Les Maîtres du MondeS


Snowflake

Vercors : les déneigeuses reprennent du service pour un 7e mois


Le fond de l'air est automnal et les températures restent basses en France, vendredi 24 mai. Des vents forts ont balayé la basse vallée du Rhône et la Corse, selon Météo France, et de fréquentes averses localement orageuses ont perturbé de nombreuses zones agricoles. La neige est revenue vers 800 à 1 000 mètres en général sur tous les massifs du Nord au Sud. Les maximales sont souvent de 6 à 10°C sous les normales saisonnières dans les toutes régions.

Nos confrères de France 3 ont filmé un champ de blé complètement noyé à Illhaeusern, une commune du Haut-Rhin. De son côté, le vendeur de glaces du château de Versailles, dans les Yvelines, n'avait jamais vu un temps aussi mauvais : "Moi, ça fait quarante et quelques années que je fais ça, et là je ne comprends pas." Dans le Vercors, à 1 500 mètres d'altitude, la température est de -2°C et il neige.

Commentaire: Le réchauffement climatique s'est arrêté
Un rapport du Pentagone sur le climat annonce un refroidissement global (première partie)
Un rapport du Pentagone sur le climat annonce un refroidissement global (deuxième partie)
Des experts disent que des pénuries de nourriture et de carburant sont imminentes à l'aube du nouvel Âge glaciaire
Vers un refroidissement climatique
Vers un nouvel âge de glace ?


Bomb

Attentat de Boston : morts de deux agents spéciaux du FBI

FBI Seal
© inconnu
Deux agents spéciaux du FBI, Christopher Lorek et Stephen Shaw, sont morts durant un exercice à Virginia Beach, le 20 mai 2013. Les deux hommes tentaient de descendre par un filin d'un hélicoptère sur un bateau. Mais en raison du mauvais temps, ils sont tombés à l'eau et sont morts du choc.

Christopher Lorek et Stephen Shaw étaient les agents en charge de l'attentat de Boston aux côtés de Richard Deslauriers. Ils avaient arrêté les suspects, les frères Tsarnaev.

Un jeune étudiant qui avait été accusé à tort, Sunil Tripathi, est déjà mort dans des circonstances inexpliquées.

Che Guevara

Meilleur du Web: Se soulever ou mourir

Traduction : Dominique Muselet sauf le poème traduit par Jean-Pierre Balpe

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Illustration par Mr. Fish
Pour écrire notre livre Days of Destruction, Days of Revolt (Jours de destruction, jours de révolte), Joe Sacco et moi avons passé deux ans à enquêter sur les endroits les plus pauvres des États-Unis. Nous sommes allés dans les "misérables zones sacrifiées" de notre pays - les premiers endroits obligés de s'agenouiller devant la dictature des marchés - pour montrer ce qui arrive quand le capitalisme dérégulé et l'expansion économique illimitée s'en donnent à coeur joie.

Nous voulions montrer les conséquences de l'exploitation sans foi ni loi des multinationales sur les familles, les communauté et la nature. Nous voulions pourfendre l'idéologie régnante du mondialisme et du laissez-faire capitaliste en montrant ce que devient la vie quand les êtres humains et l'écosystème ne sont plus que des marchandises à exploiter jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien ni personne. Et nous avons voulu mettre en lumière l'impuissance des institutions libérales et gouvernementales officielles autrefois capables de diriger mais qui n'ont plus aujourd'hui assez de pouvoir pour contrecarrer l'assaut des multinationales.

Ce qui s'est passé dans ces zones sacrifiées - les villes post-industrielles comme Camden, N.J., et Detroit, les mines de charbon de l'ouest de la Virginie où les compagnies minières ont fait exploser le sommet des montagnes, les réserves indiennes où le projet dément de l'expansion et l'exploitation économiques sans fin a causé ses premiers dégâts et la culture intensive où les travailleurs sont traités quasiment comme des esclaves - est en train se propager au reste du pays. Ces zones sacrifiées sont tombées les premières. C'est maintenant notre tour.

Les multinationales font les lois. Elles contrôlent nos médias. Elles gèrent le théâtre politique des élections et imposent les programmes éducatifs. Le système judiciaire est à leur service. Elles ont détruit les syndicats et les autres organisations indépendantes de masse, et elles ont acheté le Parti Démocrate qui défendait autrefois les droits des travailleurs. Comme il n'y a plus de réformes au fur et à mesure des besoins - c'était le rôle principal des institutions libérales démocratiques - nous sommes laissés sans protection contre le pouvoir des multinationales.

