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Bad Guys

La Turquie abat les réfugiés traversant la frontière syrienne

réfugiés
Les gardes-frontières turcs tirent sur les réfugiés qui tentent de traverser la frontière turco-syrienne, rapporte le journal britannique The Times.

"Les gardes-frontières turcs abattent des réfugiés syriens qui fuient la guerre civile en Syrie", écrit le quotidien, se rapportant à l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), organisation de défense des droits de l'homme basée à Londres.

Et de préciser: "Au moins seize migrants, y compris trois enfants, qui tentaient de traverser la frontière, ont été tués par les gardes-frontières turcs au cours des quatre derniers mois".

"L'OSDH dispose d'informations fiables concernant de telles fusillades mortelles. Ainsi, le 6 février, un homme et son enfant ont trouvé la mort aux alentours de la ville syrienne de Ra's al-'Ayn située dans le secteur oriental de la frontière avec la Turquie. Et le 5 mars, deux réfugiés ont été abattus sur le secteur occidental de la frontière turque", poursuit le journal.

Pistol

France : apprendre la liberté d'expression aux ados, oui, à coup de matraque


Commentaire : N'oublions pas que les politiciens qui sévissent au gouvernement sont tout aussi responsables que ceux qui tiennent une matraque dans leur main. A voter des lois qui donnent toujours plus de largesses aux forces de l'ordre, les comportements psychopathiques s'expriment avec plus de latitudes...

policiers en uniforme et en civil
© Photo YouTube Extrait d’une vidéo tournée le 24 mars devant le lycée Henri-Bergson, à Paris. On y voit des policiers en uniforme et en civil (l’un avec un brassard de la BAC, l’autre masqué) qui dispersent un groupe de lycéens à coups de matraque
Très médiatisé, le cas du jeune Danon, tabassé par trois policiers lors de la manif du 24 mars, n'est pas isolé. Ados dispersés à coups de matraque, action d'hommes masqués et sans brassard... des témoins racontent les violences contre les élèves du lycée Bergson à Paris où des plaintes devraient être déposées.

Le lycée Henri-Bergson, synonyme de violences policières ? Après la diffusion d'une vidéo montrant un jeune de 15 ans violemment frappé par un policier, des témoignages de lycéens, recueillis par Libération, rapportent que des violences généralisées ont visé plusieurs adolescents toute la matinée du jeudi 24 mars aux abords de ce lycée du XIXe arrondissement de Paris.

La vidéo de la scène a été vue près de 2 millions de fois. « Danon », scolarisé au lycée Henri-Bergson, est à terre entouré de trois policiers. Ceux-ci lui intiment de se relever et l'aident à se mettre debout avant que l'un d'entre eux lui décoche un violent coup de poing au visage alors qu'il est retenu par un second homme. Le garçon s'écroule en arrière, le choc amorti par son sac à dos. Résultat, un nez cassé et six jours d'ITT selon son avocat Me Gilles Bérès, et une enquête ouverte par l'IGPN, l'inspection générale de la police nationale. Un cas édifiant, mais loin d'être isolé. Car pour la même journée, plusieurs témoignages font état de scènes d'intimidations et de coups de la part des forces de l'ordre.

Bell

Poutine félicite Assad pour la libération de Palmyre

Lors d'une conversation téléphonique, le président russe a pointé l'importance de la cité antique pour le patrimoine mondial. Le président russe Vladimir Poutine a félicité son homologue syrien Bachar el-Assad pour la libération de Palmyre du joug terroriste, a fait savoir dimanche Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.

palmyre
Palmyre libérée par l'armée syrienne
"M.Poutine a de nouveau souligné que malgré le retrait du gros du contingent militaire russe de Syrie, les forces armées russes continueraient de soutenir les autorités syriennes dans leur lutte contre le terrorisme et pour la libération de leur terre contre les groupes extrémistes", a ajouté le porte-parole.

Commentaire: Palmyre nous aura permis de voir un peu plus la mentalité destructrice et perverse de Daesh qui non seulement n'a aucun respect pour la vie humaine mais détruit des patrimoines de l'humanité faisant fi de l'Histoire. Palmyre est donc maintenant de nouveau en sécurité, pour le bien de nous tous. Et aussi pour le bien de la Syrie qui continue à lutter contre l'Etat Islamique.

