Enfant de la SociétéS


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Ukraine : la tête d'un journaliste de Russia Today mise à prix

Les leaders d'un groupe pro-Ukraine ont mis à prix la tête de Graham William Phillips, un journaliste de Russia Today présent en Ukraine pour couvrir les événements.

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Celui qui pourra capturer l’espion russe @GrahamWP_UK recevra 10 000 $ de la part de Dnipro. Alors, au travail ! @EuroMaidaPR @euromaidan

Megaphone

Le système médiatique denoncé par une journaliste RTL

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© Inconnu
MICHEL COLLON : J'ai eu la chance de participer la semaine dernière à un débat assez extraordinaire. Avec un vieil ami Bernard Hennebert, dont j'apprécie depuis longtemps le travail pour la démocratisation et l'accès de tous à la culture. Mais aussi, et c'était nouveau, et même exceptionnel, avec une journaliste qui a travaillé 19 ans à RTL-TVI (équivalent belge de TF1).

Avec un courage et une franchise remarquables, Nadia Bouria a témoigné sur base de son vécu (à partir de 29') : comment fonctionne la désinformation, quelles sont les cibles, journalistes sans formation, infos non vérifiées, bâclage des sources, info-marchandise : « Le but n'est pas de vous informer, mais de faire de l'argent ». Elle a aussi parlé des « relations quasi-incestueuses » entre le monde politique et les médias dans les reportages de guerre.


J'ai été particulièrement ému d'entendre ce témoignage courageux. Nous nous rejoignons très fort, il me semble, Nadia qui a travaillé dans le système, et moi qui travaille hors de ce système pour développer une info indépendante. Même diagnostic en général : c'est un système dont la plupart des journalistes ne sont même pas conscients. Mais un système qui fait grand tort aux citoyens.

Mon exposé (à partir de 47'15") rebondit sur cette analyse exceptionnelle de Nadia Bouria, en recherchant les causes des média-mensonges sur les guerres et du refus de tout débat et autocritique (exemples récents : Ukraine, Syrie dans la presse occidentale), et fait appel à... Albert Einstein pour expliquer le système médiatique et politique.

Dans le dialogue qui a suivi, nous avons répondu à une jeune étudiante (le débat était organisé par une école de communication bruxelloise) demandant s'il était encore possible d'être journaliste, nous avons tous deux répondu que c'était un métier magnifique, mais à condition de pouvoir l'exercer de façon vraiment indépendante, et que là était le problème...

L'ensemble de la vidéo n'est pas bref, c'est un fait, mais les questions du public s'avèrent fort intéressantes. Les réponses aussi, je crois, enfin à vous de voir...

Cow

5 % des agriculteurs bio jettent l'éponge chaque année

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© Commission européenneLe logo Agriculture biologique de l'Union européenne. L'agriculture biologique est devenue une filière européenne ouverte à la concurrence mondiale.
Les 23.000 producteurs convertis à l'agriculture biologique sont trop peu nombreux pour faire face à la demande croissante des consommateurs. Leurs produits peu compétitifs sont concurrencés par des importations massives bon marché.

Le succès des produits issus de l'agriculture biologique ne se dément pas en Allemagne mais il ne profite plus à ses agriculteurs convertis. Le marché a réussi à imposer ses règles dans un secteur où ils pensaient en être affranchis. Leurs productions sont exposées à la mondialisation des échanges commerciaux et à la concurrence comme n'importe quel autre secteur agricole. C'est ce que révèle le quotidien Le Monde dans un article paru le 23 avril 2014 en s'appuyant sur le témoignage de Hans Hinrich Hatje, agriculteur bio dans le Schleswig-Holstein pendant plus de 20 ans.

« L'agriculture biologique s'est éloignée des valeurs pour lesquelles j'avais abandonné le conventionnel », explique-t-il au journaliste qui l'interroge. « La production locale, respectueuse de l'environnement est devenue une production mondialisée, sur de grosses exploitations, qui seules peuvent résister à la concurrence ». La production de biogaz serait même devenue plus rentable !

Bad Guys

Totalitarisme en Belgique : CRS et canons à eau au congrès de la dissidence à Bruxelles


Il était normal qu'avec une journée aussi ensoleillée, la police belge se charge de nous apporter un rafraichissement salutaire. Ce fût chose faite vers 15h 30 avec la mise en marche des moto-pompes.

La foule a d'abord cru à un retrait de la police mais en réalité, les uns se sont retirés pour permettre aux autre de tirer ...au canon à eau. Ceci en parfaite illégalité car aucune décision n'a été prise par le conseil d'état.

