Les Maîtres du MondeS


Cowboy Hat

Meurtre d'un soldat britannique : arrestation d'un 10e suspect

La police britannique a arrêté lundi un dixième suspect en lien avec le meurtre d'un soldat britannique en pleine rue à Londres, la semaine dernière.

La veuve du soldat Lee Rigby devant les fleurs en mémoire du défunt
© Jennifer Cockerill/PCLa veuve du soldat Lee Rigby devant les fleurs en mémoire du défunt
Le suspect, un homme âgé de cinquante ans, est détenu à Welling, dans l'est de Londres. Il est soupçonné de complot en vue de tuer le soldat Lee Rigby, a indiqué la police. Les autorités n'ont pas fourni plus de détails sur son identité. Cette nouvelle arrestation survient alors qu'environ mille partisans d'un groupe d'extrême droite manifestaient à Londres pour dénoncer le meurtre.

La manifestation a donné lieu à un affrontement avec un plus petit groupe de manifestants antifascistes.

La police détient déjà neuf autres suspects, dont les deux principaux, qui ont été arrêtés mercredi sur les lieux du meurtre. Michael Adebolajo, vingt-huit ans, et Michael Adebolawe, vingt-deux ans, sont toujours hospitalisés sous surveillance policière dans deux établissements de Londres. Quatre autres hommes sont détenus dans un poste de police de la capitale britannique.

Eye 1

Meilleur du Web: Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société

Traduit de l'anglais par VD pour Le Grand Soir.

portrait représentant un psychopathe
© Inconnu
Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où il s'épanouissent à merveille jusqu'au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis « psychopathe » et soudain je pense à pas mal d'hommes et de femmes politiques. (N.D.T. attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d'un jargon professionnel)

Imaginez - si vous le pouvez - que vous n'avez aucune conscience, aucun sentiment de culpabilité ou de remords et ce quelles que soient vos actes, que vous n'êtes jamais freiné par la préoccupation du bien-être d'autrui - étrangers, amis ou même des membres de la famille. Imaginez que vous n'avez jamais éprouvé de honte, pas une seule fois dans toute votre vie, pour un acte, aussi égoïste, paresseux, nuisible, ou immoral qu'il ait été. Et faites semblant que la notion de responsabilité vous est inconnue, sinon comme un fardeau que d'autres semblent porter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules.

A présent, ajoutez à cet étrange délire une capacité à dissimuler sous un maquillage psychologique le fait que vous êtes radicalement différent des autres. Puisque tout le monde suppose que la conscience est universelle chez les êtres humains, vous n'aurez pratiquement aucun effort à faire pour cacher votre absence de conscience. Vous n'êtes pas limité par un sentiment de culpabilité ou de honte, et vous n'êtes jamais remis en question pour votre sang-froid. L'eau glacée qui coule dans vos veines est si bizarre, si étrangère à leur propre expérience qu'ils n'arrivent que rarement à deviner qui vous êtes.

Commentaire: articles de fond :

« Ponérologie 101 : Le masque de santé mentale du psychopathe »
« Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance »
« Ponérologie Politique : une science sur la nature du mal adaptée à des buts politiques »
« Introduction à la psychopathie à l'usage du profane »
« Autoritarisme et psychopathie »
« Le truc du psychopathe : nous faire croire que le Mal vient des autres »
« La psychopathie : du « Mask of Sanity » aux neurosciences sociales »
« Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 1re partie »
« Âge d'Or, psychopathie et sixième extinction - 2e partie »
« Toungouska, psychopathie et la sixième extinction »


Black Magic

France : magouilles dans les morgues et omerta

manifestants contre les décès mystérieux de personnes hospiatlisés en France
© Inconnu

Que se passe-t-il avec nos morts ? La question se pose, sérieusement, en France, en 2013. Les légistes traitent trop souvent les morts comme le feraient des bouchers (et encore), mais pourquoi ? Impossible d'obtenir une enquête sérieuse sur ce qu'il advient des corps dans les morgues où des problèmes ont été repérés. Quant aux enquêtes concernant ces patients décédés mystérieusement une fois arrivés à l'hôpital, et que leurs proches peuvent retrouver avec des entailles sur tout le thorax, ne rêvons pas : elles n'existent pas.

