
Le gouvernement grec a décrété la loi martiale et mobilisé la police anti-émeute pour briser la grève de neuf jours des employés du métro d'Athènes. Au moment d'écrire cet article, il semblerait que le trafic du métro ait été en partie restauré et qu'au moins un certain nombre des travailleurs grévistes aient repris le travail sous la menace de poursuites judiciaires et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans.
Cependant, les services de bus et de tramway ont été interrompus par des grèves tournantes appelées par les syndicats par solidarité avec les employés du métro. Le syndicat des travailleurs du métro, SELMA, a ordonné, selon certains nouveaux reportages, à ses membres de reprendre le travail mais on ne sait pas, à l'heure qu'il est, dans quelle mesure de tels ordres ont été suivis par les travailleurs de la base.
Les employés du métro qui sont en train de résister aux massives réductions de salaire imposées dans le cadre d'une restructuration des salaires des fonctionnaires, ont défié une décision rendue lundi soir 21 janvier par le tribunal et qualifiant la grève d'illégale. Jeudi, le gouvernement de coalition dirigé par le premier ministre Antonis Samaras du parti droitier Nouvelle Démocratie (ND) a invoqué des pouvoirs d'état d'urgence, en décrétant la loi martiale et en enrôlant les grévistes dans l'armée afin de le obliger à reprendre le travail. Les autres partis membres de la coalition sont le PASOK social-démocrate et la Gauche démocratique, une scission de droite de la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA).