Bien que la trempe fut sévère, les personnalités présentes et leur public on fait front ensemble dans la solidarité et la détermination. Aucun blessé n'est à déplorer mais les costume de Laurent Louis et de Abdessalam Laghmich risquent de rétrécir !

A cette heure le public s'est dispersé et il est fort probable que les intervenants se donnent rendez vous en juin prochain au bal des quenelles de Dieudonné. Trés prochainement, nous publierons les réactions et commentaires des principaux invités .


Bomb

Guerre civile à Odessa

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Le sang a coulé et, comme d'habitude, nos médias font preuve d'un parti pris incroyable.
Je connais bien Odessa, ville lumineuse mise en scène par Sergueï Eisenstein avec son marché du 7e kilomètre, son grand escalier descendant vers la mer et sa statue de Richelieu, nom d'un Français ayant émigré à la Révolution et qui sera le véritable bâtisseur et le gouverneur de ce superbe port de la mer Noire.

Aujourd'hui, hélas, la ville est dans un chaos inimaginable, le sang a coulé et, comme d'habitude, nos médias font preuve d'un parti pris incroyable. Reprenant des nouvelles américaines ou venant des autorités actuelles de Kiev, ils ont tout simplement ignoré l'un des points de vue.

On dénombre 31 morts dans l'incendie de l'immeuble des syndicats. Cela n'a pas fait les gros titres, bien évidemment, car les victimes sont pro-russes. On insiste sur les quatre personnes tuées dans une manifestation pro-Kiev, dont les détails ne sont d'ailleurs pas très clairs, mais on n'expose pas les circonstances de la trentaine de morts réfugiés dans l'immeuble. Pourtant, on sait que l'incendie est criminel et que ceux qui ont trouvé abri dans ces locaux étaient des tenants du fédéralisme.

X

Le Pink Floyd aux Rolling Stones : « Ne jouez pas pour l'Apartheid ! »

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Roger Waters interprétant The Wall lors d’un concert à Barcelone en 2011
Hier, Roger Waters et Nick Mason du groupe Pink Floyd, ont exhorté les Rolling Stones à abandonner leur projet de concert à Tel-Aviv début juin.

« Alors que les Rolling Stones joueront leur première concert en Israël, et ce à un moment crucial dans la lutte mondiale pour la liberté des Palestiniens et l'égalité des droits, nous, les deux fondateurs encore vivants de Pink Floyd, avons rejoint l'appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS), un mouvement mondial non-violent lancé en 2005 et en plein renforcement, à l'initiative de la société civile palestinienne pour mettre fin à l'occupation israélienne, à la discrimination raciale et au déni des droits fondamentaux des Palestiniens, » ont écrit les deux musiciens dans leur message, publié sur le site Salon.

« Jouer maintenant en Israël est l'équivalent moral de jouer à Sun City au pire de l'apartheid sud-africain. Indépendamment de vos intentions, franchir cette ligne rouge aide la propagande du gouvernement israélien dans ses tentatives de blanchir les politiques de son régime, injuste et raciste ».

« Si vous n'avez pas joué à Sun City, dans le passé, comme vous les Rolling Stones avez refusé de le faire, alors vous ne devez pas jouer à Tel-Aviv tant que la liberté et l'égalité des droits pour tous ne règneront », concluent les deux musiciens.

Health

Odessa : une survivante de l'incendie témoigne

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42 personnes au moins ont péri, hier 2 mai, dans un incendie à la Maison des syndicats d'Odessa. Les victimes sont des activistes prorusses, réfugiés dans le bâtiment de la Maison pour tenter de se protéger de militants de l'Euromaïdan qui les poursuivaient. Pour les atteindre, les activistes de l'Euromaïdan ont jeté des cocktails Molotov dans la Maison des syndicats, provoquant un incendie.

La plupart des victimes ont été brûlées vives à l'intérieur, et au moins huit personnes sont mortes en tentant de sauter par les fenêtres. La radio moscovite Echo de Moscou a publié sur son site un témoignage d'une survivante de l'incendie.

J'étais sur place moi-même, dans la Maison des syndicats en feu. J'ai failli étouffer. Les pompiers ont mis un temps impardonnablement long à venir, 20 minutes, et je présume que ce n'est absolument pas par hasard. Pas plus que l'absence totale de la police. Quand j'ai réussi à me sauver, les pompiers n'étaient pas encore là, des gens en civil m'ont aidée à descendre - visiblement, des citoyens ordinaires.

