Les Maîtres du MondeS


Wall Street

Les dessous de l'écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l'impôt français

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En reportant l'entrée en vigueur de l'écotaxe pour les poids lourds, le gouvernement Ayrault vient une nouvelle fois de capituler face à des intérêts privés. Mais derrière cette taxe écologique se cache une autre question, qui n'a jamais été soumise au débat public : c'est la première fois que la collecte de l'impôt est confiée à des entreprises privées. Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. Du jamais vu ! Enquête.

Après six ans de reports et d'atermoiements, l'écotaxe poids lourds est devenue un sujet explosif. Et le gouvernement n'en finit plus de s'empêtrer dans des reculades qui le décrédibilisent. Les critiques se focalisent sur le coût de la taxe pour les transporteurs et les agriculteurs. Pourtant, l'essentiel est ailleurs : pour la première fois, la collecte d'un impôt est confiée à des entreprises privées. L'État a fait le choix de déléguer le recouvrement de l'écotaxe à un prestataire, par le biais d'un contrat de partenariat public-privé. Le produit de la perception de la taxe, estimée à 1 200 millions d'euros par an, sera reversé à l'administration des douanes. Une première en matière de fiscalité ! Un système choisi sous Sarkozy et mis en œuvre par un gouvernement socialiste et écologiste... L'écotaxe « s'appuie sur un mode de recouvrement entièrement nouveau et automatisé. A bien des égards, c'est une taxe du XXIe siècle ! », s'enthousiasme la sénatrice UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, dans un rapport remis à la Commission des finances en février dernier.

Dollar

Grandiose : une grève pour millionnaires !

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Les clubs de football professionnels ont décidé d'organiser une « journée blanche » le 30 novembre prochain afin de protester contre la taxation à 75% sur les très hauts revenus.

En plus, cette journée de matchs est simplement reportée, donc aucune conséquence ! Mais si Thiriez, Aulas et Cie pensent que leur cause est juste, ils devraient aussi faire une grève de la faim ou continuer leur mouvement de lock-out jusqu'en 2016, comme ça il n'y aurait pas l'Euro de foot en France, organisé avec de l'argent public !

Les clubs de foot sont devenus des aspirateurs de subventions publiques, alors ils peuvent décider d'arrêter de jouer !

Combien donnent l'État et les collectivités locales pour ces grands clubs ? Combien perçoivent-ils de subventions directes et indirectes comme la mise à disposition d'infrastructures ou de personnels pour qu'ils puissent jouer à la baballe ?

Ces gens là sont malhonnêtes et sans scrupules !

Bad Guys

Des milliers de terroristes fuient la Syrie pour regagner la Tunisie

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Selon la TV syrienne, ils seraient 17000 djihadistes Tunisiens à rebrousser chemin. Direction, la Tunisie, l'un des premiers pays exportateurs de terroristes vers la Syrie. En langage postal, cela s'appelle retour à l'expéditeur. La télévision syrienne cite plusieurs rapports et spécialistes, notamment le président de l'association tunisienne des études stratégiques et politiques de sécurité globale, Nacer Ben Soltana.

Selon nos propres sources sécuritaires, en réalité, les 17000 djihadistes dont parle la télévision syrienne et qui se dirigent au pays de la « révolution du jasmin », ne sont pas tous des Tunisiens. Il y en a près de 9000, et les autres 8000 sont de nationalités différentes dont principalement des Libyens (6000), des Jordaniens ( ?), des Bosniaques ( ?), des Tchétchènes ( ?), des Palestiniens ( ?) et des Saoudiens ( ?).

Eye 1

Piratage : la justice anglaise ordonne le blocage de 21 sites

Le verdict est radical. La justice britannique, saisie par la British Phonographic Industry (BPI), a ordonné aux six principaux opérateurs du pays de bloquer l'accès à 21 sites accusés d'enfreindre la propriété intellectuelle. Des sites de liens BitTorrent sont concernés, ainsi que des services de téléchargement direct.