On avait parlé il y a quelque temps de l'affaire Eliane Kabile, cette femme venue en 2001 à l'hôpital de Gonesse pour un problème à la cheville, et qui y est décédée quelques jours plus tard. Pour sa famille, impossible de mettre la main sur son corps : ce sont des morceaux corps d'enfants qui se trouvaient dans le cercueil lors de l'autopsie. Bien d'autres mésaventures ont attendu la sœur d'Eliane Kabyle, qui a eu le malheur de chercher à comprendre ce qu'il était advenu de sœur avant et après son décès.

Il semble en effet que dans certaines morgues, on réserve un étrange traitement aux cadavres.

En juin 2010, dans le quotidien La Dépêche, on pouvait lire un article évoquant le cas d'un homme qui s'est suicidé, mais pour lequel le Procureur a réclamé une autopsie, qui devait être effectuée à la morgue de l'hôpital Rangueil à Toulouse. Quand sa compagne veut voir le corps de son conjoint, pas moyen : on lui dit qu'on a « perdu le corps. On ne le retrouve plus », avant d'annoncer qu'il a été enterré le vendredi à la place de quelqu'un d'autre. Il a quand-même fallu six jours avant de découvrir cette « erreur » de lecture d'un numéro de corps.

Bad Guys

La Coalition nationale syrienne hostile à Genève 2

Réunie à Istanbul, la Coalition nationale syrienne examine la convocation par les États-Unis et la Russie d'une conférence de paix, « Genève-2 ».

Coalition nationale syrienne
© Inconnu
« Au début, nous avons accueilli favorablement cette initiative (...). Nous avons toutefois appris samedi que les représentants du régime se rendraient à Genève pour dialoguer avec nous. Mais nous ne sommes pas dans un dialogue avec le régime et n'accepterons aucun accord ne mentionnant pas le départ de Bachar el-Assad », a déclaré Louay el-Safi à l'agence nationale turque.

Vader

La défense tortueuse d'Obama pour les assassinats arbitraires

Dans son discours d'hier 23 avril à l'Université de la défense nationale à Washington DC, le président américain Barack Obama a présenté une justification tortueuse des assassinats extrajudiciaires, admettant pour la première fois en public le meurtre d'Anwar al-Awlaki, citoyen américain, en septembre 2011.

Les remarques d'Obama étaient caractérisées par une contradiction fondamentale. Il cherchait à défendre les assassinats par drone, tout en admettant fondamentalement leur illégalité et l'illégalité de la plupart de ce que le gouvernement américain a fait au cours de la décennie passée.


Commentaire : Les contradictions fondamentales sont la marque de la psychopathie au pouvoir, comme le dit Robert Hare :
Trompeur et manipulateur

Avec leur capacité d'imagination et imbus de leur personne, les psychopathes paraissent imperturbables à la possibilité - ou même la certitude - d'être démasqués. Quand ils sont pris en flagrant délit de mensonge, ou qu'on leur oppose la vérité, ils paraissent à peine perplexes ou embarrassés ; ils changent simplement leur histoire ou tentent de remanier les faits pour qu'ils apparaissent consistants avec leur mensonge. Le résultat est une série de déclarations contradictoires et un interlocuteur complètement confus.

Source : « Ce charmant psychopathe : comment repérer les prédateurs sociaux avant qu'ils n'attaquent »

Un ton de nervosité émanait des remarques d'un Obama sur la défensive, montrant la conscience qu'a la classe dirigeante que ce qu'elle fait n'est pas seulement illégal, mais également de plus en plus impopulaire. Ce discours a été, ce qui est significatif, interrompu à plusieurs reprises par une femme qui dénonçait la politique d'assassinats par drones du gouvernement et le maintien du centre de détention de Guantanamo.

L'admission par Obama qu'il avait ordonné le meurtre d'Awlaki fait partie d'un effort du gouvernement pour « rendre public » le programme d'assassinats, afin de l'institutionnaliser et d'en faire un élément permanent de la politique américaine.

Piggy Bank

Un gouvernement des banques, par les banques et pour les banques

US Federal Reserve logo
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Cinq ans après l'effondrement financier de 2008, la spéculation et la fraude qui ont causé le crash ont fait un retour en force aux États-Unis. Conséquence des 85 milliards de dollars imprimés et livrés aux banques chaque mois par la Réserve fédérale, les affaires sont en plein boom au casino de Wall Street. Les valeurs des actions atteignent des niveaux record comme les profits des banques, dans un contexte de salaires en déclins et de pauvreté massive.

