Enfant de la SociétéS


Hearts

Les Mosos : un exemple de société matriarcale

Image
Aux confins du sud-ouest de la Chine, non loin de la frontière Tibétaine, réside un peuple qui intrigue le reste du monde pour ses coutumes, mais surtout pour sa vision de l'amour et de la relation intime. Les Mosos sont le dernier peuple matriarcal et ont gagné le titre de communauté-modèle à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ONU.

Les femmes, au centre de la communauté

Les Mosos vivent autour du lac Lugu, sur les rives des régions du Yunnan et Sichuan. Ce lac serait né des larmes de la déesse Gemu, que tous vénèrent. Depuis plus de 800 ans, les Mosos ont les mêmes traditions régissant leur quotidien. Tous les enfants vivent auprès de leur mère. Ils ne quittent jamais la maison familiale, qui se transmet de génération en génération aux filles. Ce sont les femmes qui sont au centre de la vie des Mosos et gèrent le patrimoine de la famille, ce sont elles qui héritent du nom et des biens.

Gear

Le « changement cérébral » induit par l'usage des outils informatiques

Image
© KeystoneSi les enfants ont gagné des aptitudes en termes de vitesse et d’automatisme, c’est parfois au détriment du raisonnement et de la maîtrise de soi
De plus en plus de personnes sont rivées à l'écran de leur smartphone ou occupées à photographier tout ce qu'elles croisent... Face à cet usage déferlant de nouveaux outils technologiques, de nombreux chercheurs s'attachent déjà à étudier les modifications éventuellement cérébrales et cognitives susceptibles d'émerger, spécialement chez les plus jeunes. Mieux, ils nous alertent sur ces phénomènes.

C'est le cas notamment, en France, du Pr Olivier Houdé, directeur du laboratoire de psychologie du développement et de l'éducation de l'enfant du CNRS - La Sorbonne, et auteur du livre « Apprendre à résister » (éd. Le Pommier).

S'intéressant à la génération qui a grandi avec les jeux vidéo et les téléphones portables, il affirme que, si ces enfants ont gagné des aptitudes cérébrales en termes de vitesse et d'automatismes, c'est au détriment parfois du raisonnement et de la maîtrise de soi.

Eye 1

Big Brother : Allez à une manifestation sportive et vous serez fiché

Image
© Inconnu
La Ligue des droits de l'Homme a saisi le Conseil d'Etat d'un recours au fond et afin de suspendre dès à présent l'arrêté du 15 avril 2015 portant autorisation d'un traitement automatisé de données à caractère personnel, dénommé « fichier Stade », publié le 23 avril 2015 au Journal officiel.

Ce fichier autorise le fichage de tous ceux et celles, et des personnes en relations directes avec elles, que les forces de l'ordre auront qualifié de « supporters », et, cela, à Paris et dans les départements limitrophes.

Il autorise le recueil d'informations de tous ordres, y compris quant à l'apparence physique mais aussi sur les réseaux sociaux et les blogs concernant ces personnes. Autant dire que quiconque (au-dessus de 13 ans...) se rendant au stade, sa famille, la voiture qui le transporte, etc., tombe sous le coup de ce fichage et devient, aux yeux du ministère de l'Intérieur, un suspect potentiel.

Gear

11 Septembre, peurs, dissonance cognitive : le syndrome de la maltraitance (partie 13a)

Image
© Inconnu
Bruce Levine : le syndrome de la maltraitance (ou de l'agression)

Une dynamique qui peut aider à expliquer la réaction « nous ne pouvons rien faire à ce sujet » face aux éléments qui réfutent la version officielle du 9/11 est le « syndrome de la maltraitance », tel que le décrit le psychologue clinique Bruce E. Levine. Pour maintenir le contrôle, les conjoints violents, les patrons et les gouvernements imposent le mensonge, la violence physique et psychologique, et l'injustice au visage de leurs victimes. Lorsque les victimes continuent d'avoir peur de sortir de ces relations ou échouent à se battre, elles s'affaiblissent, elles se sentent humiliées par leur passivité, elles se sentent détruites, et elles ressentent de la honte. [1]

Notre vraie nature n'abrite pas de sentiments de honte. Issue d'un traumatisme, la honte est caractérisée par la haine de soi et le sentiment premier que nous sommes indignes et détestables. Finalement, les victimes d'une relation marquée par un traumatisme peuvent développer une peur profonde de ne pas pouvoir survivre sans l'agresseur dans leur vie. Cette croyance accroit leur sentiment d'impuissance.