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Eye 1

Meilleur du Web: France : les procédures d'exception, vers un régime autoritaire


Commentaire : A proprement parler, nous ne sommes pas prisonniers d'un régime purement fasciste, ou totalitaire ou dictatorial. Nos « démocraties » modernes savent se plier aux convenances et sauvent les apparences grâce aux urnes et aux bulletins de vote. Wikipédia nous informe qu'un régime autoritaire est "un régime politique qui par divers moyens (propagande, encadrement de la population, répression) cherche la soumission et l'obéissance de la société." C'est ce qui semble le mieux définir le système actuel.

En ce qui concerne la propagande, pas de doute : servie à la louche et sans subtilité, la population française fait bombance, avec, au hasard, les épisodes russes et syriens, les épisodes climatiques, etc., etc . :
Pour ce qui est de l'encadrement de la population et de la répression, l'un ne va pas sans l'autre : On le voit, la "soumission et l'obéissance de la société" est la première des priorités pour le gouvernement. En un clic, n'importe qui possède la liberté de s'informer, de recouper les sources, les versions, les théories, au sujet de tout et de n'importe quoi. Et de contester la légitimité de toute autorité, quelle qu'elle soit. Une liberté bien dangereuse pour toute personne de pouvoir qui perd ainsi la possibilité d'imposer une vision unique de la réalité, indispensable au maintien de tout système de domination efficace. Le problème est bien sûr contourné : les lois sont votées. Ainsi, et surtout si ces lois sont iniques, la conformité démocratique est malgré tout respectée. Le pouvoir vote des lois qui le protège, qui augmentent son pouvoir, qui diminue le pouvoir des populations, dans un cycle infernal qui ne semble pas pouvoir prendre fin. Il est pourtant possible d'espérer rompre avec ce qui nous accable, en prenant conscience des mécanismes qui rendent possibles... notre accablement.


surveillance
Dans le contexte des attentats revendiqués par Daesh, le gouvernement français procède à une série de réformes visant à accroître considérablement les pouvoirs de la police et de l'administration au détriment de la Justice. Étant entendu que ces réformes sont sans lien avec la prévention de ce type d'attentat qui nécessite d'abord des mesures politiques, la France se dirige vers un régime d'arbitraire.

À une large majorité et quasiment sans débat, l'Assemblée nationale vient d'adopter le 9 mars 2016, le nouveau projet de loi de réforme pénale « renforçant la lutte contre le terrorisme et le crime organisé » [1]. Ce texte doit encore passer au Sénat et, étant en procédure accélérée, il ne doit faire l'objet que d'une seule lecture par chambre.

Le projet fait entrer dans le droit commun, des dispositions considérées comme relevant d'un droit d'exception. Ainsi, dans le texte transmis pour avis au Conseil d'État, le gouvernement confirme sa volonté de « renforcer de façon pérenne les outils et moyens mis à disposition des autorités administratives et judiciaires, en dehors du cadre juridique temporaire, mis en œuvre dans le cadre de l'état d'urgence » [2].

Health

Un attentat-suicide, revendiqué par les talibans, fait plus de 70 morts au Pakistan

L'explosion d'une bombe dans un parc de Lahore, une ville de l'est du Pakistan, a fait 70 morts et 340 blessés, dimanche, a annoncé un représentant des autorités.Plusieurs blessés se trouvent dans un état critique, a révélé Salman Rafiq, un conseiller médical du ministre en chef de la province de Punjab. Une faction dissidente des talibans, le Jamaat-ul-Ahrar, a revendiqué la responsabilité de l'attentat. Un porte-parole a indiqué à l'Associated Press qu'un kamikaze avait, de façon délibérée, pris comme cible la communauté chrétienne. Il a affirmé que d'autres attentats étaient prévus.

pakistan
© GoogleLa plupart des morts et des blessés sont des femmes et des enfants.
La déflagration s'est produite près de la zone de jeux destinée aux enfants dans le parc Gulshan-e-Iqbal, a expliqué le chef de la police locale, Haider Ashraf. Ce dernier a ajouté qu'un attentat-suicide à la bombe semblait être à l'origine de l'incident, mais a indiqué que l'enquête était toujours en cours. Le parc était rempli de chrétiens venus y célébrer Pâques et plusieurs familles étaient en train de quitter les lieux lorsque l'explosion est survenue, a-t-il déclaré.

