Les Maîtres du MondeS


Padlock

Le gouvernement grec mobilise la police anti-émeute pour briser la grève des employés du métro d'Athènes

Des travailleurs du metro d'Athènes en grève devant le dépot principal de la ville, le 25 janvier 2013
© Louisa Gouliamaki/AFPDes travailleurs du metro d'Athènes en grève devant le dépot principal de la ville, le 25 janvier 2013

Le gouvernement grec a décrété la loi martiale et mobilisé la police anti-émeute pour briser la grève de neuf jours des employés du métro d'Athènes. Au moment d'écrire cet article, il semblerait que le trafic du métro ait été en partie restauré et qu'au moins un certain nombre des travailleurs grévistes aient repris le travail sous la menace de poursuites judiciaires et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans.

Cependant, les services de bus et de tramway ont été interrompus par des grèves tournantes appelées par les syndicats par solidarité avec les employés du métro. Le syndicat des travailleurs du métro, SELMA, a ordonné, selon certains nouveaux reportages, à ses membres de reprendre le travail mais on ne sait pas, à l'heure qu'il est, dans quelle mesure de tels ordres ont été suivis par les travailleurs de la base.

Les employés du métro qui sont en train de résister aux massives réductions de salaire imposées dans le cadre d'une restructuration des salaires des fonctionnaires, ont défié une décision rendue lundi soir 21 janvier par le tribunal et qualifiant la grève d'illégale. Jeudi, le gouvernement de coalition dirigé par le premier ministre Antonis Samaras du parti droitier Nouvelle Démocratie (ND) a invoqué des pouvoirs d'état d'urgence, en décrétant la loi martiale et en enrôlant les grévistes dans l'armée afin de le obliger à reprendre le travail. Les autres partis membres de la coalition sont le PASOK social-démocrate et la Gauche démocratique, une scission de droite de la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA).

Bad Guys

Flashback Business, profits souterrains et stratégie de la terreur : la recolonisation du Sahara

Touaregs
© Inconnu

Terroristes, islamistes, trafiquants, preneurs d'otages, voleurs, violeurs de fillette, égorgeurs, usurpateurs minoritaires, indépendantistes illégitimes, aventuriers sans programme politique, activistes obscurantistes et quasi-médiévaux et, pour couronner le tout, destructeurs potentiels de manuscrits trésors de l'humanité...

Le bon vieux scénario colonial de terreur barbare et de diabolisation des rebelles touaregs au Mali s'étale à la une, alors que la création de la République de l'Azawad vient d'être déclarée le 6 avril 2012 par le MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad). L'aspiration à l'indépendance d'une population malmenée depuis cinquante ans par un Etat dont le caractère "démocratique" relève de la langue de bois est malvenue dans la zone saharo-sahélienne. Dans le tableau caricatural présenté à l'opinion publique, l'innommable demeure la revendication politique des Touaregs, systématiquement tue par les experts assermentés. Le motif du jihad islamiste vient à point nommé pour étouffer tout élément d'intelligibilité de la situation et légitimer la répression à venir du mouvement et peut-être, comme par le passé, les dérives génocidaires. Qui se souvient des milices paramilitaires maliennes qui, juste après les accords de paix signés entre la rébellion et le gouvernement malien en 1991, ont été lancées contre les civils touaregs et maures à "peau rouge", torturés, tués, décimés ou contraints à l'exil (1), dans un silence international fracassant et sous le gouvernement même d'ATT, président du Mali démocratique, aujourd'hui détrôné par une junte militaire non démocratique ?

Che Guevara

L'Iran interdit l'exportation d'hydrocarbures vers l'Union européenne

Plateforme pétrolière
© Behrouz Mehri/AFPL'Iran interdit l'exportation d'hydrocarbures vers l'Union européenne

Téhéran a formellement interdit la vente de pétrole et de gaz aux pays membres de l'Union européenne qui avaient imposé un embargo sur les importations d'hydrocarbures iraniennes en juillet 2012, rapporte l'agence Mehr.

Selon le porte-parole du ministère iranien de l'Energie Ali Reza Nikzad Rahbar cité par l'agence, l'interdiction restera en vigueur jusqu'à ce que l'UE cesse d'adopter des « décisions hostiles » à l'égard de la République islamique.