Attention

Désertion de la vie dans les océans

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Les océans constituent le berceau de la vie sur Terre. Ils recouvrent pas moins de 70 % de notre planète bleue. Mais ces milieux de vie irremplaçables subissent les assauts de plus en plus destructeurs de l'humanité, qui pollue et pille ces vastes étendues d'eau jusque dans les plus grandes profondeurs. Sommes-nous en train de transformer les océans en déserts ?

De tout temps, le poisson a fait partie de l'alimentation humaine. Et de tout temps, nous avons compté sur les océans pour fournir cette ressource réputée inépuisable. Mais la destruction des stocks des différentes espèces comestibles a été telle que les océans risquent d'être totalement vides d'ici à peine 30 ans. Et aucune mesure efficace n'existe à l'heure actuelle pour éviter le pire.

Bad Guys

Vérone : amende de 25 à 500 € pour qui donne à manger aux SDF

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© Inconnu
Vérone est une jolie ville italienne de 250 000 habitants. Belle destination touristique. Son centre-ville, comme tous les centres de grandes villes, connait une forte concentration de gens à la rue. Ils vivent de la charité publique : associations, particuliers. Ils picolent un peu trop. Ils donnent une « mauvaise image » de la ville. Les habitants du centre-ville, qui ne sont pas les plus pauvres de l'agglomération, se plaignent. On peut les comprendre. Il y a sans doute des mesures à mettre en œuvre pour rendre les choses plus vivables. Mais la misère, l'errance n'est en général pas un problème simple, et si son spectacle n'est pas très agréable, comme chacun le sait, son vécu ne doit pas être tout le temps joyeux non plus.

Le maire, Flavio Tosi, est de la Ligue du Nord. Il a imaginé une solution radicale : une amende de 25 à 500 € pour ceux qui donneraient à manger aux SDF. Il est demandé aux SDF de mettre le bordel chez les pauvres, pas dans les quartiers riches, place Dante ou place Viviani. En ligne de mire, il y a une association : Ronda della Carita. Son action : organiser des soupes populaires le soir. Le maire de Vérone feint de croire que les gens qui vivent dans la rue l'ont choisi. « Il y a une multitude de structures d'accueil à Vérone ». Est-ce si simple ? Tout le monde, à Vérone ou à Paris, n'a pas envie de rejoindre des dortoirs caritatifs. Etre pauvre n'est pas excessivement drôle, s'il faut en plus ne plus être libre ! Le maire de Vérone semble oublier que ne donne aux SDF que celui qui veut. A fortiori, donner à manger est, plus encore que donner de l'argent, venir en aide à une détresse.

On parle beaucoup des droits de l'homme à tout bout de champ. Pour le coup, s'il y a bien un droit de l'homme à respecter, c'est celui d'être généreux envers qui on le souhaite. Cela fait partie de la décence ordinaire, tout comme le devoir d'assistance envers une personne en danger. Il y a deux sociétés qui sont invivables : celles qui donnent plus de droits à celui qui vient d'arriver qu'aux concitoyens de longue date, et, à l'inverse, les sociétés qui ne laisseraient plus aucune place à un geste envers les autres, qu'ils soient SDF ou autres. Apparemment, la Ligue du Nord n'est pas encore à comprendre cela.

Pistol

Ukraine : 38 morts et plus de 200 blessés à Odessa

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Des affrontements ont eu lieu hier à Odessa (ville portuaire d'Ukraine, sur la mer Noire) entre citoyens russophones et partisans de Kiev.

Un groupe de supporters violents du club de football local, encadré par des miliciens du mouvement Pravy Sektor, a décidé de déloger les partisans du référendum pour l'auto-détermination qui campaient sur une place de la ville.

Les deux camps se sont attaqués à coups de pierres avant de faire usage d'armes à feu, faisant 3 morts et plus de de 200 blessés. La police est intervenue, 22 membres de ses effectifs ont également été blessés.

Par la suite, les pro-russes, réfugiés dans la maison des Syndicats, ont été attaqués par leurs adversaires : les membres de Pravy Sektor ont mis le feu au bâtiment et empêché les pompiers d'intervenir.

Bilan : 38 morts, brûlés et intoxiqués par la fumée. Selon la télévision locale, environ la moitié des morts sont des citoyens russes et transnistriens. La police a déclaré ne pas pouvoir identifier les corps.

Trois jours de deuil ont été décrétés dans la ville.