Pistol

France : la patrie des droits de... se faire taper dessus


Commentaire : Le système étant ce qu'il est, on peut dire que chacun est sa juste place : les politiciens sans scrupules aux tendances psychopathiques avec, à leurs bottes et dans la logique parfaite du système, des représentants des forces de l'ordre souffrant des mêmes travers, avec, sous leurs bottes cette fois-ci, la tête du citoyen qui vient manifester parce qu'il en a encore (presque) le droit.
"Si vous désirez une image de l'avenir, imaginez une botte, piétinant un visage humain... Éternellement ..." . Orwell, 1984.

manifestant
© Guillaume Bonnet AFP
Il parait que la France est la patrie des droits de l'homme. Avec l'état d'urgence en voie de constitutionnalisation, elle est surtout devenue la patrie du non droit et des bavures policières. Aujourd'hui, plus qu'hier, les violences policières sont de plus en plus nombreuses et toujours aussi peu sanctionnées, preuve s'il en fallait qu'elles sont bien le fruit d'un système et non le fait de quelques fonctionnaires ultra violents.

Il est 06.30 ce matin du 24 mars lorsque des élèves du lycée Bergson à Paris placent des poubelles devant leur établissement afin de protester contre la nouvelle loi travail que veut leur imposer le gouvernement. Vers 09.30, des policiers en civil arrivent, puis d'autres, casqués, armés de boucliers et de gazeuses. Des jeunes jettent de la farine et des œufs dans leur direction, la riposte est immédiate et totalement disproportionnée : gaz lacrymogène, interpellations et violences. Un témoin raconte: " Les policiers ont chargé, ils ont commencé à distribuer des coups de matraque et des balayettes, puis ont tiré des gaz lacrymogènes. Nous sommes tous partis vers l'avenue Bolivar".

Un peu plus loin, un lycéen est violemment interpellé par des policiers: "Ils l'ont rattrapé, ils lui ont fait une balayette, il est tombé au sol et ils l'ont gazé, avant de lui mettre des coups de pied". Un autre lycéen de 15 ans, noir, est mis au sol par 3 policiers qui lui hurlent dessus: "lève-toi, lève-toi". Le jeune homme se relève. Il est tenu par les policiers et n'oppose aucune résistance. Le même policier qui lui ordonnait de se relever lui assène alors un très violent coup de poing en plein visage qui le renverse. Sa tête heurte lourdement le sol.

Ambulance

Privatisation des services publics : des interventions des pompiers vont devenir payantes dans le Calvados

pompiers
La décision a été prise lors du conseil d'administration du Service départemental d'incendie et de secours, lundi 21 mars 2016, à Caen. Certains crient " au scandale ".

241 € pour une personne qui appelle les pompiers et qui a juste besoin d'être relevée chez elle après une chute sans nécessiter un transport à l'hôpital, même tarif pour une personne en état d'ébriété, 463 € en cas d'alerte incendie chez un particulier ou dans une entreprise alors qu'aucun feu ne s'est déclaré...

Services payants

Il faudra bientôt payer pour faire appel à certains services des sapeurs-pompiers dans le département du Calvados. Ces mesures ont été votées le lundi 21 mars lors du dernier conseil d'administration du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis), à Caen.

Crusader

Société en délire : traitée de « désinformatrice », Caroline Fourest attaque Panamza


Commentaire : Histoire de se faire sa propre opinion, on s'en référera au Larousse qui nous dit, à la définition du mot désinformer : "Utiliser les médias pour faire passer un message susceptible de tromper ou d'influencer l'opinion publique."

Pour l'affaire en elle-même :
j'ai rappelé mon « offre de vérité » qui fut effectuée à travers mon exposition -dans mon article d'Oumma- de l'altération des propos tenus par Raphaël Berland. Selon ce dernier -qui m'a remis une lettre certifiée et versée dans le dossier, sa déclaration fut d'ailleurs non seulement altérée mais tronquée. L'homme, par ailleurs co-fondateur du Cercle des volontaires, a indiqué avoir dit, après la phrase « Ce qui est intéressant avec le Mossad, c'est qu'il y a des agents qui se sont fait pincer », les mots suivants : « Par le FBI, le jour du 11 septembre ».