Dans ces conditions, les banques ont poussé à ce que soient levées les restrictions pourtant très modestes qui pèsent sur la spéculation financière, tout en élargissant le domaine d'applicabilité des lois sur le renflouage public. Le but est simple : donner aux banques une capacité maximale à spéculer sans contraintes, tout en obtenant un maximum d'aides de l'État si, et quand, la bulle éclatera.

L'emprise des banquiers sur le gouvernement est tellement ferme qu'ils ne se contentent plus de laisser leurs politiciens vendus écrire les lois, ils ont commencé à les écrire eux-mêmes.

Bad Guys

Liban : Tripoli transformé en champ de bataille

Traduit de l'anglais par Naguib pour Info-Palestine

Des soldats de l’armée libanaise se déploient le long d’une ligne de démarcation dans Tripoli
© Getty/imagesDes soldats de l’armée libanaise se déploient le long d’une ligne de démarcation dans Tripoli

De violents combats entre alaouites et sunnites ont transformé Tripoli en champ de bataille, et amené la guerre syrienne à domicile.

Il est sous le choc, sanglé sur son lit à l'hôpital Nini, enveloppé dans des bandages, avec deux bouteilles d'analgésiques qu'on lui injecte dans le corps. Il conduisait sa moto, jeudi soir, depuis Badawi après la rue de la Syrie - une artère bien nommée qui sépare les deux quartiers belligérants de Tripoli : Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen - d'où est venu le coup tiré par un tireur isolé. « Il m'a touché dans la fesse et sur le côté, mais j'ai continué de conduire pour me mettre à l'abri, à deux cents mètres. La douleur était terrible, mais j'ai tenu le coup jusqu'à la porte d'une boutique où je me suis effondré. » La balle venait de Jabal Mohsen, le ghetto alaouite de Tripoli. Zred a vingt-sept ans. Il est musulman sunnite et travailleur intérimaire dans le même hôpital où il s'est retrouvé hier, parlant lentement et péniblement de la façon dont la guerre en Syrie l'avait rejoint au Liban. Mais il est vivant.Quelques minutes plus tard, nous avons roulé jusqu'à l'extrémité de la rue de la Syrie, entendant le bruit de coups de feu - semblables à des craquements d'allumettes - obligeant les conducteurs à rouler sur le mauvais côté du boulevard, à rien de moins que cent kilomètres à l'heure tout en faisant des appels de phares. Une marche et un sprint à travers les rues remplies d'ordures où les enfants jouent encore à côté des murs de plâtre perforés par les balles, puis jusqu'au 3e étage d'un bloc d'appartements miteux, et finalement dans une petite pièce avec des canapés bas et de l'eau qui coule sur le papier peint... Jana Khaled est assise là, avec une cicatrice rouge vif dans le cou. Une autre parmi les plus chanceux.

Jeudi après-midi, elle était descendue pour allumer le générateur. Il n'y a pas d'électricité dans une grande partie de Tripoli. Jana venait de mettre la main sur l'interrupteur et - à travers l'espace étroit que j'ai pu moi-même voir hier et d'où on peut apercevoir les maisons éloignées de Jabal Mohsen - il y a eu une seule balle, mais qui frappa le cou de Jana et laissa sa trace sur le haut de sa gorge. Oui ça fait mal, dit-elle. Non, elle ne le dira pas à ses amis à l'école. Les miliciens présents dans la pièce ne rient pas. Jana, qui a juste huit ans, dans une robe cardigan blanc avec un arc rose dans ses cheveux, tend alors le cou en arrière pour montrer sa blessure.

Eye 2

Syrie : le Qatar rachète « Le Monde » et « Le Nouvel Observateur »

masque anti armes chimiques
© Inconnu

Alors que la France est complètement out de ce qui se passe dans le dossier syrien, complètement laminée par sa diplomatie de la fureur, le Qatar vient à sa rescousse. Le petit pays qui achète tout à tour de bras, a réussi a envoyé en Syrie, des agents du journal Le Monde, enfin, si vous voulez des soi-disant journalistes, en l'occurrence un certain Jean-Philippe Rémy, à Damas. Enfin, dans la banlieue de Damas, à Jobar. Hélas, la crédibilité du quotidien Le Monde en prend un sacré coup. Et, vous savez quoi, le reportage a été fait en compagnie des combattants de la liberté, juste avant le sommet de... Genève 2. Un calendrier savamment préparé, pour jeter le trouble. Mais, qui peut encore croire à ces salmigondis ? La mise en scène est grossière.