Une forme encore plus extrême de cette dynamique implique les victimes de captivité, qui peuvent s'attacher à leurs ravisseurs, et peuvent même les défendre. Connue sous la terminologie de « syndrome de Stockholm », cette relation peut également concerner les enfants qui sont, psychologiquement et physiquement, de facto captifs de leurs parents maltraitants. [2]

Bad Guys

La guerre du Vietnam s'achevait il y a 40 ans : bilan

Image
© Pham Khac / AFPLes hommes des Forces nationales de libération pénètrent en vainqueurs dans Saigon le 30 avril 1975.
Quarante ans après la chute de Saïgon, la guerre du Vietnam laisse le souvenir d'un conflit dévastateur pour les deux camps. Humiliés, les États-Unis ont perdu à la fois militairement et moralement. Quant au Vietnam, l'arrêt des combats n'a pas débouché sur la réconciliation escomptée. Bilan d'une « sale guerre ».

Quarante ans après, le sujet demeure brûlant. La meilleure preuve ? Selon que vous vous situiez dans un camp, dans l'autre, ou dans aucun des deux, ce 30 avril 1975 dont on célèbre aujourd'hui le 40e anniversaire, ne porte pas le même qualificatif. Pour les gens neutres, ce 30 avril représente tout simplement la date anniversaire de « la fin de la guerre du Vietnam ».

Pour ceux du Nord en revanche, le camp des vainqueurs, le 30 avril célèbre en réalité « la libération et la réunification du pays » alors que pour ceux du Sud, le camp des vaincus, cette date marque plutôt « la perte de la patrie ». « On sait tout de suite de quel côté vous êtes, suivant la manière dont vous qualifiez cet événement », précisent des Vietnamiens de France à qui l'on pose la question.

Commentaire: Et l'on comprend mieux la déclaration jeudi dernier du premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung lors des célébrations du 40e anniversaire de la réunification du pays.

"Néanmoins, les impérialistes américains et leurs acolytes se sont mis à promouvoir un régime néocolonial afin de faire du Sud-Vietnam une base militaire des Etats-Unis. Ils ont écrasé la révolution dans le Sud et déclenché une guerre ruineuse dans le Nord (...). Ils ont commis d'innombrables crimes, infligé un dommage énorme et une grande douleur à nos gens et à notre pays. Mais le peuple du Vietnam n'a pas eu peur, car il n'y a rien de plus précieux que l'indépendance et la liberté"


Eye 1

Meilleur du Web: Loi sur le renseignement : Moi non plus, je n'ai rien à cacher !

Image
© Inconnu
Comme beaucoup d'entre vous, je n'ai rien à cacher. Enfin ... si, mais rien qui ne menace la vie de mon voisin. Ainsi, lorsqu'on nous promet un peu moins de liberté pour un peu plus de sécurité, la conclusion semble logique car, finalement, qui ira faire grand cas de mes messages si banals ou de mes photos de vacances. Pourtant, cette question mérite que nous nous y attardions plus longuement.

Si vous n'étiez pas au courant, nos députés devront se prononcer le 5 mai prochain sur un projet de loi concernant le renseignement. Les idées que je souhaite développer ici viendront sûrement s'ajouter au brouhaha de ces derniers jours, mais je reste persuadé que cela est nécessaire et je m'en expliquerai. Pour ma part, je ne suis pas juriste et je m'en tiendrai uniquement à ce qui se trouve dans le texte et vous devriez faire de même sans écouter les interprétations et les grandes promesses, surtout lorsqu'on vous dira que des amendements changent ces dispositions. Ils apportent éventuellement des nuances sur la forme mais ne changent rien sur le fond. En revanche, étant très impliqué dans le numérique, et notamment dans les systèmes en réseaux, je suis en mesure de saisir toute la portée de ce texte dans ce qu'il permettra de faire aujourd'hui mais aussi demain.

Che Guevara

L'Autriche, bientôt sortie de l'Union Européenne ?

Image
© Inconnu
L'Autriche espère surtout que le fait de quitter l'Union européenne lui permettra d'échapper aux sinistres accords transatlantiques de libre-échange avec les États-Unis (TTIP) er le Canada (CETA).

Les Autrichiens estiment, preuves à l'appui, que leur appartenance à l'Union européenne depuis vingt années ne leur a rien apporté de positif, bien au contraire. A contrario de la Grèce, ils espèrent en sortir volontairement et non par obligation. Tout comme Marino Rajoy vient de le préciser pour l'Espagne : le soutien financier de la Grèce n'est plus supportable. Les Autrichiens économiseront ainsi leurs paiements annuels aux divers fonds de sauvetage pour l'euro. Ils supprimeront les obligations de dépôts de quelques milliards pour le MES (Mécanisme européen de stabilité) et les énormes garanties pour le FESF (Fonds européen de stabilité financière).

Leur adhésion à l'Union européenne leur a fait perdre dans tous les domaines : chômage, surendettement, pouvoir d'achat, criminalité en augmentation, petites exploitations agricoles qui disparaissent et politique de paix mise en danger par les décisions prises par l'Union européenne. Notamment la participation forcée aux sanctions économiques contre la Russie, incompatible avec la neutralité ancrée dans leur législation.