Son témoignage originel a donc été totalement déformé par le sous-titrage supervisé par Fourest selon laquelle il aurait déclaré : « Ce qui est intéressant avec le Mossad, c'est qu'il y a des agents qui se sont fait passer... ».
Bientôt tous en taule pour oser suggérer que les médias traditionnels ne sont pas impartiaux ?


fourrest
© AFPSource: AFP
Le fondateur du site Panamza est attaqué par Caroline Fourest pour « diffamation publique ». La journaliste demande 15 000 euros pour « préjudice morale » à Hicham Hamza, qui l'avait traitée de « désinformatrice » dans l'un de ses articles.

Le début du procès avait lieu ce mardi 22 mars. Le responsable de Panamza explique sur sa page Facebook s'être « présenté à la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris » pour « répondre de l'accusation de "diffamation publique" envers Caroline Fourest ». Le blogueur explique que, dans un article de 2013, il « révélai[t] son altération d'un témoignage relatif à l'arrestation - par la police américaine - d'agents du Mossad, le 11 septembre 2001. »

Caroline Fourest ne se serait pas déplacée à l'audience. Par le biais de son avocat, elle réclame 15 000 euros de dédommagement en raison du « préjudice moral » qu'elle dit avoir subi. Le verdict sera rendu avant l'été.

Le fondateur de Panamza explique se trouver dans plusieurs affaires judiciaires : contre l'émission Envoyé Spécial sur France 2, contre Caroline Fourest, et «dans l'attente de la décision du Parquet de Paris (sous tutelle du ministère de la Justice) qui [l]'a fait mettre en garde à vue» pour avoir diffusé une photo choc de l'intérieur du Bataclan après les attentats. Il a même recours à un appel aux dons sur son site pour couvrir ses frais de procédure.

Red Flag

Sahara occidental : l'Union africaine met en garde le Maroc

La présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a averti que la nouvelle attitude du Maroc relative aux mesures prises vis-à-vis de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (Minurso) constituait « un précédent très dangereux qui remet en question le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU dans le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde ».


Commentaire : Au-delà de cette situation dramatique et du conflit au Sahara occidental qui traîne depuis 40 ans, une des raisons qui a permis au gouvernement marocain d'abuser, de torturer et de tuer des Saharaouis est justement l'absence totale d'implication de la part de l'ONU. Un organisme qui ne fait pas grand-chose pour aider à résoudre quoi que ce soit sur cette planète, et qui semble être parfois complice de certaines exactions commises. Dans le cas du Sahara Occidental, 40 ans se sont écoulés sans que l'ONU ne se manifeste.


onu sahara
© GoogleEncore 40 ans pour que le conflit tourne à une solution ?
La mission permanente du Maroc à l'ONU a remis jeudi au secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, et à l'UA une liste de 84 membres internationaux des effectifs civils de la Minurso qui doivent quitter le Maroc sous trois jours. « Mme Dlamini-Zuma a appris avec stupéfaction la décision de Rabat de réduire le personnel de la Minurso, y compris les éléments de l'UA », a indiqué l'organisation panafricaine dans un communiqué rendu public samedi, mettant en garde contre un tel acte.

Commentaire:






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Meilleur du Web: Terrorisme : l'émotion, jusqu'à l'écœurement, pour ne pas parler du fond


Commentaire : Le tout premier signe de respect envers les victimes innocentes d'un attentat, n'est-il pas, pour un gouvernement, de reconnaitre sa propre responsabilité dans le déroulement d'une tragédie qui ne doit jamais rien au hasard ? Admettre la vérité, avouer à sa propre population qu'il y a un prix à payer lorsque l'on passe des décennies à fomenter, aux quatre coins de la planète, toutes sortes de divisions, de fausses révolutions et de troubles sociaux ?

Ce n'est jamais le cas bien sûr : un système au fonctionnement pathologique peut-il changer sa propre nature ?. Cela semble impossible. Pour sa propre survie, le système convient alors de manipuler l'opinion publique, de court-circuiter son bon sens et ses capacités de réflexion au moyen, entre autres moyens, d'une tyrannie de l'émotion biaisant l'interprétation qu'elle se fait de la réalité.

