvées par le Vatican qui exempte les évêques italiens de l'obligation à signaler à la police des cas de suspicion de sévice sexuel impliquant des enfants.

"Le Vatican exige que l'on respecte les lois nationales, et nous savons qu'il n'y a aucune obligation (de signaler des abus) en vertu du droit italien", a déclaré le cardinal Angelo Bagnasco à des journalistes en marge d'une réunion à Gênes.

Pour le cardinal, les prêtres ont par contre le "devoir moral" d'agir pour protéger les personnes vulnérables et de "contribuer au bien commun".

La publication vendredi de cette directive de la CEI a déclenché la fureur des groupes de soutien aux victimes, avec en première ligne l'association américaine d'anciennes victimes de prêtres pédophiles (SNAP) qui déplore la "contradiction étonnante, déprimante et irresponsable entre ce que disent les officiels du Vatican sur la violence, et ce qu'ils font contre les abus".

Propaganda

Le discours d'Obama sur l'Ukraine: propagande et mensonges

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© Inconnu
Le discours prononcé mercredi à Bruxelles par le président Barack Obama était un appel aux armes pour une confrontation des Etats-Unis et de l'OTAN contre la Russie. Par toute une série de mensonges et de faux-fuyants, Obama a présenté un monde à l'envers dans lequel les Etats-Unis et les impérialistes européens, qui ont soutenu le coup d'Etat en Ukraine mené par des forces fascistes, sont présentés comme les défenseurs de la démocratie et de la paix.

Il n'y avait pas grand-chose dans son discours qui aurait pu convaincre la population laborieuse d'Europe ou des Etats-Unis qu'une politique de conflit ouvert avec la Russie était dans leur intérêt. Ce n'était pas le but de l'allocution qui se résume à une série de mensonges de propagande, prononcés avec la certitude qu'ils ne feraient pas l'objet de critiques sérieuses et encore moins d'une opposition au sein des élites dirigeantes des Etats-Unis et de l'Europe ou de la part de leurs porte-parole dans les médias.

Network

Turquie : YouTube bloqué suite à des révélations sur une potentielle opération sous fausse bannière en Syrie

Erdogan
Après avoir bloqué twitter, le premier ministre turc Erdogan a bloqué YouTube à son tour. C'est la publication d'une vidéo qui a provoqué cette décision. En effet, un enregistrement-pirate a été publié dans lequel quatre hauts responsables turcs, dont le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et le chef des services de renseignement (MIT) Hakan Fidan, évoquent l'hypothèse d'une opération destinée à justifier une intervention militaire de la Turquie en Syrie.

Bien sûr que cela a mis hors de lui Erdogan qui n'a pas hésité à menacer les auteurs :« C'est un acte ignoble, lâche, immoral » tout en ajoutant « Nous irons les chercher jusque dans leurs caves ».

En tout cas, la communauté internationale sera intéressée de savoir que la Turquie n'a pas renoncé à intervenir militairement et cherche un prétexte au risque d'enfreindre le droit international. On peut penser que cette révélation va refroidir les ambitions d'Erdogan sur le dossier syrien. Tel est pris, qui croyait prendre !

Bomb

Les plans terroristes du régime d'Erdogan en Syrie

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De nouveaux enregistrements fuités cette nuit par les hommes de la Confrérie de Fethullah Gülen, nouveau frère ennemi d'Erdogan, établissent la responsabilité flagrante du régime d'Ankara dans la guerre et le terrorisme en Syrie. Ces "AKP-Leaks" impliquent directement le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu, le directeur des services secrets de la MIT Hakan Fidan, le conseiller du ministère des affaires étrangères Feridun Sinirlioglu et le chef-ajdoint de l'état-major turc Yasar Güler.

L'une de ces conversations compromettantes porte sur l'enclave turque en territoire syrien appelée " Suleyman Shah" où se trouve le mausolée éponyme du grand-père du fondateur de l'empire ottoman Osman Ier.

Les quatre conspirateurs invoquent le menace que fait peser le réseau terroriste Daech (EIIL) sur l'enclave comme prétexte à un assaut contre la Syrie. Le chef adjoint de l'état-major Yasar Güler évoque l'option de l'armement de 1000 djihadistes pour mener une opération en territoire syrien.

USA

Sanctions contre la Russie, Guerre et Farce

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Traduit de l'espagnol par Irisinda

« Si nous arrivons à un champ de mines, notre infanterie attaquera de la même façon que s'il n'était pas là ». (Maréchal Georgi Yukov).

Commençons par les choses sérieuses. Pendant que le Conseil de la Fédération de Russie signe un traité avec la Crimée, concluant son annexion formelle, l'Ukraine signe les chapitres politiques d'un accord d'association avec l'Union Européenne. La signature de l'accord définitif n'aura lieu que plus tard dans l'année.

Ce sont les faits sur le terrain. Observons maintenant la comédie, appelée aussi guerre des sanctions. La si démocratique Europe a puni le démocratique référendum en Crimée en sanctionnant 33 personnes russes et de Crimée par la gèle de leurs actifs et en leur interdisant de voyager, d'après cette fiction sur pattes style Magritte qu'est le Président du Conseil Européen Van Rompuy. L'Europe a aussi annulé le sommet Europe-Russie prévu à Sotchi le 3 juin. Et la vaste bureaucratie kafkaïenne de la Commission Européenne a utilisé le temps qui était prévu pour allouer des subventions européennes, à préparer de « possibles sanctions économiques », d'après la Chancelière allemande Angela Merkel.

Bad Guys

Les nouveaux maîtres de l'Ukraine

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Le 1er janvier 2014, 15 000 nazis manifestent au flambeau à Kiev, en souvenir de Stepan Bandera.
Le nouveau gouvernement ukrainien est composé pour un tiers de nazis (dont nous avons déjà présenté le trombinoscope à nos lecteurs) et pour deux tiers de représentants des grands capitalistes du pays. Même s'il existe de fortes tensions en son sein, ce gouvernement est en train de mettre rapidement en œuvre une politique clairement fasciste, dont l'Oriental Review décrit ici les principaux aspects. On ne peut que s'inquiéter de l'indifférence, voire de la complicité, de l'Union européenne et des États-Unis face à cette vague brune.

Le ton paternaliste et conciliant des dirigeants occidentaux envers les nouvelles autorités de l'Ukraine est aux antipodes des valeurs humanitaires et démocratiques qu'ils exhortent les autres pays du monde à respecter. Une fâcheuse impression de déjà vu gagne immanquablement l'observateur qui se penche sans a priori sur la situation de cet État né dans le sillage de la dissolution de l'Union soviétique, et sur la politique mise en œuvre dans la région par l'Occident. Les déclarations fusent des deux côtés de l'Atlantique pour soutenir le « gouvernement légitime de l'Ukraine » resté sous le contrôle de la clique de nationalistes extrémistes radicaux qui l'a porté au pouvoir et ne représente pourtant qu'une toute petite minorité de la population ukrainienne. À vrai dire, ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine n'est guère différent de ce qui s'est passé dans l'Allemagne des années 1930 avec l'ascension du chancelier Hitler au pouvoir. Ce sont les mêmes stratagèmes politiques qui sont utilisés. Ce sont les mêmes contraintes qui sont mises en œuvre. L'étude minutieuse des développements en cours et des manœuvres politiques qui les accompagnent permettra peut-être d'éclairer, du même coup, d'un jour nouveau, ce que nous savons des origines du nazisme dans l'Allemagne du vingtième siècle.