USA

Meilleur du Web: La démocratie américaine en décomposition

Jeudi de la semaine dernière, le sous-secrétaire à la Défense Micheal Sheehan a dit à la Commission des services armés du Sénat américain que la guerre contre le terrorisme continuerait au moins pendant dix ou vingt ans de plus. Faisant allusion à l'état de siège dans lequel la ville de Boston avait été plongée le mois dernier, il a dit que le président et l'armée continueraient de faire valoir des pouvoirs de « temps de guerre », non contrôlés par le Congrès ou les tribunaux, s'étendant de « Boston aux FATA [Régions tribales du Pakistan administrées sur le plan fédéral] ». Ces pouvoirs affirmés incluent le pouvoir de lancer de nouvelles guerres unilatéralement et le pouvoir d'assassiner, y compris des citoyens américains.

American empire fall drawing
© Inconnu
Le même jour, Obama a donné une conférence de presse lors de laquelle il a ouvertement défendu l'espionnage anticonstitutionnel de la presse effectué par son administration, exposé par la révélation que le département de la Justice s'était secrètement emparé des enregistrements téléphoniques de rédacteurs et de journalistes de l'Associated Press. Pour justifier cet acte tout à fait illégal, Obama a dit que dans ce cas-ci, la « sécurité nationale » et d'autres intérêts gouvernementaux étaient plus importants que la Déclaration des droits (Bill of Rights).

Le fait que le Pentagone s'arroge le pouvoir, pour une durée illimitée, de déployer unilatéralement la machine à tuer des États-Unis autant que le président le juge nécessaire - également à l'intérieur des États-Unis et sans aucune forme de contrôle ou de « freins et contrepoids » - équivaut à l'annonce d'une semi-dictature aux États-Unis. Les affirmations de Sheehan sont d'autant plus remarquables qu'elles n'ont rencontré aucune opposition sérieuse à la Commission des services armés du Sénat américain ou plus généralement dans les médias ou l'establishment politique.

Video

Réunion des « amis de la Syrie » en Jordanie : l'analyse de Thierry Meyssan


War Whore

Syrie : les rebelles tirent sur des réfugiés palestiniens

Les médias dominants ont fait de la célèbre devise Bachar-massacre-son-propre-peuple, le slogan anti-syrien le plus usité. Un journaliste occidental, un de plus, vient de démentir ces accusations en deux minutes à peine, dans un reportage réalisé pour Sky News. On y voit des civils protégés par l'armée syrienne en proie aux tirs des rebelles qui occupent leur quartier.

Jeunes palestiniens chassés du camp de Yarmouk en Syrie
© Joseph Eid/AFPDe jeunes palestiniens chassés du camp de Yarmouk en Syrie, se sont réfugiés à la frontière libanaise.
Les crimes commis au nom de la « liberté » et de la « démocratie » atteignent des sommets stratosphériques en Syrie au point qu'aucun média ne peut les ignorer, pas même Sky News.

Le 15 mai dernier, le correspondant de la chaîne britannique Tim Marshall a été le témoin d'un nouveau crime commis contre des civils, cette fois contre des Palestiniens chassés du quartier de Yarmouk à Damas par des groupes wahhabites ou apparentés.

Snakes in Suits

Après l'affaire Cahuzac (PS), l'affaire Lagarde (UMP) ! Au suivant !

Bernard Tapie
© Inconnu

Christine Lagarde, ex-ministre de l'Economie française et actuelle présidente du Fond Monétaire International (FMI) défend jeudi 23 Mai 2013 devant la justice française sa décision de recourir en 2007 à un arbitrage privé et coûteux pour régler le contentieux avec Bernard Tapie sur la vente d'Adidas. Lequel Bernard Tapie avait reçu au total 403 millions d'euros d'indemnités, issus de fonds publics.

Souriante, tailleur marine et étole turquoise, la ministre(sse ?) de l'économie française de 2007 à 2011, s'explique devant la Cour de justice de la République. Christine Lagarde, dont l'audition pourrait se poursuivre jusqu'à vendredi, risque une mise en examen pour « complicité de faux et de détournement de fonds publics ».

« Ça fait plaisir de vous revoir », a-t-elle dit en souriant aux journalistes présents.

Les juges de la CJR cherchent à savoir ce qui a poussé Christine Lagarde à recourir à un arbitrage privé, plutôt que de privilégier le cours de la justice normal. En effet, en mai 2007, le ministre de l'Economie du moment, Jean-Louis Borloo (ancien avocat de Tapie), lance le principe d'un arbitrage privé. Une décision mise en pratique en septembre/octobre par celle qui lui succède à Bercy, Christine Lagarde.