Eye 1

Société en délire : ADN et portraits-robots des pollueurs affichés

Image
© Inconnu
À Hong Kong, 16 000 tonnes de détritus sont jetées chaque jour dans les rues par des passants qui pensent naïvement qu'ils resteront anonymes. Pour la Journée de la Terre, des organisations ont récupéré l'ADN des pollueurs pour afficher leurs portraits-robots dans les rues. Pourquoi ? Culpabiliser les pollueurs.

Les organisations Hong-Kong Clean Up, Ecozine, The Nature Conservancy et l'agence de communication Ogilvy & Mather ont lancé une campagne, The Face of Litter, pour sensibiliser les passants à la pollution. Dans les zones les plus polluées de la ville, les déchets, comme des mégots, des chewing-gums ou des papiers, sont récupérés par des équipes envoyées sur place.

Ces déchets sont envoyés à des centres d'analyses. Les traces d'ADN laissées sur le détritus par le pollueur sont ensuite analysées. La mémoire génétique, le type de déchet et les données géographiques et sociologiques du lieu où il gisait sont pris en compte pour établir un profil. Les portraits-robots réalisés à partir de ces données sont ensuite affichés par les organisations sur des panneaux publicitaires, sur les réseaux sociaux ou dans les journaux locaux. Cette initiative permettrait dans l'idéal de « faire peur » aux pollueurs, en les humiliant publiquement, afin qu'ils soient plus éco-responsables.

Lisa Christensen, fondatrice de Hong Kong Cleanup, déclare : « Nous souffrons d'une mentalité « ramasse à ma place », et nous devons en changer » .

Commentaire: Alors oui, on pourrait se dire alors qu'il s'agit, à première vue, d'une bonne chose : qui pourrait souhaiter vivre dans environnement pollué ?

Pourtant, les moyens employés sont tout bonnement détestables et la logique du propos bien hypocrite. Pourquoi se servir d'un tel levier psychologique,celui de la culpabilité, qui ne génère que mal-être et ressentiment ? Comment croire que celui qui ne jette pas « correctement » modifiera son comportement, non pour avoir pris conscience de son geste, mais bien plutôt pour éviter l'humiliation publique ? Pourquoi ne pas remonter la chaine des responsabilités ?

Pour tous ces industriels pollueurs tout aussi coupables de générer quantité de désirs artificiels et inutiles, et ces politiciens malades, qui ne se soucient pas des besoins réels des populations qui composent leur société. Surveillance et répression, que l'on tenterait en plus de nous faire accepter comme étant les conséquences normales et naturelles de la vie en communauté ? Le centre de rééducation sera t-il bientôt au bout du chemin pour celui qui jette ce qu'il ne faut pas dans la mauvaise poubelle, qui fume dans la rue ou qui n'arrive pas à perdre de poids pour cause de malbouffe ? Cela semble en prendre le chemin.


Bomb

Baltimore, ou quand le chaos peut s'installer n'importe où aux États-Unis

Image
© The Baltimore Sun
Le silence de nos médias sur ce qui se passe aux USA s'est prolongé pendant plusieurs jours, eux qui sont pourtant si enclins à relayer la moindre actualité du barycentre occidental que constituent les Etats-Unis. Les médias ont en effet ignoré une information de taille : une grande ville américaine, Baltimore, vit actuellement des heures de tension extrême après le énième épisode de violence policière, à savoir l'assassinat de Freddy Gray, un jeune homme de 25 ans pas assez blanc pour les standards de la police d'outre-Atlantique. Nos journaux, qui ne pistent les violences policières qu'à l'Est, font mine de ne pas s'apercevoir de ce qui se passe à l'Ouest, et ne mettent pas en avant les véritables explosions de rage qu'une foule en colère a adressées aux autorités à tous les niveaux, en réponse à cette nouvelle goutte de sang qui a fait déborder le vase américain.

Le journal La Repubblica a, par exemple, atténué considérablement la nouvelle en pointant sur une vidéo plutôt comique montrant une « big Mama » énergique gifler son adolescent de fils qui participait aux manifestations. Résultat : le lecteur n'en sait pas plus sur le soulèvement et se noie dans la mélasse de la « nouvelle icône sociale de la révolte », sans même se rendre sur le véritable hashtag authentiquement social du moment, #BaltimoreRiots.

Play

Laurent Louis donne sa version des faits sur Dieudonné et l'ananassurance


Laurent Louis donne sa version des faits concernant son conflit qui l'oppose à Dieudonné concernant l'ananassurance.

L'ex-député belge qui était en charge du projet explique l'état de ses relations avec l'humoriste.

Le projet ananassurance est passé au crible dans cette entrevue.

Un reportage de la rédaction Meta TV

Meta Contrib : Flo / Mika / Al / Tepa