Le Monde a titré tôt ce matin : « Guerre chimique en Syrie », et s'est lancé dans une charge en règle contre le Gouvernement de Bachar al-Assad. J'ai lu et relu, re-relu cette propagande de mauvais goût. Dans la foulée, avec la même énergie du désespoir, en attendant les autres moutons qui suivront, Le Nouvel Observateur titre à son tour : « Syrie. Armes chimiques : ni odeur ni fumée mais des effets dévastateurs ». Du journalisme comique, une bonne séquence de rigolade matinale. J'ai ri de bon coeur et, Carla Del Ponte doit se dire que son pavé dans la mare a réveillé les falsificateurs. J'ai adoré le coup des masques à gaz d'Hallowen !

Eye 1

Syrie - Armes chimiques : le journal Le Monde atteint du syndrome du « deux poids, deux mesures »

Chemical Weapons
© Inconnu

Dans son édition du lundi 27 mai 2013, le journal Le Monde rapporte que les forces de Bachar al Assad font usage d'armes chimiques dans la région de la capitale syrienne de Damas.

Face à l'avancée décisive des troupes syriennes dans le bastion rebelle de la région de Qousseir, le rapport de force syrien semble tourner à l'avantage du régime de Bachar Al-Assad. Dans une stratégie jusqu'au-boutiste de déstabilisation de la Syrie, les forces otaniennes semblent vouloir tirer leurs dernières cartouches médiatiques afin de diaboliser le régime et inverser la tendance pour justifier une intervention « humanitaire ».

Rappelons que début mai 2013, Carla Del Ponte, membre de la Commission d'enquête internationale de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie, avait déclaré que l'usage d'armes chimiques devait être imputé aux rebelles syriens.

Une déclaration aussitôt suivi d'un désaveu de ses pairs aux Nations Unies.

Le journal Le Monde adopterait-il la position du « deux poids deux mesures », en ne donnant pas le même battage médiatique entre ces deux positions ?

Le journal Le Monde est-il mieux placer pour établir les responsabilités dans ces événements qu'une grande magistrate internationale, mandatée pour réaliser de telles investigations ?

Encore une fois la mouvance otanienne fait fi du respect du droit international et s'enfonce jour après jour dans des affirmations hasardeuses pour justifier une intervention sur le territoire syrien.

En attendant, Moscou fait preuve d'une diplomatie intelligente et sortira probablement comme le grand gagnant de ce bras de fer international, en soutenant avec force le respect de la souveraineté syrienne.

Commentaire: « Selon les Nations-unies, c'est l'opposition soutenue par les États-Unis et non le régime syrien qui a utilisé du gaz sarin »

« Alerte propagande : l'Onu reprend Del Ponte sur le gaz sarin en Syrie »


Bad Guys

Le gouvernement renonce à encadrer la rémunération des patrons du privé

Moscovici n'imposera pas de salaire maximal pour les patrons du privé, mais met la pression sur le Medef pour le renforcement de son code de bonne gouvernance.

Pierre Moscovici, jeudi 23 mai 2013 à Rome
© Sipa PressPierre Moscovici, jeudi 23 mai 2013 à Rome
Pierre Moscovici annonce, dans un entretien au site Les Échos, qu'il renonce au projet de loi sur la gouvernance des entreprises. Autrement dit, il n'y aura pas d'encadrement de la rémunération des patrons du privé, comme dans le secteur public où l'écart maximal entre le plus petit salaire et le plus grande salaire à été fixé à 20. Le ministre de l'Économie plaide plutôt pour une « autorégulation exigeante » des patrons...

Par ailleurs, la taxe à 75 % sur les salaires supérieurs à 1 million d'euros par an, qui doit être payée par l'employeur, sera soumise au Parlement dans le cadre du budget 2014 et aura une durée de deux ans, a indiqué Pierre Moscovici. Le ministre de l'Économie et des Finances renonce ainsi a priori à l'idée d'une législation dédiée sur la gouvernance des entreprises.