Depuis le 1er juillet 2012, le secteur pétrolier iranien est frappé par un embargo décrété par l'Union européenne en vue de contraindre Téhéran à renoncer à ses activités nucléaires controversées.

D'après les statistiques, avant l'imposition des sanctions européennes, les livraisons du pétrole iranien vers l'UE constituaient près de 18 % de l'ensemble des importations pétrolières de Téhéran.

Les Etats-Unis et certains autres pays reprochent à Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. L'Iran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

Eye 1

La France envoie des troupes pour sécuriser les mines d'uranium au Niger

mines d'Arlit uranium Niger
© InconnuLes mines d'uranium d'Arlit sous contrôle d'Areva, au Niger

A peine deux semaines après l'invasion du Mali par plus de 2.000 soldats de la Légion étrangère, la France a envoyé des forces spéciales au Niger voisin pour sécuriser les mines d'uranium gérées par Areva, le groupe nucléaire détenu par l'Etat français.

La nouvelle intervention militaire française en Afrique du Nord-Ouest a été rapportée pour la première fois par le magazine Le Point et confirmée par des sources militaires contactées par d'autres sections des médias français. Le Point a rapporté que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait rapidement donné son accord en début de semaine à une « innovation majeure » en ordonnant au commandement des forces spéciales d'envoyer des troupes pour protéger les sites d'exploitation d'uranium d'Areva à Imouraren, et à Arlit, 80 kilomètres plus loin. Le magazine a souligné qu'il s'agit du tout premier recours à des commandos français pour défendre directement les intérêts de l'entreprise.

Pirates

Syrie : nous n'oublierons pas la leçon !

Article traduit de l'arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Guerre Syrie, carte Syrie brisée
© Inconnu

Dans moins de 2 mois la crise syrienne aura atteint sa deuxième année. Le premier appel à la démission du président syrien par son homologue US, M. Barack Obama, a été lancé il y a 18 mois, le 18/08/2011 ; précédé par celui du président français Nicolas Sarkozy, le 28/05/2011. Entre-temps, des dirigeants turcs et arabes n'ont cessé d'annoncer son départ...

Pourtant, M. Bachar al-Assad est toujours fidèle à son poste, tandis que le ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, déclare que son éviction du pouvoir « est impossible à mettre en oeuvre » ; que l'un des plus importants conseillers du Guide suprême iranien, M. Ali Akbar Velayati, parlant des limites acceptables par son pays quant à la situation syrienne, avertit qu'« Assad reste une ligne rouge » ; et que le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, contredit tout ce qui a pu être colporté à ce sujet et notamment les interprétations consécutives aux déclarations du vice-président syrien, M. Farouk al-Chareh, ajoutant que ceux qui persistent à soumettre la « solution politique » au départ d'Al-Assad assumeront la responsabilité de la poursuite de la guerre en Syrie ! [Intervention télévisée du 19 Janvier 2013 sur Al-fadaiya, NdT].

Bad Guys

Berlusconi : « Mussolini a fait beaucoup de bonnes choses »

Silvio Berlusconi
© Inconnu

Les propos de Silvio Berlusconi affirmant que Mussolini a fait beaucoup de bonnes choses, à l'exception notable des "lois raciales" antisémites, ont déclenché dimanche une vague de protestations à travers la péninsule, tant au sein de la communauté juive que dans le monde politique.

« Les lois raciales représentent la pire faute d'un leader, Mussolini, qui en revanche a fait de bonnes choses dans tant d'autres domaines », a affirmé l'ex-chef de gouvernement, qui s'exprimait à Milan en marge d'une cérémonie à l'occasion de la journée de la mémoire de l'holocauste.

Berlusconi préfère charger l'Allemagne

Wine n Glass

Aux Etats-Unis, le lobby des armes se finance aussi par la vente de vins français

Fusil et vin rouge
© AIA/Rue89

Aux Etats-Unis, un site de vente spécialisé dans le vin, le NRA Wine Club, finance le lobby des armes : pour chaque bouteille vendue, une partie des bénéfices atterrit dans les caisses de la National Rifle Association (NRA), cette puissante organisation qui défend le droit constitutionnel de chaque Américain à posséder un ou deux fusils d'assaut.