Ainsi, la prose politicienne emprunte-t-elle toujours les mêmes figures de style lorsqu'elle s'exprime à propos d'un attentat. Le discours est convenu, entendu cent fois ; le ton employé, solennel, paternaliste, rassurant ou véhément, mais dénué de toute sincérité ; les visages adoptent les expressions de circonstances, faussement contrits, faussement compréhensifs, faussement déterminés, c'est selon. Les déclarations fusent, les nouvelles résolutions aussi ; sans surprise, nous savons qui dira quoi : ici un Valls qui remet la perpétuité réelle au cœur du débat ; là un Hollande qui doit : « ... veiller plus que jamais à notre unité au plan européen, au plan mondial, et au plan national. Aujourd'hui c'est avec la Belgique, hier c'était avec la France » ; plus loin un Barack Obama, qui appelle le monde à « s'unir » face aux terroristes, et qui promet que les États-Unis feraient « tout leur possible pour soutenir nos amis et alliés ». Les médias, en parallèle, pour parfaire le processus, infantilisent et débilitent les populations. Si nous ne savons que dire à nos enfants, certains sauront le faire pour nous. Si nous ignorons ce que signifie nos peurs, les « spécialistes » sauront nous les expliquer. Si nous nous posons trop de question sur le sens à donner à ce chaos généralisé, qu'à cela ne tienne, de sens il n'y a dorénavant pas.

Plus ou moins canalisée de la sorte, l'opinion publique reste dans des ornières contrôlables, comme nous le dit Paolo Cioni dans son livre Neuro-esclaves :
« Le propagandiste ne doit pas se limiter à modifier les croyances et les valeurs des personnes, il doit les inciter à participer irrationnellement à une action dont elles ne connaissaient ni le contrôle, ni les véritables objectifs, dans une atmosphère non pas de réalité mais d'adhésion à un mythe, une adhésion non pensante ou en tout cas non pensante de manière autonome. Dans la société moderne, celui qui agit n'est pas celui qui pense. »

cle tete
Les attentats terroristes choquent. Attristent. Effrayent. Surtout quand ils sont nationaux, ou dans un pays voisin. Chacun se sent touché, parce qu'il aurait pu être une victime. Chacun s'identifie. Nettement moins quand ce sont des gens de pays plus éloignés, de culture différente. La Côte d'Ivoire, récemment, en est une parfaite illustration. Au fond, les médias ne font plus qu'une chose : raconter l'émotion : la douleur, la souffrance, la peur à nos portes. Pour éviter de parler du fond. Des raisons qui poussent des terroristes à tuer, et de ceux qui les commanditent. Mais surtout, de la responsabilité politique des gouvernements des pays touchés par le terrorisme.

« Ils attaquent le cosmopolitisme, notre liberté d'expression »

C'est ce genre de phrases qui parsèment la presse écrite, télévisuelle ou radio. Proférées par des analystes ou des politiques qui n'ont qu'une seule vocation : éviter de parler du fond. Comme si le terrorisme djihadiste n'était qu'une volonté de fous de dieu de s'en prendre à un modèle de société qu'ils détesteraient.

Jusqu'à une époque pas si éloignée, quand des terroristes revendiquaient des attentats, leurs revendications étaient « discutées « dans les pays industrialisés. Parfois, négociées. De l'extrême gauche à l'extrême droite, de Khadafi à l'IRA ou à l'ETA, le terrorisme était condamné — et c'est bien la moindre des choses — mais pour autant n'était pas relégué à une simple action violente sans aucun fond. Politique.

Le terrorisme est politique. Toujours. L'État islamique, ce Califat désormais organisé et territorialisé s'est créé par réaction et volonté politique. Que le religieux y soit brandi est parfaitement logique, puisqu'il est une composante politique très importante de la région : le proche et moyen-orient. Politique et religieux y sont parfaitement imbriqués. Les gouvernements américains, français, et de manière générale, ceux de l'Union européenne sont partie prenante de la situation au Proche-Orient, en bons alliés des États-Unis d'Amérique. Particulièrement depuis 2003 avec l'invasion de l'Irak. Il y a donc une responsabilité américano-européenne dans le chaos qui secoue cette région — et au delà — une responsabilité stratégique de déstabilisation totale de la région par des actes de guerre parfaitement illégaux et monstrueux.