Une page se tourne dans l'histoire du piratage au Royaume-Uni. Outre-Manche, la justice a ordonné aux six principaux fournisseurs d'accès à Internet du pays (BSkyB, BT, Everything Everywhere, TalkTalk, Virgin Media et O2) d'empêcher leurs clients d'accéder à 21 sites accusés d'enfreindre la propriété intellectuelle. Selon le Guardian, cette mesure entre en vigueur ce mercredi.

Eye 1

Surveillance : la DGSE a transmis des données à la NSA américaine

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Le général Keith Alexander, le patron de l’Agence nationale de sécurité américaine, mardi 29 octobre, à Washington. | JIM WATSON/AFP
Une semaine après les manifestations d'indignation exprimées par les autorités politiques françaises après les révélations du Monde sur l'ampleur des interceptions électroniques réalisées, en France, par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, de nouveaux éléments montrent que cette émotion pouvait être, en partie, feinte.

Mardi 29 octobre, devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, le chef de la NSA, le général Keith Alexander, a juré que les informations du Monde ainsi que celles d'El Mundo, en Espagne, et de L'Espresso, en Italie, sur l'interception de communications de citoyens européens par la NSA étaient « complètement fausses ». Il a précisé qu'il s'agissait de « données fournies à la NSA » par ces mêmes partenaires européens.

Quelques heures plus tôt, le quotidien américain The Wall Street Journal, s'appuyant sur des sources anonymes, affirmait que les 70,3 millions de données téléphoniques collectées en France, par la NSA, entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013, ont été communiquées par les services français eux-mêmes. Ces éléments auraient été transmis, selon ce journal, conformément à un accord de coopération en matière de renseignement entre les Etats-Unis et la France.

Newspaper

Avec plus de 26 millions de chômeurs dans l'UE, la CE a décidé de se concentrer sur la question essentielle de notre temps: la chasse d'eau des toilettes et des urinoirs

La Commission européenne vient de publier un « rapport technique » de 60 pages dans lequel elle énumère les critères qui permettront aux toilettes et urinoirs d'obtenir un Ecolabel en fonction des performances de leur chasse d'eau, rapporte Euractiv.

Joe Hennon, le porte-parole du commissaire européen à l'environnement, Janez Potocnik, a expliqué que la Commission souhaite en priorité « optimiser l'efficacité de l'eau pendant l'opération », ajoutant que le respect des critères pour obtenir l'Ecolabel était une démarche volontaire des entreprises, et que c'étaient d'ailleurs ces dernières qui avaient réclamé sa création.

On estime que 25% de la consommation d'eau des ménages part dans les toilettes. Un WC moyen utilise environ 11 litres d'eau par chasse. Les critères de l'Ecolabel réduiraient ce flux à 1 litre pour les urinoirs, et de 3,5 litres à 5 litres pour les toilettes.

Arrow Down

Sommes-nous Rome à la veille de sa chute ?

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En accroissant démesurément le pouvoir de l'État au détriment de la responsabilité individuelle, nous faisons la même erreur que Rome il y a des siècles.

Are we Rome? Tel est le titre d'une étude fort intéressante de Lawrence Reed, président de la Foundation For Economic Education (USA). C'est aussi le titre qu'ont choisi les organisateurs de la FreedomFest à Las Vegas, cette année.

Pourquoi Rome a-t-elle décliné puis finalement chuté ? Reed explique que l'Empire romain fut un régime militaire parasite, qui ne pouvait survivre que par un afflux permanent de richesses pillées à l'extérieur, des prisonniers réduits en esclavage et des terres volées.

En effet, l'enrichissement de l'aristocratie romaine ne provenait que du butin des invasions et non d'une quelconque création de valeur. Avec la fin des conquêtes et les rendements décroissants des pillages, l'administration dut cependant recourir de plus en plus au pillage interne pour satisfaire son besoin de richesses, ce qui entraîna un appauvrissement général de la population de l'Empire

Eye 1

La NSA intercepte des données d'utilisateurs de Google et Yahoo!

Yahoo
© Justin Sullivan
L'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) s'est introduite dans des centres de stockage de données concernant des centaines de millions d'utilisateurs de Google et Yahoo!, assure le Washington Post mercredi sur son site internet.
L'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a intercepté des données de centaines de millions d'utilisateurs de Google et Yahoo!, dont des Américains, assure le Washington Post mercredi sur son site internet.

Le programme baptisé "MUSCULAR", et opéré avec l'homologue britannique de la NSA, le Government communications headquarters (Etat-major des communications du gouvernement, GCHQ), permet aux deux agences de renseignement de récupérer des données depuis les fibres optiques utilisées par les géants d'internet, selon des documents cités par le Post obtenus auprès de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden.

Selon le quotidien, qui a également interrogé des responsables, le programme est un pendant secret au programme PRISM, qui permet à la NSA d'obtenir des données à l'aide d'injonctions de justice adressées aux sociétés technologiques.

Selon un document évoqué par le journal et daté du 30 janvier 2013, quelque 181 millions d'éléments avaient à cette date été collectés au cours des 30 jours précédents --allant de métadonnées sur des emails, à des éléments de texte ou des documents audio ou vidéo.

Ces interceptions mises en oeuvre par la NSA auraient lieu en dehors des Etats-Unis, grâce à un fournisseur d'accès télécoms dont le nom n'est pas révélé, semblent suggérer les documents évoqués par le Post. Un graphique laisse ainsi penser que l'interception aurait lieu entre les sites internet eux-mêmes et les serveurs délocalisés de Google.

Eiffel Tower

Un adjoint de Poncet fait des révélations : « on devait dégommer Gbagbo pour mettre Ouattara»

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L'ex adjoint de Poncet disculpe Gbagbo et accuse le pouvoir Chirac

Le général Renaud de Malaussène accuse ouvertement, devant la justice française, les autorités de son pays d'avoir voulu renverser Gbagbo pour le remplacer par Alassane Ouattara plus de six ans avant l'installation de ce dernier au pouvoir par la grâce des bombes françaises.

Manifestement, la tentative d'étouffement judiciaire du «mystère» du fameux «bombardement» de Bouaké du 6 novembre 2004, a échoué. La pugnacité de l'avocat des soldats français tués dans des conditions mystérieuses a fini par payer. Et la juge française Sabine Kheris - celle qui a demandé à entendre Ouattara, Soro et leurs comzones dans l'affaire Michel Gbagbo - semble déterminée à avancer sur cette «affaire d'Etat» après de longues années de surplace.

Le 16 et le 22 octobre, elle a interrogé des hauts gradés de l'armée française pour tenter de déceler l'écheveau. Jeune Afrique a eu accès à des informations au sujet de ces interrogatoires. Et y consacre un article dans sa dernière parution. Le moins que l'on puisse dire est que certaines confessions valent leur pesant de cacahuètes.

Eye 1

Espionnage : Washington riposte, renvoie la balle vers les Européens

Les Etats-Unis ont catégoriquement rejeté de récentes accusations sur l'interception de communications en Europe par leurs services d'espionnage, affirmant que ces données leur avaient été fournies par des agences de renseignement européennes.

Coup de théâtre dans cette affaire qui empoisonne les relations entre Washington et plusieurs de ses alliés européens, ces affirmations ont été formulées sous serment, devant le Congrès, par le patron de l'agence de sécurité nationale (NSA), le général Keith Alexander.

Les révélations des quotidiens français Le Monde, espagnol El Mundo et italien L'Espresso sur l'interception de communications de citoyens européens par la NSA sont "complètement fausses", a assuré le général Alexander.

"Pour être parfaitement clair, nous n'avons pas recueilli ces informations sur les citoyens européens", a-t-il affirmé, précisant qu'il s'agissait de "données fournies à la NSA" par des partenaires européens, lors d'une audition devant la commission du Renseignement de la chambre des Représentants.