Le message du vice-président de la NRA, Wayne La Pierre, est clair :

Bad Guys

L'ONU veut une force d'intervention « musclée » en RDC

M23 RDC
© Goran Tomasevic/ReutersLa rébellion congolaise du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.

Un accord pour relancer le processus doit être signé ce lundi 28 janvier à Addis-Adeba, en marge du sommet de l'Union africaine, par huit chefs d'Etat (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi, Angola, Congo, Afrique du Sud, Tanzanie).

Cet accord fait partie d'un ensemble de mesures proposées par les Nations unies, parmi lesquelles la création d'une force d'intervention qui aura pour mission de s'attaquer directement aux groupes armés, dont le M23, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Bad Guys

Mali : OTAN en emporte les intérêts

NATO OTAN logo
© Inconnu

Récemment lors de son séjour au Canada, le Président de la République du Bénin en sa qualité de Président en exercice de l'Union Africaine aurait demandé l'intervention de l'OTAN contre les djihadistes du Nord Mali.

Demande à laquelle il a été répondu que l'OTAN n'a pas été officiellement sollicitée et que pour l'instant une telle intervention n'est pas prévue dans le calendrier d'activité de l'organisation.

En effet, c'est bien méconnaître le modus operandi de cette organisation héritée de la guerre froide mais dont l'influence est devenue hégémonique depuis la chute du rideau de fer. Pour paraphraser le célèbre roman de Margaret Mitchell Autant en emporte le vent, dans le vent de la politique internationale contemporaine c'est plutôt « OTAN en emporte les intérêts ». Les interventions de l'OTAN souvent justifiées de nos jours par le devoir d'ingérence humanitaire, démocratique ou encore sécuritaire sont, à y voir de près, guidées par les intérêts de l'alliance et il ne faut pas espérer d'intervention philanthrope de cette organisation au Mali. Il est vrai que la France, membre singulier de l'OTAN a lancé l'opération « Serval » plutôt salvateur malgré toutes les polémiques qu'elle peut susciter.

Whistle

Egypte : Morsi décrète l'état d'urgence dans trois villes dont Port-Saïd

Le Caire, gaz lacrymogène
© ReutersOpposants à Mohamed Morsi entourés de gaz lacrymogène près de la place Tahrir, au Caire.

Après deux journées particulièrement meutrières en Egypte, le président Mohamed Morsi a décrété, dimanche 27 janvier, l'état d'urgence dans trois villes du pays : Port-Saïd, Suez et Ismaïlia, toutes trois au bord du canal de Suez.

Il a précisé que cette mesure exceptionnelle entrerait en vigueur à partir de minuit 22h GMT). Morsi a également annoncé un couvre-feu nocturne de 30 jours dans ces trois provinces et menacé de prendre « d'autres mesures exceptionnelles » s'il était « contraint de le faire ».

« Je suis contre les mesures exceptionnelles mais j'avais dit que si j'y étais contraint, je le ferais pour éviter que le sang ne coule et pour protéger les citoyens, a-t-il expliqué. Et me voilà les imposant. Si je vois que les fils de la nation ou les institutions ou biens publics ou privés sont en danger, je serais contraint de faire encore plus. Je le ferai pour l'intérêt de l'Egypte. C'est mon devoir et je n'hésiterai pas un instant. »

Dialogue avec l'opposition

Dans une allocution télévisée, il a appelé les dirigeants de l'opposition à un dialogue lundi. La veille, le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition aux islamistes exigaient notamment la formation d'un gouvernement de salut national, d'une commission de juristes pour amender la Constitution et menaçait de boycotter les prochaines élections législatives.

A Port-Saïd, cité du nord-est du pays, des violences ont éclaté lors des funérailles des 31 personnes tuées la veille dans des émeutes. Elles ont fait au moins six morts et plus de 460 blessés. Certains manifestants exprimaient aussi leur colère contre le pouvoir islamiste, scandant « A bas le pouvoir du Guide » des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi.