De longue date, la Russie entretient des relations complexes avec ces républiques musulmanes du Caucase...
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À quelques semaines des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, Vladimir Poutine pensait avoir - médiatiquement s'entend - mis tous les atouts de son côté avec l'élargissement de l'oligarque escroc Mikhaïl Khodorkovski, des foldinguettes des Pussy Riot et des activistes stipendiés de Greenpeace.
Certains paraissent néanmoins bien disposés à gâcher la fête. Ainsi, le 29 décembre dernier, en gare de Volgograd, une femme se fait exploser au milieu de la foule. Bilan : dix-sept morts et des dizaines de blessés. Le lendemain, toujours dans la même ville, c'est une voiture piégée, avec à son bord un autre kamikaze - un homme, cette fois - qui tue dix passants et en blesse quinze autres. Si l'on en sait peu sur le second terroriste, l'identité de la première, elle, est désormais connue : il s'agit de la veuve d'un chef de guerre du Daguestan, Oksana Aslanova, tué naguère par les troupes russes.
De longue date, la Russie entretient des relations complexes avec ces républiques musulmanes du Caucase, bordant le sud de sa frontière. Persécutées du temps de l'URSS, toutes ont, peu ou prou, réintégré depuis le giron moscovite, Vladimir Poutine leur portant une attention toute particulière : elles offrent à la Russie sa profondeur géographique, lui procurent nombre de minerais rares en échange de la protection de la Rodina, la « Patrie », soit des intérêts croisés et réciproques bien compris.