Star of David

Netanyahu en Chine : un « devoir de mémoire » très sélectif !

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© Hergé

En ce début de mois de mai, Benjamin Netanyahu a remercié la ville de Shanghai pour l'accueil de nombreux juifs allemands ou d'Europe de l'Est fuyant les répressions du régime national-socialiste au siècle dernier [1].

Cet acte constitue un bon argument au renforcement des relations commerciales entre la Chine et Israël, semble insinuer le Premier ministre israélien : « Nous espérons développer une coopération rapprochée avec la Chine. »

Les habitants de Shanghai n'ont pas été rancuniers, ou du moins n'ont pas versé dans l'essentialisme, car certains juifs n'ont pourtant pas laissé un souvenir impérissable en Chine. En effet, de nombreuses familles juives (les Kadouri, les Cohen, les Ezra, les Solomon, les Gubbay, les Elias et les Sassoon) sont arrivées au XIXe siècle en Inde afin de se spécialiser dans la culture et le commerce du pavot [2]. Naturellement, ils se sont mis à vendre leurs stupéfiants en Chine par l'intermédiaire de la voie maritime.

L'empereur chinois Daoguang décida alors de faire cesser ce trafic et d'endiguer le nombre de drogués. Avec leurs collègues britanniques, les familles juives impliquées dans ce commerce illicite refusèrent les normes édictées par l'autorité impériale au motif que la vente d'opium dans les ports chinois n'était pas constitutive de contrebande. Cette attitude déclencha la Première Guerre de l'opium (1839-1842), que les Chinois perdirent. Cela étant, le commerce de l'opium fut interdit. Après la Seconde Guerre de l'opium (1856-1860), il fut à nouveau légalisé. Ainsi, les Anglo-saxons et les juifs continuèrent de s'enrichir jusqu'en 1912, date de la Convention internationale sur l'opium de La Haye, qui en interdit le commerce.

Notons que la famille Sassoun a laissé une trace indélébile à Shanghai puisque la première synagogue de la ville avait pour nom Ohel Rachel en hommage à Lady Rachel Sassoon, la défunte épouse de Sir Jacob Sassoon Elias [3].

Notes

[1] The Standard

[2] Egalité et Réconciliation

[3] Israël Infos

Cult

Pologne : un prêtre soupçonné de pédophilie malmène des journalistes de France 24

Un incident est survenu entre l'équipe de France 24 en Pologne et un prêtre de Szczecin, dans le nord-est du pays, alors que Gulliver Cragg et son cameraman Tomasz Lubik l'interrogeaient sur des accusations de pédophilie.

Il ne fait pas bon enquêter sur la pédophilie dans l'Église polonaise. Alors qu'ils tentaient d'interroger un prêtre accusé de pédophilie dans la ville de Szczecin, au nord-est de la Pologne, le correspondant de France 24, Gulliver Cragg et son cameraman Tomasz Lubik ont été violemment pris à partie par leur interlocuteur.

La scène se passe dans l'une des pièces du presbytère d'une église de Szczecin. Gulliver Cragg et Tomasz Lubik décident d'aller à la rencontre du curé identifié grâce à un témoignage. Ils trouvent alors le prêtre en pleine célébration de l'office, assisté de deux enfants de chœur. Après la messe, les journalistes de France 24 demandent au prélat s'il souhaite commenter ces accusations.


L'homme d'Église réagit alors avec violence. Affirmant que les journalistes n'ont pas le droit de le filmer, il s'empresse de fermer les portes à clef, empêchant l'équipe de sortir du presbytère. Gulliver Cragg et son caméraman Tomasz Lubik décident alors d'appeler la police mais, ne se sentant pas en sécurité, ils renoncent à attendre l'intervention des forces de l'ordre.

Dollars

Le Pentagone veut 450 millions pour rénover la prison de Guantanamo

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Le centre de détention américain « camp Delta », à Guantanamo Bay Photo : AFP/MICHELLE SHEPHARD
Le Pentagone demande des investissements de plus de 450 millions de dollars pour la réalisation de travaux de maintien et de rénovation à Guantanamo, une prison que l'administration Obama espère fermer depuis des années.

Des nouveaux détails entourant les requêtes budgétaires pour l'année prochaine ont fait surface mardi.

Le Pentagone demande 200 millions de dollars pour effectuer des travaux qui pourraient s'échelonner sur plus d'une décennie.

La requête évoque également un montant de 40 millions de dollars pour un câble de fibre optique et des millions supplémentaires pour des travaux divers sur la base militaire.