La presse française a profité de la mort d'Hugo Chávez Frias pour se livrer quasi-unanimement à son exercice favori : la diffamation d'un leader anti-impérialiste.
L'argumentaire, presque toujours identique, est résumé par cet extrait de l'éditorial du Monde, le quotidien de référence en matière de mauvaise foi :
« La fantastique rente pétrolière n'a pas seulement nourri un clientélisme sans limites et une corruption généralisée. Elle n'a pas seulement légitimé une démocratie plébiscitaire dangereusement privée de contre-pouvoirs. Elle a, aussi, multiplié la gestion directe du pays par la présidence, déconstruit l'État et affaibli une économie totalement dépendante des importations et minée par l'inflation. Enfin, elle n'a pas empêché l'explosion d'une insécurité qui atteint des sommets. Et si ses provocations contre les puissants de la planète ont pu réjouir bien des responsables ou des opinions du Sud, elles ont été ternies par un soutien incessant à quelques dictateurs indéfendables, du Libyen Kadhafi au Syrien Al-Assad, en passant par l'Iranien Ahmadinejad. Tel était, aussi, le chavisme ».












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